L'histoire et le politique, économie, ethnopsychiatrie, psychiatrie criminelle, philosophie.. (1).

L'histoire et le politique, économie, ethnopsychiatrie, psychiatrie criminelle, philosophie.. (2)

L'expansion du commerce est indiscutablement liée à l'autoritarisme, aux activités clandestines, à la corruption, au crime, à la justice partiale et aux procès truqués.



FRANCE

Comment devient-on un bourreau ? Les mécanismes de destruction de l'autre
"Contrairement aux idées reçues, le but réel de la torture mise en œuvre par le bourreau n'est assurément par de faire parler, contrairement à ce qu'il peut prétendre, lui aussi. En fait, la torture c'est pour faire taire. Elle fait taire bourreaux et victimes en un même silence..."
Les stratégies de déculturation dans les conflits contemporains
"L'objet culturel ainsi ciblé est la mémoire collective. Par un "reformatage" de la mémoire individuelle on agit sur la mémoire collective. Les techniques employées sont la mise en acte de la rupture de transmission : en effet, on obligeait les enfants soit à dénoncer, soit à tuer leurs propres parents..."
Les vétérans des guerres perdues -contraintes et métamorphoses
"La société civile croyait fortement à l'idée qu'après le dernier conflit mondial, après Auschwitz et Hiroshima, la guerre serait à jamais bannie. Il n'en fut rien. Les troubles psychopathologiques que présentent les anciens combattants m'ont contrainte, en tant que psychologue et psychothérapeute, à penser la guerre..."
Les enfants victimes de torture et leurs bourreaux
"De quelle manière l'histoire collective s'articule-t-elle avec l'histoire singulière des enfants et des adolescents? Par histoire collective j’entends les guerres, les persécutions politiques et économiques, les mouvements sociaux, les révolutions culturelles, les bouleversements technologiques, ceux de la science ou ceux des habitudes morales et culturelles..."
Maltraitance théorique et enjeux contemporains de la psychologie clinique
" Dans cet article, l'auteur introduit un nouveau concept, celui de maltraitance théorique. Il sert à caractériser d'une part l'inadéquation des théories avec lesquelles les problématiques cliniques contemporaines sont pensées, d'autre part l'inadéquation des pratiques avec lesquelles nous prétendons traiter les patients par la psychothérapie..."
Le diagnostic précoce de la schizophrénie
" La schizophrénie n'est pas une fiction ou une fabrication mais une réalité ayant des bases historiques...La schizophrénie est apparue comme une nouvelle catégorie de maladie mentale au 19ième siècle. L'installation des asiles, et en particulier la micro-organisation de ce nouveau type d'institution, ont créé les conditions pour la naissance de ce concept. Deux des thèmes centraux énoncés à partir de ces asiles, c'est-à-dire la dégénérescence et la dissociation de la personnalité, ont permis de lui donner forme..."

CHILI

Latin america : blockages to development, R.Rojas (1984)
"In this thesis I attempt to explain the state of social and economic backwardness (generally named as "underdevelopment") in Latin America by going beyond some of the major limitations which exist in the theories of underdevelopment, dependency, development, and world system. The economic overdetermination of these theories does not permit these to explain the class and production structures existing in the region, neither can it provide us with an explanation of the fact that the social and economic systems prevailing in Latin America reproduce non-capitalist relations at the social level while utilising capitalist relations at the level of production..."
Los crímenes de los generales chilenos

INDE

Hanging Afzal Would be a Stigma on Indian Democracy: Afzal in his own words
"Hanging Afzal Would be a Stigma on Indian Democracy: Afzal in his own words..."
UNMISTAKABLY SANGH:
THE NATIONAL HSC AND ITS HINDUTVA
AGENDA
The Religion of Force
"After Nandigram, the most important concern in political debate ought to be the issue of violence - legitimate, illegitimate, formal and informal. I doubt whether this debate will take place, because the ground shared by enemies is embarrassing for everyone and by mutual consent, remains unspeakable. .."


VENEZUELA

Eléments de réponse à l’analyse collective de la défaite au Referendum sur la Réforme constitutionnelle
Réponse décroissante aux assassinats des journalistes-médiateurs Le plan de la CIA démasqué "Opération Tenaille"
Référendum du Venezuela : la presse française au service de la CIA
Le plan de la CIA démasqué "Opération Tenaille"
La réforme constitutionnelle au Vénézuéla, article par article
"La Constitution actuelle de la République Bolivarienne du Venezuela est en vigueur depuis décembre 1999. Un Projet de Réforme Constitutionnelle a été présenté par le Président Hugo Chavez le 15 août 2007. Il vise à consolider et à amplifier le processus bolivarien dans ses versants politiques, sociaux, économiques et culturels. Pour ce faire, ledit projet propose la révision de 33 articles sur les 350 que compte la Constitution vénézuélienne..."
Discours de Hugo Chavez 61 ÈME ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU
""Représentants des gouvernements du monde, bonjour à tous. Tout d’abord, je voudrais très respectueusement inviter ceux qui n’ont pas lu ce livre à le lire.
Noam Chomsky, l’un des Américains et des intellectuels du monde les plus prestigieux, Noam Chomsky, et ceci est l’un de ces tout derniers ouvrages, Hegemony or Survival : The Imperialist Strategy of the United States. [L’hégémonie ou la survie : La stratégie impérialiste des Etats-Unis] [Chavez brandit le livre et l’agite en face de l’Assemblée Générale.] C’est un excellent livre qui nous aide à comprendre ce qui s’est passé dans le monde au cours du 20ème siècle, sur ce qui se passe aujourd’hui et sur la plus grande menace qui plane sur notre planète.
Les prétentions hégémoniques de l’Empire Américain mettent en danger la survie-même de l’espèce humaine..."







FRANCE
Ethnopsychiatrie progressiste et éléments de recherche Centre Georges Devereux

Comment devient-on un bourreau ? Les mécanismes de destruction de l'autre
by Françoise Sironi
"Contrairement aux idées reçues, le but réel de la torture mise en œuvre par le bourreau n'est assurément par de faire parler, contrairement à ce qu'il peut prétendre, lui aussi. En fait, la torture c'est pour faire taire. Elle fait taire bourreaux et victimes en un même silence. L'objectif majeur des systèmes tortionnaires et en son sein, la fonction du bourreau est de produire de la déculturation en désaffiliant la personne de ses groupes d'appartenance. Déculturation, car à travers une personne singulière que l'on torture, c'est en fait son groupe d'appartenance que l'on veut atteindre: appartenance professionnelle, religieuse, ethnique, politique, sexuelle, …On attaque la part collective de l'individu, celle qui le rattache à un groupe désigné comme cible par l'agresseur, en désintriquant l'articulation entre le singulier et le collectif. Quand le processus à atteint son objectif, l'individu que l'on a torturé devient toujours un sujet isolé un sujet qui se met à part au sein des groupes d'appartenance. A travers les techniques de déculturation employées sur quelques personnes, qui sont ensuite intentionnellement relâchées, on fabrique des peurs collectives ainsi que la terreur sur une population toute entière.
Les illustrations abondent, hélas ! Intimidations réitérées par attouchements sur jeunes filles Kurdes de Turquie lors de multiples convocations au commissariat, impact médusant du bagne de Tazmamart au Maroc,… Voilà comment on fabrique la terreur collective.
A la lumière de ces faits, l'argument selon lequel la torture sert à faire parler est rendu totalement obsolète..."
Les stratégies de déculturation dans les conflits contemporains by F. Sironi
"Les enfants soldats et la fabrication de "l'homme nouveau" par les Khmers rouges au Cambodge.
Dans "Les Khmers rouges et les autres", J.P. Hiegel et C. Landrac décrivent les effets de l'idéologie appliquée sur un jeune patient qu'ils ont suivi dans un camp de réfugiés en Thaïlande. "Il avait peur de faire des fautes s'il parlait trop, mais dans le contexte où il avait vécu, c'était là une mesure de prudence nécessaire à sa survie. Nous lui avons malgré tout prescrit un ou plutôt plusieurs traitements antidépresseurs sans qu'aucun n'ait jamais le moindre résultat. Ceci nous confirme dans l'idée qu'en réalité la validité même du diagnostic d'état dépressif est à mettre en doute. Son évolution a été liée au progrès de la "rééducation" spontanée que lui a permis son séjour dans le centre de médecine traditionnelle du camp neutre de Khao I Dang. Il lui aura fallu malgré tout deux ans et, de surcroît, la perspective de retrouver un membre survivant de sa famille pour qu'il retrouve la liberté de sentiments et la spontanéité d'un homme ordinaire. Tel qu'il se présentait auparavant, il n'était ni psychotique, ni déprimé, mais peut-être bien un homme nouveau qui ne ressentait rien, n'exprimait rien, ne voulait rien, sinon retourner d'où il venait, vivre dans des conditions qui lui paraissaient à lui normales, et continuer à faire ce qui lui était demandé, sans penser" [11]. Un véritable travail de recherche devrait être entrepris, à l'échelle d'une population entière, sur les conséquences actuelles du processus de fabrication de l'homme nouveau parmi des adultes alors enfants à une époque troublée...
L'objet culturel ainsi ciblé est la mémoire collective. Par un "reformatage" de la mémoire individuelle on agit sur la mémoire collective. Les techniques employées sont la mise en acte de la rupture de transmission : en effet, on obligeait les enfants soit à dénoncer, soit à tuer leurs propres parents. Ces techniques sont encore d'actualité en Angola, au Mozambique, au Sierra Leone. Le recrutement d'enfants soldats, généralement par des groupes armés d'opposition, procède de la même logique. C'est le cas, entre autre, en Algérie (groupes islamistes), au Kosovo, au Soudan ; en République Démocratique du Congo Brazaville, au Pakistan, au Sri-Lanka (par le LTTE), en Inde (chez les Naxalites, groupes armés d'extrème-gauche), en Colombie (on appelle ces enfants les "petites clochettes", pléonasme révélateur pour désigner le fait qu'ils sont déployés devant un dispositif militaire d'où ils peuvent avertir dès que l'ennemi attaque)..."
Les vétérans des guerres perdues -contraintes et métamorphoses by F. Sironi
"L'Indochine, l'Algérie et le Vietnam hier, l'ex-Yougoslavie, le Rwanda et la Tchéchénie aujourd'hui viennent nous rappeler, au quotidien, que la guerre est un sujet éminemment contemporain. La société civile croyait fortement à l'idée qu'après le dernier conflit mondial, après Auschwitz et Hiroshima, la guerre serait à jamais bannie. Il n'en fut rien. Les troubles psychopathologiques que présentent les anciens combattants m'ont contrainte, en tant que psychologue et psychothérapeute, à penser la guerre. Les patients que j'ai été amenée à voir m'ont obligée à penser un type de guerre bien précis: les guerres "perdues".
Trois éléments ont une importance fondamentale quant à la compréhension et au traitement psychologique des désordres liés aux expériences de guerre perdues:
1. Lorsque le passage d'un état à un autre, à savoir le passage du monde civil à la vie guerrière d'une part et le passage du retour du monde de la guerre à celui de la société civile d'autre part, n'est pas délibérément pensé et organisé, il peut en résulter une psychopathologie spécifique, capable de rejaillir sur la société civile toute entière.
2. Les troubles psychologiques qui apparaissent au retour des guerres perdues ont toujours été considérés comme étant des conséquences de guerres. Or cette proposition n'est vraie qu'en partie. Il existe un type d'événement que les cliniciens n'ont pas mis en avant dans la psychopathologie des vétérans de guerres perdues: l'impact du passage non pensé et non organisé de la vie combattante à la vie civile.
3. Enfin, le concept de "guerre perdue" mérite d'être détaché et considéré per sè par les cliniciens, d'une part parce qu'il entraîne un vécu et une souffrance psychologique spécifique parmi les anciens combattants, d'autre part parce que ce type d'expérience a un impact réel sur la vie collective au travers de la marginalisation et de la radicalisation d'un grand nombre d'entre eux qui s'engagent dans des combats politiques sous-marins, extrémistes.
Pour illustrer toute l'importance du passage, chez les combattants, d'un état de guerre à la vie civile, je m'appuierai sur une réalisation insolite à laquelle j'ai contribué en tant que psychologue, psychothérapeute et chercheur en ethnopsychiatrie: la création d'un centre de réhabilitation pour les vétérans russes revenus traumatisés de la guerre d'Afghanistan. Ce centre a été crée dans la ville et l'Oblast (région) de Perm, située dans l'Oural, à 1200 kilomètres au nord-est de Moscou..."
Les enfants victimes de torture et leurs bourreaux by F. Sironi
"De quelle manière l'histoire collective s'articule-t-elle avec l'histoire singulière des enfants et des adolescents? Par histoire collective j’entends les guerres, les persécutions politiques et économiques, les mouvements sociaux, les révolutions culturelles, les bouleversements technologiques, ceux de la science ou ceux des habitudes morales et culturelles[6].
Les enfants et les adolescents sont torturés (brûlures de cigarettes,…) pour faire pression sur leurs parents, par intimidation, lorsqu'ils refusent d'être enrôlés de force dans des mouvements armés, pour les forcer à révéler des informations sur les rebelles, ou pour qu'ils renoncent à se révolter. Les enfants et adolescents peuvent être brutalisés, projetés contre les murs, frappés, au décours de l'arrestation de leurs parents. Ils peuvent être témoins de tortures et de mauvais traitements sur leurs parents, ou être les témoins de l'arrestation, souvent brutale, de ces derniers. Les enfants et adolescents ayant connus des violences collectives sont souvent témoins de la destruction de leur maison, de fouilles, de perquisitions, de harcèlement policier. Leur chambre d'enfant, leur aire de jeux favorite sont détruits, leurs jouets volés, cassés, souillés, piétinés. Ils peuvent avoir vécu, en direct ou l'apprendre beaucoup plus tard, l'assassinat d'un ou des deux parents. Les violences intra-familiales sont fréquentes : disputes, coups, alcoolisme,… Elles sont la résultante de l'action délibérée des tortionnaires au sein des systèmes de terreur organisée. La disparition d'un parent (père, mère, frère,…) est également un événement difficile à métaboliser pour un enfant, pour tout le monde d'ailleurs: ne sachant pas si le disparu est mort ou vivant, cela laisse une "béance" dans la vie de l'entourage du disparu. Le deuil est à jamais impossible à faire. La vie sociale de ces enfants est aussi objet de persécution: dans le pays d'origine, ils peuvent avoir été exclu de l'école pour motifs d'appartenance politique, ethnique, religieuse, ou raciale "indésirable". A l'école, ils sont l'objet de harcèlement, de moqueries, de discriminations qu'ils ne comprennent pas toujours et dont ils n'osent demander la raison à leurs parents. Ne pas oser demander quand on ne comprend pas: cette représentation d'une partie de la réalité va se graver dans leur vécu et va avoir des répercussions importantes sur leur capacité d'acquisition scolaire. Les violences économiques liées aux persécutions politiques touchent également ces enfants et ces adolescents: vols lors des perquisitions, chômage des parents,…
Les violences idéologiques sont également très marquantes pour ces enfants: livres brûlés, écoles dévastées, bibliothèques, universités, lieux de savoirs sous contrôle policier. Il arrive fréquemment que les enfants soient utilisés comme indicateurs et soumis à de multiples chantages. On les contraint à révéler les secrets, les caches (armes, documents,…) et à dénoncer leurs parents ou leurs proches. La peur est permanente. "Lorsque tu as peur, ta peur s'infiltre parmi les générations, et des milliers d'âmes devant et derrière toi en sont humiliées" écrit Nikos Kazantzakis dans Ascèse[7]. Enfin, il y a aussi les enfants utilisés dans des guerres, comme les enfants soldats soumis à des processus idéologiques de fabrication de l'homme nouveau, comme c'était le cas avec les Khmers rouges au Cambodge entre 1975 et 1979. Les enfants cambodgiens qui ont vécu ce processus de déculturation sont maintenant devenus adultes. Beaucoup ont des problèmes: violences conjugales, alcoolisme, drogue, addiction au jeu, isolement, violences sur leurs propres enfants ou désintérêt profond pour les affaires du monde.
Cette part vécue d'histoire collective traumatique fait taire. Elle fait taire les enfants qui l'ont vécue et qui n'en parlent pas, ni à l'école, ni à la maison. Elle fait taire aussi les adultes. La gène, la honte, l'humiliation d'avoir été vu impuissants, torturés devant ses propres enfants ou devant d'autres, laisse une trace indélébile dans l'interaction des adultes avec leurs enfants. C'est là que vient se loger l'intentionnalité du système tortionnaire: venir attaquer, briser, dénaturer, compliquer les liens qui unissent des êtres de même sang. A l'école, la crainte du dévoilement peut conduire ces enfants et adolescents à un conformisme de surface. Plus gênant, la crainte du dévoilement de leur histoire traumatique peut conduire ces enfants à une propension accentuée au mensonge protecteur pour se rendre "lisses" aux yeux d'autrui. Il arrive fréquemment que les enseignants deviennent, à leur insu, les "bêtes noires" de ces enfants quand, en toute bonne foi, ils demandent de raconter des histoires de famille ou des histoires en lien avec le passé et le pays d'origine..."
Maltraitance théorique et enjeux contemporains de la psychologie clinique by F. Sironi
"Dans cet article, l'auteur introduit un nouveau concept, celui de maltraitance théorique. Il sert à caractériser d'une part l'inadéquation des théories avec lesquelles les problématiques cliniques contemporaines sont pensées, d'autre part l'inadéquation des pratiques avec lesquelles nous prétendons traiter les patients par la psychothérapie. Une illustration de la maltraitance théorique sera donnée au travers de l'analyse du concept d'universalité. La maltraitance théorique a des lieux d'émergence précis, notamment les lieux d'interfaces entre les mondes culturels..."
Le diagnostic précoce de la schizophrénie by Robert Barrett
"La schizophrénie n'est pas une fiction ou une fabrication mais une réalité ayant des bases historiques...La schizophrénie est apparue comme une nouvelle catégorie de maladie mentale au 19ième siècle. L'installation des asiles, et en particulier la micro-organisation de ce nouveau type d'institution, ont créé les conditions pour la naissance de ce concept. Deux des thèmes centraux énoncés à partir de ces asiles, c'est-à-dire la dégénérescence et la dissociation de la personnalité, ont permis de lui donner forme. Ces deux thèmes représentent le côté sombre de la personnalité idéalisée, la dégénérescence étant l'antithèse de la progression et la dissociation étant l'antithèse de la intégration. Cela étant dit, la schizophrénie est plus qu'une maladie biologique ou du comportement. Elle se définit culturellement comme une faille fondamentale dans les attributs cruciaux de la personnalité...
Mes recherches historiques ont suggéré que la schizophrénie était une catégorie diagnostique "liée à la culture" - non pas un syndrome lié à la culture, mais une façon de penser la psychose liée à la culture..."


L'homo starbucksus
propos chrétiens décroissants sur le néolibéralisme et l'orthodoxie jésuite américaine

1 - Ad maiorem Dei gloriam
Jon favreau, ce n'est plus un secret pour personne est l'actuel écrivain des discours du Président Obama. Il est également le promoteur de la multinationale en crise Starbucks Coffee Company; elle perdra 97% de ses profits au premier trimestre 2008 et fermera 600 boutiques durant la crise des subprimes...
Un crash qui n'empêchera pas le New York Stock Exchange d'associer le 20 janvier dernier l'investiture présidentielle de Barack Obama à la promotion du géant Planters filiale de Kraft Foods seconde société alimentaire au monde - le symbole est évident, Kraft Foods est implanté dans 150 pays et le NYSE booste ses deux "icônes globales" Maxwell House Coffees et Carte Noire Coffees - et à celle de Honest Tea, première société américaine de boissons "bio" dont la celèbre devise est "Be real. Get Honest"...
Jon Favreau est un jeune expert de l'Harry S. Truman Scholarship Foundation;"mémorial vivant" créé en 1972, rendu légal en 1974. L'acte officiel du Congrès sera contresigné par le Président Ford en 1975.
Cette fondation est présidée par Madeleine Albright spécialiste de l'URSS et de l'Europe de l'Est, ancienne secrétaire d'Etat de Bill Clinton, membre du National Security Council de Jimmy Carter et du bureau du Council on Foreign Relations. Elle est/sera un défenseur acharné de la modernisation de l'OTAN et soutiendra sa force de frappe au Kosovo pour régler les "conflits ethniques".
Souvenons-nous que la bienfaitrice Albrigth n'hésitera pas à sponsoriser la plateforme criminelle du PNAC en signant l'appel de septembre 2004 : "An Open Letter to the Heads of State and Government Of the European Union and NATO" afin de combattre les dérives également criminelles et personnalistes du Président Poutine, apprenti tyran, peu après le massacre de Beslan en Ossétie du Nord (fédération de Russie).
Jon favreau n'est donc pas un expert comme les autres. Il est destiné, comme ses jeunes collègues, à stimuler l'appétit de "l'homme nouveau" autant que le pouvoir personnel, la puissance personnelle. Il ambitionnera tour à tour, au gré des témoignages, de devenir sénateur, gouverneur puis de servir la Maison Blanche. Le fait est que Ceux de la Fondation sont sélectionnés/cooptés très jeunes pour leur hyperproductivité intellectuelle et artistique (il est étudiant en science politique et en piano...) et doivent confirmer durant leur passage à la Fondation leur aptitude à gérer l'intérêt public en situation de crises (santé, exclusion, sécurité civile, etc...). Leur vie est médiatique et politique par excellence.
Jon Favreau s'inscrira donc dans une tadition publique et civile qui aura pour mission, nous le verrons plus loin, à l'instar d'Albright, de banaliser la criminalité de l'histoire américaine - institutionnalisant son irresponsabilité politique et pénale, "l'Amérique ne tue pas mais sauve le monde" - tout en demeurant au service des ambitions sacralisées de la Maison Blanche par le petit écran, le web et les GSM. A ce stade la guerre ne fait qu'un avec la paix et le petit écran/web/GSM pour la maîtrise des masses sert de gaz incapacitant.
Tout le monde connaît, du reste, les héros américains produits en série par les séries TV... Sydney Bristow dans "Alias" jeune étudiante surdouée recrutée par une organisation terroriste internationale puis sauvée, in extremis, par la CIA, "sa seule famille", pour sauver le monde d'une machination diabolique. La série sera diffusée deux semaines après 911 ou encore Jack Bauer dans la série "24 heures chrono" qui initiera le premier président démocrate noir de l'histoire, David Palmer; un Jack Bauer agent anti terroriste, précoce et invulnérable, héros technocapitaliste, support autant que dispensateur de tortures popularisées, écrira le philosophe Michel Terestchenko, pour la victoire du Bien (les Etats Unis) contre le mal, le reste du monde... La série sera diffusée sur Fox deux mois après 911.
La suite de l'épopée TV antiterroriste est également bien connue. Obama est à la Maison Blanche et le secret des centres de détention/tortures américains est levé - les enlèvements remontent aux années 1990, les séries TV prépareront bien l'opinion - sans effondrement des institutions, sans remise en question du régime. Quand les scandales éclateront la banalisation du crime, stratégie de la Public Diplomacy et de la Maison Blanche, aura déjà accompli son oeuvre. Le Congrès suivra l'opinion tout comme les vendeurs d'images.
Le courageux parlementaire suisse Dick Marty et le Conseil de l'Europe ne dévoileront la toile d'Araignée mondiale des détentions secrètes et des transferts illégaux de détenus qu'en 2006. Le monde a déjà accepté les spectaculaires tribulations télévisées de Sidney Bristow et de Jack Bauer, agents omnipotents, sexys, riches, créatifs et sans frontières. La justice est comme engluée dans l'effet médiatique planétaire. L'opinion est gavée de "fun criminel" américain, stratégie des services spéciaux de la CIA. 14 pays européens collaboreront aux transferts illégaux.
"(...) Les principaux architectes de la toile, les Etats-Unis, ont depuis longtemps les moyens de capturer des personnes-cibles à l’étranger et de les transférer en différents endroits de la planète. Au milieu des années 90, à travers son agence centrale de renseignements, la CIA, les Etats-Unis ont mis en place un programme de « restitutions » chargé de ces opérations. La CIA avait pour mission de nettoyer les rues des personnes soupçonnées de terrorisme à l’étranger, en les transférant dans d’autres pays, le plus souvent dans leur pays d’origine, où elles étaient recherchées pour être jugées ou tout simplement privées de leur liberté sans aucune forme de procès."(Dick Marty, 2006)

Les politiques radicaux et les opposants alternatifs condamneront de telles procédures secrètes mais les sanctions seront électoralement et pénalement incertaines et souvent nulles. Il y aura les scandales d'Abu Ghraib - il existerait plus de 400 centres de détentions/tortures secrets en Irak, autant sans doute en Afghanistan. Les scandales des centres de Roumanie et de Pologne, de Guantanmo, de Chagos, des prisons flottantes (navires de guerre ou cargos affrétés par la CIA), l'affaire en cours des camps de la FEMA et de Palau (FEMA Région IX)...(2)

2 - Iesus Hominum Salvator, success stories...
Jon Favreau, nom de héros du petit écran ou du roman populaire, 28 ans, sera formaté par les pères-jésuites du College of the Holy Cross - qui produira de nombreuses "success stories" - pour défendre un idéal supérieur économique, sociopolitique et religieux, militaire, au nom de l'amour, de l'intégrité professsionnelle et de Jésus; des valeurs humaines...
Jon Favreau écrira du reste dans un bulletin du Holy Cross Magazine (Massachusetts) : "(...) We have been blessed with a Jesuit ideal that directs our answers toward a life of service and love for others ... A wise professor once told me, ‘We’re not here to teach you how to win at Jeopardy, we’re here to prepare you to live. God knows the world needs you guys...’ (Chicago Tribunes, 2003/2009).
Jon Favreau est aujourd'hui bras droit du Président Obama tandis que Fordham University, empire jésuite new-yorkais, lance sa campagne de financement "Excelsior Ever Upward"... Il s'agira de collecter 500 milions de dollars pour la saison 2009/2016...
Une coincidence heureuse que cette double campagne politique et monétaire "Favreau ...et la sainte quête" qui devrait fournir à l'Empire (pas seulement new-yorkais, AJCU) (1) un droit de regard global sur les "dérives populistes" potentielles de la Maison Blanche. D'autant que la violence de la crise des subprimes et le renflouage des grandes banques ne sont toujours pas digérés, que la relance spéculative sur les dangereux Produits Financier Dérivés (OTC) accompagne une délinquance et une criminalité bancaires en hausse de 22% pour le premier trimestre 2009, que la FED creuse de nouveau des gouffres financiers sans fond.
Une situation de crise bien connue toutefois des hiérarques élus, commerciaux, militaires ou religieux, catholiques, jésuites pour le moins, issus de cette autre grande période de chaos social et économique d'avant guerre, celle de la montée du nazisme.
En effet, la plus part de nos dignitaires, ce n'est un secret pour personne, protègeront, blanchiront, les cadres du IIIème Reich et les bourreaux de l'Holocauste : familles du droit Truman/Dulles ou collaboreront, dynasties financières Bush, Harriman, Dillon, Warburg, Morgan tandis que les universités Harvard, American University, Yale, Columbia, Princeton, y compris le MIT défendront publiquement entre 1930-1937, l'expansion du nazisme aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis...
Ford, IBM, General Motors, Chase Manhattan Bank, Bank of America, Dupont, National City (Citibank), ITT, Standard Oil...industries de la privation et piliers du capitalisme seront jugées après guerre coupables du crime de collaboration avec l'ennemi.

3- Les travailleurs blancs désertent le camp démocrate...
Fordham University est à plus d'un titre un "front militaire du Homeland", un pôle stratégique de "résistance" (nous verrons plus loin que ceci est plus que fondé). Le Cardinal Dulles "Msgr. CIA" aujourd'hui disparu (1918/2008) en est encore, malgré la concurrence, l'icône incontournable.
La campagne de financement de Fordham - toutes les campagnes de financement jésuite en fait derrière la montée en puissance de l'establishment jésuite ou d'ex jésuites dans les hiérarchies du pouvoir global - est une opportunité de plus pour impliquer l'Etat (démocrate) dans les affaires de l'Eglise sécuritaire traditionnelle et pour suggérer au monde en crise que l'église jésuite (théocratique) est bien une église d'Etat; de rappeler encore que sans les 54% de votes de l'église catholique, Obama, premier président noir, n'aurait jamais été élu.
Une option discrètement contenue dans la thèse en science politique de Jon Favreau soutenue en 2001 au "Holy Cross"; emblématique à plus d'un titre. Elle défend, en effet, que l'affaissement général du Parti Démocrate est dû au manque de travailleurs blancs dans la composition de l'électorat national; les travailleurs blancs ayant déserté ces dernières décénies le Parti Démocrate pour le Parti Républicain.... " aujourd'hui présidé par Michael Steel, un afro-américain. (“The Politics of Abandonment: White Working Class Defection from the Democratic Party" J.Favreau, spring 2001). Sortons du champ.
Ce constat politique met l'accent sur la marchandisation, la croissance libérale et son impact sur les masses, les travailleurs blancs et la mutilation des oppositions, classes moyennes, professions libérales, patrons de PME-PMI. La société blanche a été absorbée par le marché tandis que les crises politiques, sociales, financières, dynamisées par les églises conservatrices et centristes ont fait le reste du travail, un centre droit plutôt qu'une gauche radicale....Obama est une créature de cette dérive centriste néolibérale amorcée lors de la débacle républicaine de 2006...
Il n'est pas à proprement parler l'expression d'une société noire ou nègre, au sens politique militant d'extrême gauche ou post colonial, mais bien celui d'une culture blanche commerciale suprématiste, qui a pénalisé la négritude depuis les assassinats emblématiques de Martin Luther King, de Malcom X et de tant d'autres, en fait depuis toujours.

4 - Une société unie par la force de plus en plus raciste/raciale
Les blancs ont les richesses et le pouvoir, et souhaitent les préserver, vieux monde conservateur. Les démocrates ne sont pas moins conservateurs. Obama n'est pas un radical encore moins "un africain". Il est, insistons, un produit consensuel du marché global et de l'Eglise catholique blanche de 2006 (et de toujours), pas moins que Bush le protestant.
Il en ira de même de la "théologie de la libération" enseignée au Holy Cross. Elle n'est qu'une option stratégique du collège servie par le marché global qu'il convient de contrôler à la base, en période de crise ou non (répressivement sur le territoire et dans les pays pauvres) à l'aide d'une élite bourgeoise cooptée.
La récente nomination du théologien d'origine cubaine Miguel Diaz présenté comme un spécialiste de la Théologie de la Libération au poste d'ambassadeur au Saint-Siège va dans ce sens mais n'explique pas pourquoi le Parti Démocrate, avec une majorité absolue au Congrès, échoue sans cesse devant les lobbies industriels civils et militaires - atome, guerre en Irak et en Afghanistan, présence militaire en Afrique (AFRICOM), fourniture d'armes à Israel, vols d'armes, détournement d'argent public, expansion de l'OTAN, etc.... Des lobbies dont les valeurs sont celles d'une société raciste/raciale antidémocratique.
La thèse de Favreau anticipe donc de la montée d'une idéologie nationale-sociale, populiste (guère différente du sarkozisme qui peu ou prou procède du reaganisme anti socialiste et du balladurisme; Edouard Balladur chargé aujourd'hui par Nicolas Sarkozy de la modernisation et du rééquilibrage des institutions. Guère différente des idéologies populistes pro-marché dirigées contre les gauches radicales catholiques latino-américaines par l'extrême droite catholique entrepreneuriale américaine ("figth socialism"), ou guère différente de la mosaique néofasciste berlusconienne en Italie),...avec, en prime, des industriels de la défense et du Homeland résolument racistes pour bailleurs de fonds (Obama recevra lors de sa campagne plus d'argent de ces derniers que le héros du Vietnam Mac Cain, c'est symptomatique...).
Cette culture ségrégationniste et autoritaire par les marchés (les riches d'un côté les pauvres de l'autre) à la fois populiste et impuissante par les institutions, sans identié nationale réelle et dominioniste par les multinationales qui contrôlent tous les aspects du vivant causera d'irréparables privations, déjà craintes en 1942 par les enquêteurs anti collabos du DoJ. Cette culture est bien le produit de la guerre contre le nazisme et de la collaboration intense par les marchés.

5 - Développer un sens particulier de l'Etat... trouver de l"argent frais"...
Jon Favreau est bien, à ce titre, l'oeuvre d'un média capitaliste, ici, catholique et jésuite qui se marie au luxe, bien évidemment paradigmatique, sans complexe ni recul. Il est le produit d'une culture dominante. Il est blanc, jeune, riche, surdoué, atypique (?). Quoiqu'il en soit il sera coopté comme tant d'autres par la nomenklatura inflexible d'après guerre dirigée par Truman et les Dulles.
L'on dira, "il est démocrate avant tout". Il sert en effet un président noir. Il sera pourtant piloté, réglé, idéalisé, télévisualisé, formaté par des forces conservatrices et élitistes pour développer un sens particulier de l'Etat; comme tout bon agent d'influence au service de la chose publique payé pour créer de l'histoire, de la dynamique... des illusions.
Il convient en effet d'occulter efficament les causes de la grande dépression - sauver un mode de production et son régime - en stoppant les dérives "rouges" et en stimulant les dérives populistes. Trouver de "l'argent frais" (vieux concept mitterrandien qui permettra de justifier la présence des élites du FMI à l'Elysée, de masquer l'impuissance du socialisme devant la dette publique et de structurer la culture de la privatisation bancaire).
Les Etats-Unis ne trouveront pas mieux, mêmes acteurs mêmes moyens. En effet, à l'aide de la politique d'émission de monnaie de la FED le gouvernement parviendra à museler (?) les spectateurs/électeurs du petit écran devant le petit écran (TV/Web/GSM). Jon Favreau, ici, n'est rien moins que le verbe de Sydney Bristow et de Jack Bauer.
Conçu pour les crises Jon Favreau portera également le masque blafard et austère de l'Eglise militariste, image dullesienne de la Compagnie de Jésus et de sa doctrine sociale évangélique. Obama apparaîtra un temps comme la contre-icône médiatique de la Compagnie, celle qui théologiquement abolit les limites objectives du monde profane...
Curieux jeu de mots au pays des multinationales sans idéntité nationale. La "cosmographie" jésuite finalement fait corps à celle du TOP 500 US ou du TOP 3000 World sous l'oeil vigilant, cependant, de la concurrence capitaliste populaire et populiste.
Média global infiltré par des spécialistes de la lutte anti communiste et la CIA Wikipédia qui est pourtant aux antipodes du socialisme d'Etat et l'expression même du libéralisme écrira à propos du Collège of the Holy Cross, autre aspect du marché global : "Holy Cross has embraced sometimes controversial schools of theological thought, including liberation theology and social justice...."
Le fait, par ailleurs, que Wikimedia Foundation reçoive 40 000$ de la Lounsbery Foundation de New York est symptomatique. Cette fondation est, en effet, toujours présidée par David M.Habshire historien spécialiste du Bloc de l'Est de Gerarld Ford, ambassadeur de l'OTAN de Reagan et co-fondateur du CSIS, think tank de la subversion militaire et civile dans le monde, associé jusqu'en 1986 (second mandat de Ronald Reagan) à la vieille université jésuite de Georgetown...
"Favreau le démocrate social", "Favreau le populiste" et non "Favreau le socialiste" fait plus qu'honorer Dulles le républicain ultraconservateur (1918/2008) quand il déclare lors d'une lecture diffusée en 2003 dans le bulletin du Holy Cross Magazine :"Il est universellement apprécié comme le plus grand des théologiens catholiques américains,..."(2).

6 - Relancer l'esprit frauduleux de l'entrepreneur multinational
Bien que l'Homo Starbucksus ait été conçu pour habiter le discours présidentiel, c'est le chef d'Etat qui décide en dernier ressort; promesses faites au business et aux "amis de la campagne". On le comprendra aisément les soubassements de l'Etat laïc sont essentiellement opportunistes, sans quoi les instruments de régulation auraient plus de poids. Les options fondamentales résolument conservatrices du dispositif de formation, privé, des élites croyantes trouvent cependant leurs correspondances à la Maison Blanche, tout comme les banques privées JP Morgan Chase, Goldman Sachs ou Citigroup. L'intérêt privé sera donc, sans aucun doute, le lien subtil du gouvernement au Holy Cross, à Fordham, à Georgetown ou à Santa Clara. C'est l'intérêt privé assimilé, au fond, à ce qui est moral et légitime (dialectique néocon) qui permettra l'intégration (dans la sphère privée et publique) d'une théologie aussi liberticide, raciale/raciste, que celle du cardinal Avery Dulles.
Pour les jésuites cette crise a du bon. L'homme de la rue, le quidam, est plus proche de Jésus quand il souffre et l'orgie capitaliste du Plan Obama, après celle du Plan Paulson (les amis de Fordham et de Loyola dans les deux cas), a permis de relancer l'esprit frauduleux de l'entrepreneur multinational. Qui dit abus frauduleux, ce n'est pas une boutade, dit rachat devant Dieu et relance du marché des indulgences monétaires. Le "pardon", ici, comme en Afrique, en Chine, au Japon ou en Inde, est aussi un business et relêve bien de l'intérêt privé.
Les comptes de Fordham sont dans le rouge ? "C'est le prix du succès!" diront les "mères courage", blondes platines, de Fordham. "L'endettement ? C'est le prix de la démocratie !" écrira Irving Kristol, maître à penser des néocons. C'est le prix également de la théologie de le richesse, et non des peines... Rappelons sur ce dernier point éminemment théologique que le cardinal Dulles est bien le fils et le neveu d'écumeurs aux mains sales, parfois il y a rupture avec le passé, parfois le passé demeure affaire d'Etat; ici nous avons bien affaire à une affaire d'Etat; le passé est et demeure une arme de guerre au service du marché et des héritiers.
Avery Dulles est le fils de John Foster Dulles (1888/1959) avocat d'affaire à Wall Street, actionnaire principal de United Fruit Company, secrétaire d'État de Eseinhower et neveu d'Allen Welsh Dulles, également avocat d'affaire à Wall Street, directeur de la CIA et premier civil à la tête du Director of Central Intelligence.
Quand on est un Dulles cardinal on ne peut penser l'Eglise qu'en terme d'Etat. Les "affaires de l'Eglise jésuite" reposeront donc sur un solide dispositif intellectuel, juridique, financier et ecclésial, évidemment répressif, aux Etats-Unis, en Amérique Latine, en Asie, en Afrique, en Europe.
Impossible donc d'isoler la pensée théologique du cardinal de l'idéologie républicaine, de l'idéologie des transnationales "la paix mondiale par le commerce mondial" d'avant et d'après guerre.
Dulles laissera des propos édifiants, une interprétation autoritaire, inflexible de la vie, théocratique; un minage de la doctrine sociale de l'Eglise, de l'ancien testament et des évangiles : "(...) la liberté populaire conduit au chaos social, au suicide par manque d'espoir... l'homme ne naît pas libre car la liberté est un don de Dieu..." (God's gift of freedom must be used to choose the good)..."(...) les fausses réformes sont celles qui ne respectent pas les Evangiles, les Ecritures à la lettre, la Tradition, les structures ecclésiales divinement révélées. ... Donner corps aux impulsions révolutionnaires appauvrirait l'héritage divin de l'Eglise et fausserait son rapport missionnaire au monde... La dissidence sournoise est partout... Il faut redonner corps à l'Evangélisation traditionnelle tout comme à la morale catholique fondamentaliste..."(True and False Reforme, Dulles, the Priest, p. 24, 2005) et plus pathétiquement encore : "la civilisation occidentale ne peut avancer sans être régénérée par ses racines religieuses conservées dans l'église catholique"... Une idéologie qui ne trahirait pas celles de Vatican et du Concordat de juillet 1933.

7 -"Excelsior Ever Upward", We’re not here to teach you how to win at Jeopardy...
Le 30 mars dernier Joseph M. McShane, S.J., president de Fordham University lancera au Waldorf-Astoria de Manhattan la grande campagne publique et apostolique des deniers du culte "Excelsior Ever Upward". Il faut trouver en cette période d'exclusion et d'endettement pas moins de 500 millions de dollars.
Les jésuites de New-York disposent d'un tapis de businessmen traditionnels, piliers du monde en ruine et responsables, directement ou indirectement, des 160 millions de tués des conflits du XXème siècle (MacNamara/NSA). Trois à quatre fois le nombre des tués de la seconde guerre mondiale.
La liste des bienfaiteurs de Fordham est longue mais indispensable pour comprendre ce qu'est une théologie conservatrice favorable au marché et qui ne s'en défend pas; une théologie qui se veut réformatrice : Xerox, Canon, Barclays Capital, Travelers Insurance, Aramark Corporation,The Blackstone Group, Chase Manhattan Bank, Pepper Financial Group, Bank of New York, PriceWaterhouse Coopers, Thomson Reuters, Bank of America, Tiffany & Company, Citigroup Global Markets Holdings, Ernst & Young, LLP, United States Trust Company, Deloitte & Touche, Goldman Sachs & Company, Lehman Brothers, UBS Securities LLC, Standard & Poor's Corporation, etc... (1).
Il ne sera donc pas surprenant que l'image du jeune Favreau soit celle d'un homme préssé, d'un businessman aux cheveux coupés en brosse à la façon d'un marine ou d'un légionnaire; à l'image de ses pairs du Homeland Security ou de la grande banque d'investissement. Guère surprenant qu'il écrive les discours du 1er Président démocrate noir de l'histoire à l'aide d'un ordinateur portable devant un capuccino de la Starbucks Coffee Company, un GSM Blackberry collé à l'oreille.
Le doyen indien des "capabilités de base" Amartya Sen cultivera un même sens de l'image et écrira : "un sandwich et un soda suffisent en général à un homme simple". Ce sera son style pour intégrer la misère aux modèles éthicomathématiques de l'économie développementiste des années 1970; tout l'art de traiter, en somme, des subtiles nuances qui lient le pauvre à la faim, avec ou sans stock, pour le compte de l'Organisation Internationale du Travail.
Amartya Sen chantre des organisations planétaires au service du développement tout en combattant la misère soutiendra indirectement le monde entrepreneurial global pollueur de l'Inde, de l' Asie et du monde puis le projet d'un parlement ou d'un gouvernement mondial et épousera au final une héritière du clan Rothschild comme Léon Trostky.
Jon Favreau est l'expression testamentaire de Truman, de deux générations d'humanitaires d'USAID, de parachutistes des forces spéciales et d'agents de la CIA qui combattront le communisme avec des opérations clandestines, des coups d'Etat sanglants, de la torture et du micro crédit humanitaire, pivot aujourd'hui de la politique d'Obama. La mère d'Obama ne dispansera pas moins de vertus en promotionnant le microcrédit en Indonésie pour le compte de Ford Foundation peu après les purges sanguinaires anticommunistes de Suharto, développement rural; son père est alors un consultant chargé des relations avec le gouvernement indonésien par la pétrolière américaine Mobil Corporation; gouvernance durable.
Tout l'art de l'exploitation du miséreux réside au fond en la conscientisation de l'illusoire sujet de droit qui vit en lui, actif et créateur (dialectique des Banques de développement). Forcez le, changez le en "civil partner" puis en "business partner". Transmutez 2$ de revenu par jour en 8$ selon les invraisemblables règles/normes de la Banque Mondiale, parlez de développement durable, corrompez, introduisez la stabilité politique, ...puis investissez.

8 - De l'Homo Starbucksus à la National Cyber Security Initiative
De telles stratégies "d'hommes nouveaux", plus que de sociétés nouvelles, conduisent tot ou tard à l'exploitation extrême des hommes par le commerce, au populisme sur fond de faillites, aux médias banalisant le crime... Tout l'art de mentir et de faire la guerre autrement, de nourrir l'économie de guerre à crédit, les banques d'investissment, le marché interbancaire et les places d'informations boursières...
Les Etats-Unis disposent pour cela d'exploitateurs/spéculateurs, pilleurs de richesses, toujours prêts à se manifester, comme au lycée et à l'université : Ford, IBM, General Motors, Chrysler, JP Morgan Chase, Citigroup, Goldman Sachs..., non sans l'appui de la fraternité des multinationales résolument libérée de tout caractère national, sanctifiée très contradictoirement par l'Etat, et qui coulera l'économie réelle. A peu de chose près le monde des investisseurs de Fordham University.
N'oublions pas cependant que l'Homo Starbucksus est aussi l'homme du secret et de la sécurité globale numérisés lancé jeune dans les circuits intégrés du droit, des lois, de la justice et de l'immortalité scientifique capitaliste. Il est aux yeux des spectateurs-citoyens un cyberjésuite qui incarne la lutte contre la précarité et le pouvoir industriel ou bancaire avide et destructeur. L'Empire jésuite a tout prévu et ne peut disparaitre ...à la différence d'un produit jetable ou d'un homme pauvre.
Il s'agit bien, ici, malgré l'apparent suicide social imposé par les multinationales depuis le début du XXème siècle, de la confirmation d'un double jeu : entretenir l'illusion de l'influence régulatrice de l'Etat en intégrant au quotidien les valeurs de la théologie de/du marché, de ses héritiers/défenseurs, très nombreux bien évidemment, et de l'église catholique américaine.
En témoigne cette autre campagne publique phénoménale intitulée "Fordham/FBI International Conference on Cyber Security" associant la théotechnocratie de l'Empire new-yorkais à toutes les agences de sécurité américaines FBI, NSA, CIA (toutes les agences de renseignement), au Homeland Security mais aussi à tous les échelons stratégiques des Departements de la Défense, de l'Energie, de la Justice ainsi qu'au National Center for Supercomputing Applications (NCSA) pour une nouvelle phase de lutte globale contre la cybercriminalité et le cyberterrorisme.
Une campagne initiée en 2008 par la Comprehensive National Cyber Security Initiative (CNCI)... et par le protestant méthodiste George Bush II - qui a militairement investi l'Afrique, l'Europe, l'Asie, faut il rappeler l'Amérique Latine, bien avant l'expiration de son mandat - et la multinationale en renseignement et sécurité Booz Allen Hamilton...
Ajoutons ici que Leon Panetta actuel directeur de la CIA, nommé par Barack Obama, étudiera à l'université jésuite Santa Clara de la Silicon Valley (1).

9 - Peuples des nations pauvres, sachez que...
Les 10/11 juillet 2009 Barack Obama, flanqué de son Homo Starbucksus, se rendra au Ghana. Il déclarera très péremptoirement : "(...)ceux qui veulent prendre le pouvoir (en Afrique) par la corruption et la répression de la dissidence sont du mauvais côté de l'Histoire...Peuples des nations pauvres, sachez que nous nous engageons à vous aider pour que vos fermes prospèrent et que coulent des eaux pures, pour que les corps qui ont faim et les esprits affamés soient également nourris ».
En 1953, De Gaulle affirmera du haut du balcon du gouvernement général d'Alger : "je vous ai compris, je sais ce qui s'est passé ici. Je vois ce que vous avez voulu faire. Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c'est celle de la rénovation et de la fraternité...".
En 1963, J.F. Kennedy dira cela autrement depuis le balcon de la mairie de Schöneberg à Berlin-ouest : « Il y a 2000 ans, la phrase la plus glorieuse était "civis romanus sum" (Je suis citoyen romain). Aujourd'hui, dans le monde de la liberté, la phrase la plus glorieuse est "Ich bin ein Berliner"... Tous les hommes libres, quel que soit l'endroit où ils vivent, sont des citoyens de Berlin, et, en tant qu'homme libre, je suis fier des mots : "Ich bin ein Berliner !" »" .
Richard L. Armitage ministre adjoint des affaires étrangères de GW Bush II en 2004 ne dira pas moins aux journalistes du Japan National Press Club de Tokyo pour obtenir le financement japonais de la numérisation des polices civiles et militaires en Irak :"(...) the United States is recognizing an equal partner in a mature relationship built on shared interests and values. Japan can count on America, and increasingly, America can count on Japan... Certainly a more self-confident Japan, with its own unique style of global leadership, can only add to that equation, both in the economic opportunity for our peoples and in advancing our shared global interests..."

10 - De la criminalité institutionalisée à la stabilité politique africaine...
En juin 2009 Fordham University inaugurera à Accra, Ghana, en présence d'un membre de la Cour Suprême du Ghana, un Fordham Summer Law Program...
De son côté Starbucks Coffee Company ébranlé par les subprimes et la crise globale, pour chaque livre du café en grain STARBUCKS-Red vendu aux États-Unis et au Canada, consacrera 1 USD à la lutte contre le SIDA au Swaziland, au Rwanda, au Lesotho et au Ghana...
Starbucks vendra également au monde socialement en ruine, à l'instar de Nike, Coca Cola, Sony BMG, Nokia, Dada, Virgin Mobile, Verizon, Sprint et Boost Mobile, de l'enfermement techno-communautaire (social networks) et de l'homogénéisation sociale ("un troisième lieu" - "a third place" alternative au chez soi et au bureau) afin de saper les oppositions traditionnelles au libre-échange.
Le Ghana labelisé en 1996 par le FMI et la Banque mondiale "Pays Pauvre Très endetté", PPTE, corrompu, soumis aux trafiquants d'or amis précisément du FMI et de la BM, sera subitement propulsé au rang de "nation la plus prospère et la plus stable politiquement d'Afrique" .
Le Ghana sera néocolonisé de 1977 à nos jours par les agents des JOCV (Japan Overseas Cooperation Volunteers...) - prétendument non politiques, de type "associatifs cools"- ouvrant la route aux aides publiques/civiles africaines du gouvernement japonais, de JICA/ODA, fléaux développementistes de l'Afrique et des cultures autonomes, et entre 1986 et 2003 aux agents "associatifs" si spéciaux de la "Révolution Verte" (non reconnue par Barack Obama dans son allocution du 2 juillet) de la Sasakawa Africa Association - projet SG 2000 mené conjointement par Sasakawa et Jimmy Carter (2).
L'on sait, par ailleurs, l'influence politique exercée par les jésuites orthodoxes japonais sur "les familles japonaises" et plus encore celle exercée par la Compagnie de Jésus sur les gouvernements africains.... Ceci ne justifie cependant pas les trafics d'influences, les pressions et le révisionnisme.
Les techniques du coup dEtat et les stratégies de viol des foules ont bien évoluées avec les hyperflux-reflux de capitaux et les hyper-décloisonnements des marchés et ont permis, par le fait, de bâtir des "sociétés civiles" entièrement artificielles et privatisées, des gated communities pour minorités riches.
Les 547 millions de dollars investis en août 2006 au Ghana, futur gros producteur de pétrole, - et non "donnés pour bonne conduite" - par l'US Millénium Challenge Corporation illustrent le procesus en cours. Le Ghana et le reste de l'Afrique ont bien été touchés par la lèpre évolutive développementiste; injection d'un prétendu antidote, pourrissement, effondrement.

11 - Les « militaires à statuts civils dévoués à l’édification d’une Afrique plus stable »
L'enigme de la "présence militaire étrangère" trouve également sa réponse dans la privatisation globale, insensible et graduelle. J'écrirai en effet en février 2008 sous le titre "Des lépreux, du pétrole, des banques et des armes" : "Les activités boursières et bancaires ne cessant jamais en période de guerre et d'occupation ce nouveau marketing urbain (celui de la révolution immobilière d'affaire "verte" menée par les banques de masse ou universelles - ABN Amro, HSBC, JP Morgan Chase, Deutsche Bank, Citigroup, etc...), et désormais rural, sait parfaitement tirer profit de l'angoisse et de l'insécurité, des interdits - du fichage policier de chaque ethnie, de chaque village, de chaque famille, de chaque opposant -, des déportations, de la lutte anti-terroriste menée par les compagnies "d'aides civiles" et de "soutien logistique" américaines Halliburton/ Kellog, Brown & Root, Pacific Architects & Engineers (PAE), Military Personnel Resources International Incorporated, International Charter Incorporated (ICI) - Darfour, Libéria, Somalie, Sierra Leone, Sénégal, Ghana, Nigéria, Mali, Mauritanie, côte d'Ivoire, RD Congo - et par les « militaires à statuts civils dévoués à l’édification d’une Afrique plus stable » des compagnies de sécurité privées..."
Le 2 juillet 2009, depuis la Maison Blanche, une semaine avant son arivée à Accra, le Président Obama dira au site Allfrica. com :" (...)The fact is we're in 2009. The West and the United States has not been responsible for what's happened to Zimbabwe's economy over the last 15 or 20 years. It hasn't been responsible for some of the disastrous policies that we've seen elsewhere in Africa..." (1)
Etonnant, le discours de Dakar du 26 juillet 2007 de Nicolas Sarkozy dira ceci : "(...) Je veux le dire ici, tous les colons n’étaient pas des voleurs, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs... La colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique...." (2) (C.P. 11/07/09)

Notes
- 3/3/2013 : Jon Favreau, leaving West Wing to pursue Hollywood dream, Mass. native who wrote Obama’s speeches to work on screenplay (bostonglobe.com, T.Jan, 3/3/13)
- 12/2/13 : Speechwriter Cody Keenan takes lead on State of the Union (washingtonpost.com, R. Weiner, 12/2/13)



CHILI

- Basic knowledge in economics by R. Rojas
- The Chilean Way to Socialism. Popular Unity by R. Rojas
- Les oeuvres de Robinson Rojas
- La guardia roja conquista China
- CHINA: UNA REVOLUCION EN AGONIA
- The murder of Allende
- Estos mataron a Allende
- Estos mataron a Kennedy
- Estados Unidos en Brasil
- El imperialismo yanqui en Chile
- La Vía Chilena, Hacia Adónde?
- Golpe de Estado en Chile
- Chile, una larga y angosta carcel
- LATIN AMERICA: BLOCKAGES TO DEVELOPMENT


INDE Nouvelle histoire, critique sociale

Hanging Afzal Would be a Stigma on Indian Democracy: Afzal in his own words
A booklet by The Society for the Protection of Detainees' and Prisoners' Rights (SPDPR) (source SACW)
“I believe that if Mohammad Afzal is hanged it will be a severe blow to the future of Indian democracy. Why do I say this? Because the hanging would further institutionalize the growing lawlessness of the police; it would strengthen the growing authoritarianism of the Indian state; it would undermine the peace process in Kashmir and give fillip to the Hindu fascist forces. Let me substantiate each of these points with hard facts and then you, the reader can judge for yourself whether you want to allow Mohammad Afzal to be hanged in the name of your country..."
UNMISTAKABLY SANGH :THE NATIONAL HSC AND ITS HINDUTVA AGENDA a report by The Campaign To Stop Funding Hate (Sacw)
"The Campaign to Stop Funding Hate (CSFH) seeks to expose the connection between the violent Hindutva movement of the Sangh Parivar and the Hindu Students Council (HSC) in the United States. The internet is littered with information that points to the National HSC’s links to the global Sangh Parivar. As many of our readers will already know, the Sangh Parivar is a hate-mongering ultra-right Hindu supremacist family of organizations with a global presence. Many of the local HSCs and a majority of its chapter membership appear to be unaware of the
connection between the National HSC and the Sangh Parivar..."
The Religion of Force by Dilip Simeon
"There is a long-standing fascination with militarism in Indian politics. Savarkar’s favourite slogan was ‘Militarise Hindu-dom!’ Freedom fighters saw themselves as an Army, Netaji Subhas was drawn towards uniforms and military dictators. The RSS has maintained itself in para-military format since its inception, and the communist tradition has tended to glorify ‘People’s War’. Two decades ago the Khalistanis organised ‘commando forces’, and took titles such as ‘Lt General’. Islamist guerillas see themselves as warriors of the Almighty. The North-East is teeming with generalissimos. A more immediate kind of informal violence has appeared in landlord armies such as the Ranvir Sena, and groups such as Chhatisgarh’s Salwa Judum. We could call it ‘security outsourcing’ in today’s managerial jargon..."

India's shame
Mohammad Afzal is due to hang for his part in the 2001 attack on India's parliament building. But was he only a bit player? And is the country trying to bury embarrassing questions about its war on terror? By Arundhati Roy, Friday December 15, 2006, The Guardian
INDE : Mohammad Afzal, Amnesty
"La requête de Mohammad Afzal est toujours en instance, dans l’attente de la réponse du président de la République de l’Inde. Mohammad Afzal l’aurait fait parvenir au ministère de l’Intérieur de l’Union indienne ainsi qu’au gouvernement de l’État du Jammu-et -Cachemire, d’où il est originaire, pour examen et avis. La décision ultime quant à la commutation ou non de la peine de mort est toutefois du ressort du président de la République..."

The Association of Indian Progressive Study Groups (AIPSG) & TARAQQI ARCHIVE
2000-2001


VENEZUELA
Eléments de réponse à l’analyse collective de la défaite au Referendum sur la Réforme constitutionnelle
"Si l’on regarde les chiffres de l’élection, on peut noter que l’opposition augmente son score de 211.888 électeurs (soit 1.3% du corps électoral). Où sont donc passés les 759.826 électeurs qui avaient choisi de voter pour Podemos à l’élection présidentielle de décembre 2006 ? Où sont passés les soit disant partisans du général Baduel ? Où sont "les multitudes" d’étudiants surgis lors de la non-rénonvation de la concession hertzienne publique à RCTV et qui manifestaient contre la Réforme de la Constitution ?..." (Oulala)
Référendum du Venezuela : la presse française au service de la CIA
"L’instrumentalisation des médias dans les coups tordus de la CIA est une habitude qui remonte à la création de l’Agence elle même. Sans surprise, l’opération de déstabilisation du gouvernement du Venezuela à l’occasion du référendum sur la constitution utilise cette vieille méthode. Il n’y aurait donc, rien de neuf à l’ombre de la barbouzerie ? Si, une chose, tout de même. Pour la première fois nous avons assisté à une opération de manipulation de l’opinion publique, dûment munis du mode d’emploi délivré par...la CIA..." (Oulala)
"Operation tenaille"
Le plan de la CIA démasqué "Opération Tenaille" : une analyse de Eva GOLINGER
"Le fonctionnaire Steere précise que la CIA a suscité une campagne publicitaire pour le NON, avec un budget de plus de 8 millions de $ pour les opérations psychologiques, le payement des enquêteurs engagés par la CIA et la collaboration des agences et médias internationaux, en plus d’une équipe financée par la CIA et dirigée par Alberto Federico Ravell avec les journalistes et médias nationaux. Il mentionne le fait que la « désertion » du Général Raul Isaias Baduel et du parti « Podemos » pourrait « faire perdre à Chavez 6%» en faveur du OUI, quoiqu’ils n’aient pas eu d’impact supplémentaire depuis les déclarations initiales et qu’ils ne fassent pas partie du Plan en question.
Le bureau de la CIA au Venezuela recommande à son directeur les scénarios suivants comme réponses à l’inévitable victoire du OUI le 2 décembre prochain : « empêcher le référendum et/ou en contester les résultats même si on appelle en même temps à voter pour le NON ». Bien que les deux scénarios semblent contradictoires, le fonctionnaire Steere affirme que la « conjoncture politique du moment nécessite la combinaison des deux ». Plus avant, Steere souligne que pendant les quelques jours qui restent avant le référendum, « les activités visant à empêcher le référendum et en même temps préparer les conditions à la contestation de ses résultats » doivent être renforcées...
L’Opération a pour objectif final une insurrection armée au Venezuela, contre le gouvernement du Commandant Président Chavez, qui permette ensuite l’intervention des forces étasuniennes en territoire vénézuélien. En raison de la tension actuelle avec la Colombie, le gouvernement des Etats-Unis et le gouvernement colombien ont renforcé les forces spéciales et les bases militaires installées à proximité de la frontière avec le Venezuela. Dans l’Opération Tenaza, il est fait mention de deux pays : Bleu et Vert, où les Etats-Unis ont des bases pour opérations militaires. Le pays Bleu est maritime, ce qui indique que ce devrait être Curaçao, où les Etats-Unis entretiennent une base militaire sur l’aéroport international de Hato depuis 1999, qui a été renforcée en équipements, constructions et forces spéciales depuis un an et demi... " (Tlaxcala)
Venezuela, Jour J – le référendum constitutionnel du 2 décembre : socialisme démocratique ou contre-révolution impériale, James PETRAS
"Le 26 Novembre le gouvernement vénézuélien a rendu publique une note confidentielle de l'ambassade des USA à la CIA*, qui révèle de manière dévastatrice les opérations clandestines des USA et qui aura une influence sur le référendum de ce dimanche 2 décembre 2007.
a note envoyée par un fonctionnaire d'ambassade, Michael Middleton Steere, a été adressée au chef de la CIA, Michael Hayden. La note était intitulée « Avancer vers la dernière phase de l’Opération Tenaille » et fait le point sur l'activité d’une unité de la CIA portant l’acronyme HUMINT (Renseignement humain) qui est engagée dans l'action clandestine pour déstabiliser le prochain référendum et coordonner le renversement civilo-militaire du gouvernement élu de Chávez . Les sondages de l’ambassade et de la CIA concèdent que 57% des électeurs approuvent les amendements constitutionnels proposés par Chávez mais prévoient également une abstention de 60%..." (Tlaxcala)
La réforme constitutionnelle au Vénézuéla, article par article
"Pour offrir une bonne compréhension de la réforme constitutionnelle en cours au Venezuela (et pour éviter les écueils de l’information biaisée des agences de presse, qui ne se concentrent que sur les 3 ou 4 articles constitutionnels dont le sens perverti permet de créer un titre à sensations) je vous propose la liste des articles concernés, précédée d’une brève mise en situation. Que les lectrices et lecteurs acceptent ici mes excuses anticipées pour la longueur de l’article, mais l’énumération des articles m’a semblée un détour obligatoire.
la Constitution actuelle de la République Bolivarienne du Venezuela est en vigueur depuis décembre 1999. Un Projet de Réforme Constitutionnelle a été présenté par le Président Hugo Chavez le 15 août 2007. Il vise à consolider et à amplifier le processus bolivarien dans ses versants politiques, sociaux, économiques et culturels. Pour ce faire, ledit projet propose la révision de 33 articles sur les 350 que compte la Constitution vénézuélienne. Fidèle au caractère central accordé à la démocratie participative au Venezuela, le processus est passé par l’institution d’une Commission Mixte dont la tâche est d’expliquer les réformes aux citoyens, d’en débattre avec eux et de recueillir les propositions de révisions supplémentaires qui pourraient émerger de ces débats et rencontres. Cette Commission Mixte, composée de députés et de députées de l’Assemblée Nationale, a organisé des activités de ce type aux quatre coins du pays entre la fin du mois d’août et le milieu du mois d’octobre. De ces rencontres sont issues les propositions de modification de 25 nouveaux articles constitutionnels. A ces 58 articles s’ajoutent 11 dispositions transitoires qui portent le nombre de modifications à 69. L’Assemblée Nationale a approuvé la réforme proposée, ouvrant ainsi la voie à la soumission de l’ensemble de ces articles à référendum populaire le 2 décembre 2007..." (Oulala)
Cronología de la Reforma Constitucional (Ministère du Pouvoir Populaire, pour la Communication et l'Information & Vive)
La nueva geometría del poder, productividad en la endogeneidad
1er. Congreso Internacional de Comunicación y Socialismo del Siglo XXI. Ampliar la voz de los medios comunitarios
Discurso del Balcón del Pueblo, Presidente reelecto de la República Bolivariana de Venezuela, Hugo Chávez Frías
Chavez : provocateur peu diplomatique ou champion de l’anti-impérialisme ?
¡Viva la Revolución socialista! Hugo Chávez Frías
La Revolución ne será transmitida (vidéo en cinq parties, 1h15')
Les élections présidentielles du 3 décembre 2006 & Le pouvoir électoral, CONSEJO NACIONAL ELECTORAL, Artículo 296 Constitución de la República Bolivariana de Venezuela
Hugo Chavéz Presidente de Venezuela en la 61 Asamblea General ONU, 20/09/2006 (24 min. du discours historique d'Hugo Chavez aux Nations Unies, vidéo en deux parties)
"Venezuelan President Hugo Chavez Says the UN is too bad of shape to be reformed. He says it needs to be rebuilt on a new foundation reflecting the world of today. He also attacked the U.S. Government as being the American people's worst enemy.
Two reports by Jerry Piasecki
Report 1 - His view of UN reform.
Report 2 - His view of the American people. Full news conference available below..."
Discours de Hugo Chavez 61 ÈME ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU
"Représentants des gouvernements du monde, bonjour à tous. Tout d’abord, je voudrais très respectueusement inviter ceux qui n’ont pas lu ce livre à le lire.
Noam Chomsky, l’un des Américains et des intellectuels du monde les plus prestigieux, Noam Chomsky, et ceci est l’un de ces tout derniers ouvrages, Hegemony or Survival : The Imperialist Strategy of the United States. [L’hégémonie ou la survie : La stratégie impérialiste des Etats-Unis] [Chavez brandit le livre et l’agite en face de l’Assemblée Générale.] C’est un excellent livre qui nous aide à comprendre ce qui s’est passé dans le monde au cours du 20ème siècle, sur ce qui se passe aujourd’hui et sur la plus grande menace qui plane sur notre planète.
Les prétentions hégémoniques de l’Empire Américain mettent en danger la survie-même de l’espèce humaine. Nous continuons de vous alerter sur ce danger et nous en appelons au peuple des Etats-Unis et au monde à faire cesser cette menace, qui est une épée de Damoclès. J’avais pensé, un moment, vous faire la lecture de ce livre, mais pour des raisons de temps, [il fait tourner les pages du livre, qui sont nombreuses] je me contenterai de vous le recommander.
Il se lit facilement, c’est un très bon livre, et je suis sûr, Madame la Présidente, que vous le connaissez. Il a été publié en anglais, en russe, en arabe et en allemand. Je pense que les premiers qui devraient le lire sont nos frères et nos sœurs des Etats-Unis, parce que la menace se trouve exactement dans leurs propres foyers..."
Venezuela’s Chavez Says World Faces Choice Between US Hegemony and Survival
"The US has already planned, financed and launched a coup in Venezuela. And the US continues to support coup plotters in Venezuela. And they continue supporting terrorism against Venezuela.
President Michel Bachellet recalled a few days ago… pardon, I mean a few minutes ago… the terrible murder of the former Chilean Foreign Minster Orlando Letelier. I would only add the following: the guilty parties are free. Those responsible for that deed, in which a US citizen was also killed, are North Americans of the CIA. Terrorists of the CIA.
In addition, we here in this room must remember that in a few days it will be the 30th anniversary of that murder and of the horrible terrorist attack that blew up a Cubana de Aviación airplane in mid-flight killing 73 innocent people. And where is the worst terrorist of this continent, who admitted to being the intellectual author of the airplane sabotage? He was in prison in Venezuela for some years, but he escaped with the complicity of CIA officials and the Venezuelan government of that time. Now he is here living in the US, protected by the government even though he was convicted and he confessed. The US government has a double standard and protects terrorism.
These reflections are to demonstrate that Venezuela is committed to the fight against terrorism, against violence and works together with all people who struggle for peace and for a just world..."
Communicacion popular para la construccion del socialismo del siglo XXI
Congrès de soutien pour la ré-élection d'Hugo Chavez, Cologne 28/29 octobre 2006, appel posté par notre amie Cristina Castello (Buenos Aires, 11/09/06)
"Nous pensons que Chavez a fourni un appui essentiel à tous les peuples qui combattent pour leur libération nationale et sociale, particulièrement aux peuples arabes qui souffrent de l'occupation et de l'agression militaire caractérisant la politique internationale des USA et de leurs alliés. Par conséquent les mouvements démocratiques, anti-impérialistes et révolutionnaires en Europe doivent rendre la pareille en défendant et soutenant le processus bolivarien au Venezuela.
Dans l'esprit de l'internationalisme et marqué par la nécessité d'un front international contre l'impérialisme - défini comme un " mouvement alternatif anti-impérialiste " par Chavez au dernier Forum Social du Monde - un dialogue politique complet avec les représentants vénézuéliens a eu lieu. Ainsi la conscience des efforts pour défendre la souveraineté nationale vénézuélienne aussi bien que des tentatives de transformation vers le socialisme doit être renforcée. Nous essayerons de poursuivre cette tâche par une réunion anti-impérialiste mondiale au Vénézuéla..."
Monthly Review
Marta Harnecker's interviews with Hugo Chávez began soon after one of the most dramatic moments of Chávez's presidency the failed coup of April 2002, which ended with Chávez restored to power by a massive movement of protest and resistance.


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