Luttes anti-mafia
Cette rubrique soutient le combat anti-mafia du Centro
Siciliano di Documentazione "Giuseppe Impastato" de Palerme
et les nombreux mouvements italiens ou sites internationaux de lutte anti-mafia.
Etat
des luttes contre le crime organisé mafieux
Pour la liberté de la recherche et de la
presse dans la lutte contre la mafia.
Entretien exclusif avec le Professeur Santino, Président de CSD
"Giuseppe Impastato", Palerme, réalisé
par Chistian Pose, traduit de l'italien par Nathalie Bouyssès.
Cronologia dei
fatti di mafia ... Fonti: 'Giornale di Sicilia', 'la Repubblica',
'Corriere della Sera', 'La Stampa'; actualité de la lutte anti
mafieuse, archives du CSD

Forum Social Anti Mafia, Felicia & Giuseppe Impastato
“L’alleanza
e il compromesso, mafia e politica dai tempi di Lima e Andreotti ai nostri
giorni”, Umberto Santino, editore Rubbettino, 1997
29 Mars 2006 [ Communiqué ]
Linked222 soutient le Professeur Umberto Santino, sociologue et criminologue
sicilien spécialiste du crime organisé mafieux, Président
du CSD-Centro Impastato de Palerme, accusé/condamné par
le Tribunal de Palerme pour diffamation envers l'ex-ministre Calogero
Mannino (D.C. sicilienne), arrété pour association mafieuse
en février 1995, comdamné à 5 ans et 4 mois de réclusion
et incarcéré pendant neuf mois ....
Bien que condamné une première fois en 2001 à payer
15 millions de lires d'amende et bien qu'ayant fait aussitôt appel
auprès de cette même juridiction le Professeur Umberto Santino
sera condamné une nouvelle fois le 15 mai 2005, rejet du recours
et sentence confirmée par la Cour d'appel de Palerme le 1er février
2006, à verser une somme de 7500 euros.
Nous ne pensons toujours pas, comme tous les amis des libertés
civiles d'Impastato, du Forum Social Anti-Mafia, d'Arci, de Libera alors
que la grande criminalité mafieuse et institutionnelle exerce toute
sa puissance sur le gouvernement italien quasi privatisé de Silvio
Berlusconni, premier magistrat du pays, que ces accusations soient fondées.
Nous pensons au contraire, en appui sur de nombreux lecteurs de nombreux
pays, que cette condamnation est une atteinte grave à la liberté
de la recherche sur le crime organisé mafieux, une atteinte grave
à l'honorabilité et à l'intégrité scientifique
du Professeur Umberto Santino et de Centro Impastato. Nous nous associons
à la volonté civile de réforme de la législation
italienne en matière de diffamation et de défense de la
liberté d'information et de recherche sur le crime organisé
mafieux.
Le Professeur Umberto Santino témoigne solidarité et sympathie
envers les efforts de recherche en information de Linked222 et associe
le site, non sans générosité et bienveillance, à
sa lutte non violente, civile et citoyenne contre le crime organisé
mafieux.
Historique de Centro Impastato
Le Centre sicilien de documentation "Giuseppe Impastato"- Palerme.
Le
Centre sicilien de documentation est le premier centre d'études
sur la mafia né en Italie. Fondé en 1977 par Umberto Santino,
il s'est formellement constitué en Association culturelle en mai
1980 et a pris le nom du militant de la Nouvelle gauche, Giuseppe Impastato,
assassiné par la mafia le 9 mai 1978. Depuis 1998, le Centre est
une Organisation à but non lucratif.
Le Centre a pour but de développer
la connaissance du phénomène mafieux et autres phénomènes
assimilables, au niveau national et international ; de promouvoir des
initiatives dans le but de combattre de tels phénomènes
; d'élaborer et de diffuser une culture juste de la légalité,
du développement et de la participation démocratique. Les
activités suivantes sont destinées à de telles fins
: recueillir du matériel à caractère politique, économique,
historique, sociologique ; mener des études et des recherches ;
promouvoir les initiatives culturelles (conférences, séminaires,
débats, expositions etc.) ; publier des livres, brochures et documentations
diverses.
Au cours de ses activités, le Centre,
entièrement autofinancé, a créé une bibliothèque,
une hémérothèque et des archives spécialisées
sur la mafia et autres formes de criminalité organisée ;
il a élaboré des études et des recherches, des bibliographies
et du matériel de documentation ; développé des activités
d'information et d'éducation dans les écoles et les instituts
universitaires, en Italie et à l'étranger ; promu des initiatives
de mobilisation (à commencer par la manifestation nationale contre
la mafia, la première de l'histoire italienne, qui s'est déroulée
en mai 1979) et d'agrégation sociale et a eu un rôle décisif
dans l'enquête sur le meurtre Impastato. Avec le projet de recherche
Mafia et société, le Centre a entrepris une analyse scientifique
du phénomène mafieux, menant des recherches sur l'homicide
à Palerme, les entreprises mafieuses, le trafic international des
drogues, le rapport mafia-politique et le mouvement anti-mafia.
Le Centre s'est également employé
dans le mouvement pour la paix, contre la globalisation néo libre-échangiste
et pour une globalisation de la participation démocratique et des
droits de l'homme.
Analyses
du crime organisé mafieux en français du Professeur Umberto
Santino - Centro Impastato
Somme des articles
en Italien d'Umberto Santino - Centro Impastato
Quelques ouvrages d'Umberto Santino
L'impresa Mafiosa. Dall'Italia agli Stati Uniti
di Giovanni La Fiura, Umberto Santino
edito da Franco Angeli, 1992
La democrazia bloccata. La strage di Portella della Ginestra e
l'emarginazione delle sinistre
di Umberto Santino edito da Rubbettino, 1997
La mafia interpretata
di Umberto Santino edito da Rubbettino, 1996
La violenza programmata. Omicidi e guerre di mafia a Palermo dagli
anni '60 ad oggi
di Giorgio Chinnici, Umberto Santino
edito da Franco Angeli, 1989
L’alleanza e il compromesso
di Umberto Santino edito da Rubbettino, 1997
Oltre
la legalità. Appunti per un programma di lavoro in terra di mafie
di Umberto Santino edito da Centro Siciliano
di Documentazione G. Impastato, 1997
Storia del movimento antimafia. Dalla lotta di classe all'impegno
civile
di Umberto Santino edito da Editori Riuniti, 2000
· Bibliografia/ Archivio
900 Storia del crimine organizzato, 'Ndrangheta, Camorra, Mafia, Sacra
Corona Unita, Mafia dei colletti bianchi...
Le Centre
Sicilien de Documentation " Giuseppe Impastato
Giuseppe
Impastato : l'activité, le crime, l'enquête et son déroulement
"Né à Cinisi, dans la province de Palerme, le 5 janvier
1948, au sein d'une famille mafieuse (son père, Luigi, avait été
exilé pendant la période fasciste, son oncle et d'autres
membres de sa famille étaient des mafieux et le beau-frère
de son père était le chef de la mafia, Cesare Manzella,
tué par une Giulietta chargée de TNT en 1963).
Jeune homme, il rompt avec son père,
qui le chasse de la maison, et s'engage dans une activité politico-culturelle
anti-mafieuse. En 1965, il fonde le journal “L’Idea socialista”
et adhère au PSIUP. À partir de 1968, il participe, en tant
que dirigeant, aux activités des groupes de la Nuova Sinistra.
Il accompagne les luttes des paysans expropriés par la construction
de la troisième piste de l'aéroport de Palerme, sur le territoire
de Cinisi, celles des ouvriers du bâtiment et des chômeurs.
En 1975, il crée le groupe “Musica e cultura”, qui
propose des activités culturelles (ciné-club, musique, théâtre,
débats, etc.) ; en 1976, il fonde “Radio Aut”, une
radio libre autofinancée, grâce à laquelle il dénonce
les crimes et les affaires des mafieux de Cinisi et de Terrasini, principalement
ceux concernant le chef de la mafia, Gaetano Badalamenti, qui avaient
un rôle de premier plan dans le trafic international de la drogue,
par le biais du contrôle de l'aéroport. Le programme le plus
suivi était “Onda pazza”, émission satirique
qui raillait les mafieux et les politiques.
En 1978, il se porte candidat aux élections
municipales sur la liste Democrazia Proletaria. Il est assassiné
dans la nuit du 8 au 9 mai 1978, au cours de la campagne électorale,
par une charge de TNT placée sous son corps qui avait été
préalablement allongé sur la voie ferrée. Les électeurs
de Cinisi votent pour lui, réussissant à l'élire
au Conseil Municipal. Presse, forces de l'ordre et magistrature parlent
d'acte terroriste dans lequel l’auteur de l'attentat aurait été
la victime et, suite à la découverte d'une lettre écrite
de nombreux mois auparavant, de suicide. Grâce à l'activité
de son frère, Giovanni, et de sa mère, Felicia Bartolotta
Impastato, qui rompent publiquement avec la parenté mafieuse, de
ses camarades militants et du Centre sicilien de documentation de Palerme,
qui a vu le jour en 1977 et qui en 1980 devait prendre le nom de Giuseppe
Impastato, le crime est reconnu d'origine mafieuse et sur la base des
témoignages recueillis et des déclarations présentées,
l'enquête judiciaire est réouverte...."
De "La mafia in casa mia" à "Les Cent pas"
by Umberto Santino (Film)
"Le film a le mérite de présenter à un public
beaucoup plus vaste que celui que nous avons réussi à atteindre
jusqu'à présent, une histoire qui, contrairement à
ce que nous avons lu ou entendu, n'est en rien provinciale, mineure ou
datée. Cette histoire, la mère de Peppino Impastato, Felicia
Bartolotta, l'avait déjà racontée dans un livre publié
en 1986, La mafia in casa mia, dans lequel elle retraçait ses rapports
entre un mari mafieux et un fils rebelle, expliquant son renoncement à
la vengeance et réaffirmant sa quête de justice tout en ne
se résignant pas à ne pas l'avoir obtenue pendant de longues
années. Un des camarades de Peppino, Salvo Vitale, l'avait racontée
dans le livre Nel cuore dei coralli, et Claudio Fava l'avait proposée
à nouveau dans un reportage télévisé repris
dans les pages du livre Cinque delitti imperfetti, puis ce fut Luciano
Mirone dans un chapitre du livre Gli insabbiati ainsi que des dizaines
de journalistes ayant interviewé la mère, toujours prête
à témoigner et à dénoncer. Vingt-deux ans
de mots, d'images, qui n'ont certes pas atteints le public comme peut
l'atteindre un film primé à Venise et ayant connu un grand
succès, mais qui ne peuvent être effacés par l'absence
de mémoire de ceux qui ont parlé de "crime oublié"
ou de "vingt ans de silence...
Si l'histoire d'Impastato et de ses camarades est emblématique
d'une époque de protagonisme et de luttes constituant le meilleur
de 68 et non sa version provinciale en lambeaux, l'histoire de l'après
crime ne l'est pas moins. Avec la mort d'Impastato commence une aventure
semée de fausses pistes, d'inerties, de retards des forces de l'ordre
et de la magistrature, mais aussi le grand engagement de sa mère,
de son frère, de ses camarades restés sur la brèche,
dont certains ont consciemment risqué leur vie, et le nôtre
avec le Centre sicilien de documentation, né en 1977 et dédié
à Impastato que beaucoup considéraient comme un terroriste
maladroit et désespéré. L'année qui suivit
l'assassinat, nous avons organisé, avec Democrazia Proletaria,
une manifestation nationale contre la mafia, la première de l'histoire
italienne, et à l'époque parler de mafia en dehors de l'horizon
limité de la Sicile suscitait un fantasme inconnu et impalpable.
Et pourtant, ils furent deux mille à venir de tout le pays. Comme
on peut le constater en parcourant les pages du volume dans lequel nous
avons recueilli les actes judiciaires (L'assassinio e il depistaggio),
l'enquête qui avait été hâtivement classée
fut rouverte, puis refermée et rouverte plusieurs fois et nous
sommes finalement arrivés à des résultats impensables
il y a encore quelques années. L'associé de Badalamenti,
Vito Palazzolo, a été condamné le 5 mars 2001 à
trente ans de réclusion et Badalamenti a été condamné
le 11 avril 2002 à la prison à perpétuité...."
Mafia,
entreprise et système relationnel by Umberto Santino
Journées d'étude sur la mafia, Université Paris I
Paris, Maison des Sciences Economiques
5 et 6 juillet 2001
"L'entreprise est l'un des terrains les plus significatifs sur lequel
s'exerce et s'affirme l'emprise territoriale des groupes criminels de
type mafieux, sur lequel se reproduit et se développe leur système
de relations et se réalise la pénétration dans le
tissu de l'économie légale.
On peut parvenir à ces conclusions à travers l'étude
de quelques cas emblématiques se situant dans une période
de temps qui va des années cinquante à nos jours.
Les cas examinés nous permettent d'affirmer que l'entreprise mafieuse
marque une continuité substantielle en ce qui concerne certains
aspects essentiels pour comprendre le phénomène mafieux
: sa capacité d'adaptation, l'articulation du système relationnel
sans lequel la constitution de l'entreprise et son activité seraient
impossibles.
Depuis les années soixante-dix, l'augmentation de l'accumulation
illégale assure une dotation financière notable et les activités
entrepreneuriales assument souvent la fonction de recyclage du capital
illégal. Il ressort de la recherche publiée dans l'ouvrage
L'impresa mafiosa que beaucoup d'entreprises n'existent que sur le papier
et ne sont qu'un paravent de l'accumulation illégale.
Le rôle des banques s'avère toujours fondamental au niveau
de l'octroi de crédit et, à partir d'un certain moment,
surtout pour les opérations de recyclages, ainsi que les adjudications
de travaux publics.
Le système relationnel est formé par des liaisons, presque
toujours durables dans le temps et souvent formalisées à
travers l'implication dans l'activité d'entreprise ou sous la forme
de conseil, avec des entrepreneurs, des intermédiaires (en particulier
géomètres, ingénieurs, architectes, conseillers commerciaux)
et des administrateurs publics et politiques.
Cet ensemble d'individus en rapport de collaboration avec des chefs mafieux
se situe comme fraction de la classe dominante qui peut être classée
comme " bourgeoisie mafieuse " sur la base de deux ordres de
raison : le premier est la communauté d'intérêts,
le deuxième le partage de codes culturels.
L'évolution de la mafia et des rapports avec les individus formant
le système relationnel entremêle continuité et transformation,
sur la base d'une culture fondée sur l'élasticité,
en apparente contradiction avec des rigidités formelles rituellement
exhibées. L'étude de l'entreprise est aussi intéressante
du point de vue de la structuration. Souvent, on trouve dans les sociétés
des noms de femmes, parentes de mafieux ou d'entrepreneurs. Il reste à
voir si celles-ci n'ont eu qu'un rôle de prête-nom ou bien
une fonction active. Ceci renvoie de manière plus générale
au rôle des femmes dans l'association mafieuse, formellement mono-sexuelle,
mais en réalité dotée d'un degré notable d'élasticité
également sous ce profil, comme on peut le déduire d'un
matériel judiciaire et journalistique toujours plus abondant...
Entreprise mafieuse et marché
Dans la recherche publiée dans l'ouvrage L'impresa mafiosa, lors
de l'analyse des rapports entre mafia et marché, j'invitais à
amorcer une réflexion sur des phénomènes jusqu'alors
inédits, ou marginaux, pour l'économie officielle, comme
ceux étiquetés sous le nom d'" économie souterraine
" ou " économie criminelle ". Par la suite, les
économistes ont accordé une certaine attention à
ces phénomènes mais, aujourd'hui encore, les évaluations
courantes se limitent à répéter des jugements stéréotypés,
du type : la mafia altère les lois du marché par le recours
à la violence et à la violation des règles de la
concurrence. Evidemment, on ne peut pas ne pas être d'accord avec
l'individuation de la spécificité de l'action mafieuse dans
l'usage de la violence privée et dans la non reconnaissance du
monopole étatique de la force (la mafia utilise l'homicide comme
une peine de mort pour qui n'observe pas ses codes comportementaux ou
fait obstacle à ses activités)..."
Mafia,
crime transnational et mondialisation by Umberto Santino
Colloque international : Défaire le développement, Refaire
le monde
Atelier 2. L'économie criminelle : avenir ou vérité
du développement ?
Paris, 28 février - 3 mars 2002
Le modèle mafieux et le paradigme de la complexité
"Selon la Convention des Nations Unies contre la criminalité
transnationale organisée, signée à Palerme en décembre
2000, un groupe criminel organisé désigne "un groupe
structuré de trois personnes ou plus existant depuis un certain
temps et agissant de concert dans le but de commettre un ou plusieurs
crimes graves (…) pour tirer, directement ou indirectement, un avantage
financier ou un autre avantage matériel".
Cette définition ressemble
à bien des égards à celle de la loi anti-mafia italienne,
approuvée en 1982, définissant pour la première fois
l'association criminelle de type mafieux :
L'association est de type mafieux
lorsque ceux qui en font partie se servent de la force d'intimidation
du lien associatif ainsi que des conditions d'assujetissement et de la
loi du silence (omertà) qui en dérive, pour commettre des
crimes, pour acquérir, de façon directe ou indirecte, la
gestion ou le contrôle d'activités économiques, concessions,
autorisations, adjudications et services publics, ou pour réaliser
des profits ou des avantages injustes en soi ou pour les autres.
L'idée de mafia en tant qu'association
criminelle ou entrepreurial, si elle saisit certains aspects essentiels
du phénomène mafieux, n'est cependant pas, à mon
avis, exhaustive. J'ai proposé, afin d'en obtenir une représentation
adéquate, l'adoption d'un "paradigme de la complexité",
basé sur la relation fonctionnelle existant entre les divers aspects
: crime, accumulation, pouvoir, code culturel, consensus social.
Selon cette hypothèse, la mafia
n'est pas seulement une association criminelle pas plus qu'elle n'agit
comme une entreprise, mais c'est aussi un sujet politique qui exerce un
pouvoir qui lui est propre (la domination territoriale) et qui interagit
avec les systèmes institutionnels étatiques et politiques....
Le mouvement anti-mondialisation et le mouvement anti-mafia: de la contestation
au projet
Ces derniers mois, le mouvement contre
la mondialisation néo-libérale a fait des pas en avant en
passant des manifestations de protestation à l'élaboration
d'un projet. Les forums de Gênes et de Porto Alegre ont entamé
l'élaboration d'un programme sur des questions fondamentales telles
que la paix, la légalité internationale, la mondialisation
des droits, la protection de l'environnement, la création de structures
de liaison internationale (la dénommée "mondialisation
par le bas").
En Sicile, le mouvement anti-mafia est aussi vieux que la mafia.
Au début, à l'époque du mouvement paysan, la lutte
contre la mafia était un aspect spécifique de la lutte des
classes. Ces dernières années, après les massacres
des années'90, on a constaté l'implication, sous formes
variées, d'associations de la société civile, implication
étendue à tout le territoire national, même si de
manière discontinue et inégale.
Si nous analysons le mouvement anti-mafia
contemporain à la lumière des réflexions sur les
mouvements sociaux, nous pouvons dire que c'est un mouvement particulier
caractérisé par un comportement dualiste vis-à-vis
du système. Ce n'est pas une contestation globale, anti-systémique.
Il vise à défaire la complicité que les institutions
et le contexte social entretiennent avec les groupes criminels. C'est
là que réside intégration et conflit. Alors que le
mouvement paysan s'inscrivait dans une perspective globale, à l'époque
représentée par le socialisme, le mouvement anti-mafia contemporain
s'inscrit dans un contexte dominé par la crise des perspectives
globales et partage avec les autres mouvements sociaux, les limites de
la partialité et de la précarité.
Aujourd'hui, face à la planétarisation du crime, le problème
est de trois ordres : la mondialisation de la mobilisation de la société
civile sur des terrains spécifiques (analyse, éducation,
engagement éthico-social) est-elle possible ? Peut-on inscrire
dans un engagement d'ensemble la lutte anti-mafia ? Enfin, cette dernière
doit-elle assumer les caractères d'un mouvement anti-systémique
?...
Mon engagement personnel et celui du Centre sicilien de documentation,
que j'ai fondé il y a 25 ans, ont pour objectif de créer
un lien entre le mouvement anti-mafia et le mouvement anti-global. ..."
Histoire
des luttes contre la mafia by Umberto Santino
Selon une idée répandue, la lutte contre la mafia en Sicile
n'aurait commencé qu'après les tragédies de Capaci
et de la Rue D'Amelio en 1992, où, avec huit gardes du corps, ont
péri les juges Giovanni Falcone, Francesca Morvillo et Paolo Borsellino.
En réalité, la lutte contre la mafia est aussi vieille que
la mafia elle-même; elle a commencé dans les années
1980, avec la première vague du mouvement des paysans.
Jusqu'à la fin des années
1950, la lutte contre la mafia en Sicile se présentait comme un
conflit social; ces dernières années, elle présente
la forme d'un combat civil. C'est ce que nous voudrions illustrer ici....
- Des années 1890 jusqu'aux années 1950, c'est le mouvement
paysan qui, d'abord dirige par le Parti socialiste et ensuite par le Parti
communiste, a combattu la mafia. La première vague du mouvement
paysan, celle des Fasci siciliens de 1892-1894, se battait pour la réforme
agraire et la conquête des administrations communales ; elle s'est
durement affrontée à la mafia, alliée des grands
propriétaires terriens et de l'armée, comme en témoignent
les quelque cent victimes qu'a laissées ce conflit. Apres la défaite
des Fasci, un million de Siciliens émigrèrent, surtout vers
le Etats-Unis...
-Pendant les années 1960 et 1970, la mafia s'intéresse au
développement des villes (spéculation immobilière)
et à l'argent public (appels d'offres pour les travaux publics)
que gèrent l'Etat et la Région sicilienne, dotée
en 1946 d'un autonomie spéciale ; elle s'allie alors avec les partis
de gouvernement, surtout avec la Démocratie chrétienne.
Au cours de cette période, la lutte contre la mafia est le fait
de minorités et relève surtout des institutions publiques.
Lorsque les rues de Palerme furent ensanglantées par une véritable
guerre engagée par la mafia pour contrôler le marche immobilier
et les trafics illégaux, une commission parlementaire fut constituée
pour enquêter sur la mafia (1963)...
-En 1977 est créé le premier centrer d'étude sur
la mafia en Italie, le Centre sicilien de documentation " Giuseppe
Impastato ", du nom d'un militant de la lutte contre la mafia assassiné
en mai 1978.
- Apres la chute du mur de Berlin, l'Italie est entrée dans
une transition entre ce que l'on peut appeler la Première et la
Seconde République. Les deux grands partis qui avaient dominé
la scène politique pendant un demi-siècle disparaissent
: la Démocratie chrétienne a éclaté d'abord
en deux partis, puis en trois ; le Parti communiste italien s'est transformé
en Parti démocratique de la gauche (PDS), mais certains de ses
membres ont créé le Parti de la refondation communiste.
En 1996, une coalition de centre gauche, dominée par le PDS et
soutenue par les néo-communistes, a formé un gouvernement.
Dans cette phase, la mafia subit les chocs en retour de la vague de violence
de 1992-1993. Car en 1992, les tueries de Capaci et de la rue D'Amelio
ne furent pas isolées ; auparavant avait été tué
Salvo Lima, un proche d'Andreotti, qui avait dominé la Démocratie
chrétienne sicilienne pendant plusieurs années et était
député au Parlement européen ; et l'année
1993 avait vu les carnages de Florence et de Milan, qui firent dix victimes,
ainsi que des attentats contre des monuments et deux églises à
Rome. Ces crimes se produisirent alors que prenait fin l'époque
où la Démocratie chrétienne faisait le lien avec
le monde politique institutionnel ; ils marquèrent aussi la naissance
de la Seconde République.
La mafia paie durement son recours à une telle spirale criminelle
: en réponse à l'escalade de la violence, de nouvelles lois
d'exception sont votées pour lutter contre la mafia ; on interpelle
Riina, que l'on considère comme le chef des chefs, mais qui est
en fait le responsable des actions violentes, ainsi que d'autres capimafia
; de nouveaux procès ont lieu et de nouvelles condamnations sont
prononcées : En septembre 1995 s'ouvre à Palermo le procès
de Giulio Andreotti, l'homme qui, après avoir été
pendant un demi-siècle au centre de la vie politique nationale,
se trouve accuse d'association mafieuse. ..."
Mafia
entre première et deuxième République
by Umberto Santino
"Par les élection des 27 et 28 mars 1994, qui se sont déroulées
pour la première fois au scrutin uninominal, majoritaire, l'Italie
est officiellement passée de la Première à la Deuxième
République.
Si la Première République
a été gouvernée pendant presqu'un demi-siècle
par la Démocratie Chrétienne, la Deuxième est née
avec une nette tendance à droite, concrétisée par
une coalition entre la Ligue du Nord qui veut diviser l'Italie en trois
grandes régions, Forza Italia organisation politique créée
en deux mois et Alliance nationale, nouveau nom du parti néofasciste.
Pour l'instant, le premier parti est Forza Italia créé par
celui qui détient le monopole des télévisions privées,
Silvio Berlusconi, membre de la loge maçonnique P2, grand entrepreneur
qui doit son ascension à la protection des leaders des parts politiques
de gouvernement, et, avant tout, de l'ex-leader du parti socialiste, Bettino
Craxi, exemple type de ce que la Première République avait
de pire. Berlusconi apparaît pourtant le champion du renouveau,
et, en peu de temps, a rempli le vide laissé au centre par la crise
de la DC, en utilisant toutes les ressources de la politique spectacle,
et en se servant du réseau de la Fininvest, holding dont font partie
plus de cent sociétés. Encore une fois, les forces de gauche,
rassemblées dans la Formation progressiste dont la victoire était
certaine quelques mois encore avant les élections, ont été
relégués dans l'opposition.
Quel sera le rôle de la mafia
et des forces qui lui sont liées dans le nouveau contexte politique
? Les conditions de la lutte contre elle se sont-elles améliorées
ou ont-elles empiré ? Que deviendront les enquêtes engagées
à propos du rapport entre mafia et politique,qui ont pour objet
de rechercher les responsabilités d'hommes politiques liés
a la mafia, à commencer par l'ex-président du conseil et
homme symbole du pouvoir, Giulio Andreotti ?"...
Mafias et trafics de drogue : le cas paradigmatique et controversé
de Cosa Nostra sicilienne by Giuseppe Muti
Cosa Nostra sicilienne: un centre de pouvoir criminel
"En 1986, 475 associés de Cosa Nostra sont mis en cause tous
ensembles au cour du " Maxi-procès " de Palerme. 344
d'entre eux sont condamnés pour un total de 2.655 années
de prison pour cause d'appartenance à l'organisation mafieuse ou
pour trafic de drogue. Les 8.607 pages de l'acte d'accusation démontrent
pour la première fois l'existence de l'organisation mafieuse sicilienne
- jusqu'alors controversée voire niée - et son engagement
dans les trafics internationaux des drogues. La sentence représente
Cosa Nostra comme: 1) une forme de contre pouvoir de par sa nature criminelle;
2) une forme de pouvoir dissimulé dans la société
et capable de s'adapter aux changements historiques; 3) un ordre juridique
qui partage avec l'État-nation certains caractères fondamentaux
tels que le territoire, le code et un groupe d'affiliés qui s'y
conforment ou s'y adaptent; 4) un centre d'influence qui programme et
réalise des plans d'expansion géographique et de renforcement
de son rôle aux différentes échelles.
Ces caractéristiques doivent être approfondies si l'on veut
démontrer la dimension géopolitique de cette organisation
mafieuse qui la différencie des organisations criminelles classiques.
Comme Umberto Santino l'explique dans son " paradigme de la complexité
", le mot " mafia " définit ces organisations criminelles
qui : 1) agissent à l'intérieur d'un contexte relationnel
vaste et ramifié, 2) configurent un système de violence
et d'inégalité destiné à l'accumulation des
capitaux et à l'acquisition et la gestion de positions de pouvoir,
3) usent d'un code culturel, 4) jouissent d'un relatif consensus social.
Le contexte relationnel mafieux, composé de rapports de parenté,
d'amitié, d'intérêt, de contiguïté et
de complicité, est en mesure de s'affirmer dans des conditions
de développement économique comme de sous-développement.
Le bloc social qui en dérive est hiérarchiquement organisé
à travers toute la société: des catégories
sociales les plus pauvres, excellent bassin de recrutement pour la main-d'œuvre,
jusqu'à ce véritable pactum sceleris entre les plus hautes
sphères du pouvoir politique et économique, la haute société
et les sommets de l'organisation mafieuse: une sorte de club privé
que le sociologue palermitain qualifie de " bourgeoisie mafieuse
...
Les revenus de la drogue passeport pour la globalisation
Pour réussir dans le trafic de drogue, la mafia sicilienne s'est
révélée en mesure de transformer au besoin son organisation
interne, tout comme la structure opérationnelle des trafics, selon
des schémas qui démontrent encore leur efficacité
après un demi-siècle. Cinquante ans avant la chute du mur
de Berlin, le réseau primitif de Lucky Luciano fonctionnait déjà
comme une entreprise mondialisée. Dès la fin des années
60, en outre, l'organisation mafieuse du trafic de drogue par excellence
a crée le premier réseau moderne de blanchiment d'argent.
Cosa Nostra a donc précédé, jusqu'à peut-être
l'inspirer, la mondialisation du capital financière et spéculative..."
Forum social anti-mafia
: La Memoria e il Progetto, mai 2005, Palerme (CSD)
Peppino Impastato (en mémoire
de Giuseppe Impastato)
ANTIMAFIA
DUEMILA (informations sur Cosa Nostra)
Assassinat
de Fransesco Fortugno, vice-président de la région calabraise,
17-10-2005
Pietro Grasso, nouveau procureur antimafia (DNA), 12/13-10-2005
Cosa Nostra Homepage
Omicron (observatoire milanais
sur le crime organisé du Nord)
Addiopizzo
Addiopizzo
è un movimento aperto, fluido, dinamico; è formato da tutte
le donne e gli uomini, i ragazzi e le ragazze, i commercianti e i consumatori
che si riconoscono nella frase "Un intero popolo che paga il pizzo
è un popolo senza dignità"."Un peuple entier qui
paie le +pizzo+ (impôt mafieux) est un peuple sans dignité."
Addiopizzo è anche un'associazione di volontariato espressamente
apartitica e volutamente "monotematica", il cui polo d'attrazione
è la lotta alla mafia, e in particolare al racket delle estorsioni.
Le courage de Palerme: "La
fabuleuse histoire des étudiants de Palerme contre le racket mafieux"
"Poussés par une bande d'étudiants déterminés
à secouer leurs aînés et à sortir le racket
mafieux du silence, une centaine de commerçants de Palerme (Sicile)
ont décidé de briser l'omerta et d'afficher publiquement
leur "non" à l'extorsion.
Boutique de vêtements, pizzerias, agences de voyage ou services
aux entreprises, plus d'une centaine de gérants s'engagent désormais
publiquement à refuser le racket mafieux et à dénoncer
d'éventuels extorqueurs.
Et si tous savent qu'en 1991, à une époque où Cosa
Nostra faisait parler volontiers les armes, l'entrepreneur Libero Grasso
avait payé de sa vie ce genre de bravade, les rebelles ont accepté
que les noms de leurs enseignes, leurs adresses et numéros de téléphone
soient consultables sur internet (www.addiopizzo.org).
"Je ne me sens pas courageuse, juste cohérente. Même
si je n'ai jamais eu de problème de racket dans ma petite boutique,
j'ai voulu adhérer pour lutter contre un tabou et faire en sorte
qu'on puisse parler librement du +pizzo+", explique Loredana Fulco,
45 ans, tablier jaune et mains farineuses, près du plan de travail
où elle façonne ses pâtes fraiches..."
Avviso Pubblico.
Enti locali
per la formazione civile contro le mafie è una rete
di Amministratori di Comuni, Province, Regioni e Comunità Montane
nata nel 1996 per promuovere azioni di prevenzione e contrasto all'infiltrazione
mafiosa nel governo degli enti locali e per aggregare, tra questi ultimi,
quelli che hanno manifestato o manifestano il loro interesse verso percorsi
di educazione alla legalità democratica.
L'Associazione in questi anni ha svolto diverse attività tra le
quali si rammentano la collaborazione con Libera per la realizzazione
della Giornata della memoria e dell'impegno e della Carovana antimafie
, la pubblicazione di Quaderni di documentazione, la collaborazione con
enti e associazioni per la realizzazione di progetti finalizzati a promuovere
la cittadinanza e la partecipazione tra i giovani.
I rappresentati dell' Ufficio di Presidenza , inoltre, hanno partecipato
e partecipano ad incontri e dibattiti pubblici in tutta Italia, organizzati
dall'Associazione stessa, da enti ad essa associati o da altre istituzioni
e associazioni.
Attualmente Avviso Pubblico conta quasi cento soci ed il suo Presidente
è il dottor Andrea Campinoti, sindaco del Comune di Certaldo (FI).
Comuni
sciolti per infiltrazione mafiosa. Intervista a Piero Grasso
«Un tempo la mafia uccideva i candidati, oggi si infiltra».
Inizia così l'intervista concessa dal Procuratore Nazionale Antimafia,
Piero Grasso, al Quotidiano Avvenire del 24 maggio 2006.
Il magistrato palermitano torna ancora una volta a parlare dei rapporti
tra mafia e politica. Lo aveva già fatto prima delle elezioni politiche
del 9 e 10 aprile scorso, quando avevo lanciato un appello a tutte i partiti
affinché non candidassero persone sospettate di rapporti con i
mafiosi oppure oggetto di attenzione da parte della magistratura.
Il Procuratore Nazionale Antimafia annuncia di aver istituito presso la
Direzione Nazionale Antimafia un apposito gruppo di studio sui comuni
sciolti per infiltrazione mafiosa. Questi risultano essere 141 dall'entrata
in vigore della legge 22 luglio 1991, n. 221, attualmente confluita nel
d.lgs 18 agosto 2000, n. 267, recante il Testo unico delle leggi sull'ordimento
degli enti locali (artt. 143, 144, 145, 146)..."
Interview WEB TV TELE IRIDE, Forum Nazionale Contro la mafia
Piero Grasso, Procuratore
Nazionale Antimafia
L'infiltrazione
della criminalità organizzata nell'economia locale.
Il Comune di Polistena, in collaborazione con Avviso Pubblico e il coordinamento
locale di Libera, ha organizzato una due giorni sul tema delle mafie e
della legalità....
Libera Home Page (association contre la mafia)
LIBERA.
ASSOCIATIONS, NOMS ET CHIFFRES CONTRE LES MAFIAS
"Libera est née en 1995 avec l’intention de réunir
et de représenter toutes les réalités (associatives
ou non) qui interviennent territorialement pour combattre les organisations
mafieuses.
Aujourd’hui Libera est une organisation regroupant plus de 1.200
groupes, associations, écoles et particuliers qui ont décidé
de partager cet important engagement civil en faveur de la création
d’une société alternative aux mafias..."
Ciao Felicia
Tre giorni per ricordare
Felicia Bartolotta Impastato, mamma di Peppino Impastato e
cittadina onoraria di Anzola dell’Emilia 6, 7, 10 giugno 2006
"Felicia Bartolotta Impastato (24 maggio 1916 - 7 dicembre 2004)
era moglie di Luigi
Impastato, parente e amico di mafiosi. La sua è stata una vita
emblematica: divisa tra il
marito e il figlio, dopo l’assassinio di Peppino, ha rigettato la
cultura mafiosa della vendetta,
costituendosi parte civile nel procedimento contro i responsabili dell’omicidio,
sostenuta
dal figlio Giovanni, dalla nuora Felicetta, dai compagni di Peppino e
dal Centro di
Documentazione dedicato a Peppino Impastato. Un impegno quotidiano che
è riuscito a
smantellare la montatura che voleva Peppino terrorista e suicida, avvallata
da
rappresentanti delle forze dell’ordine e della magistratura con
il depistaggio delle indagini,
come è stato confermato dalla Relazione della Commissione Parlamentare
Antimafia
approvata nel 2000. In tutti questi anni Felicia è stata un punto
di riferimento e la sua casa
è diventata una sorta di santuario laico. Alla vicenda di Peppino
e di Felicia è stato dedicato
il film "I cento passi" di Marco Tullio Giordana, vincitore
del leone d’oro al festival di
Venezia per la migliore sceneggiatura..."
Narcomafie Home Page
Narcomafie est une revue mensuelle, réalisé par le Gruppo
Abele, d’études approfondies sur le phénomène
mafieux (dossiers, forums thématiques, enquêtes) et d’analyse
des réponses institutionnelles, politiques et sociales dans la
lutte à la criminalité organisée internationale (Libera)
Giugno 2006 Made in Camorra... Dossier:
Malaeconomia campana
È il paese di Bengodi, ma solo per i boss della Camorra, a cui
in due anni sono stati confiscati 400 milioni di euro. Accumulati dietro
le rispettabili vetrine di negozi, ristoranti e circoli culturali, dove
si nascondono proprietari taglieggiati e poi estromessi, tonnellate di
merce contraffatta, registratori di cassa gonfi di soldi sporchi. E l’economia
sana? Soccombe...
Napoli milionaria
di Daniela De Crescenzo e Amalia De Simone
"Lo scrittore Enzo Russo ha intitolato un suo libro del 1990
Il quattordicesimo zero: sarebbe questa la cifra multimiliardaria che
segna il definitivo salto delle mafie da organizzazioni criminali a organizzazioni
economiche capaci di gestire somme da capogiro e di condizionare produzione
e sistema bancario.
Quaranta clan a Napoli e quarantaquattro nella Provincia si battono per
compiere in maniera definitiva questo salto di qualità. È
scritto nell’ultima relazione della Commissione antimafia: «Accanto
alle manifestazioni più cruente […] necessarie per imporre
il proprio controllo, i clan dimostrano crescente attenzione alle forme
di inserimento nelle attività produttive lecite al fine di controllarne
le dinamiche e lucrarne i vantaggi economici, ma anche di ripulire gli
ingenti capitali che derivano dalle loro attività illecite».
Una conclusione ineludibile se si ripercorrono le testimonianze rese dai
magistrati e se si guardano le cifre: negli ultimi due anni ai clan sono
stati sequestrati beni per più di 400 milioni di euro; un miliardo,
negli ultimi dieci anni, tra imprese, beni immobili e conti bancari. Del
resto, il giro d’affari della malaeconomia campana è testimoniata
anche dalla relazione semestrale della Dia: nel secondo semestre del 2005,
ben 50 dei 56 milioni di euro sequestrati alla criminalità appartenevano
alla Camorra..."
The empire of crime by Frank Viviano/ Mother Jones
Goodfather
IV , in the empire of crime the US mafia is just a supporting actor
by Frank Viviano
Zedillo's
choice, the mafia in Mexico by Holly Lloyd
Organized
Crime News by IASOC (The International Association for
the Study of Organized Crime)
Book Review on Organized
Crime by IASOC
linked222 est heureux d'intégrer les travaux
du magazine critique, politique, littéraire et historique belge
Banc Public
dans sa page consacrée à la Recherche de matériaux
d'histoire criminelle et judiciaire.
Les associations criminelles
LE TOURNEUR DE PARIS
(1) by Serge KATZ
"Comment retrouver l’innocence alors que, dès notre
plus jeune âge, nous sommes coupables déjà de pisser
dans notre pantalon? “J’ai voulu expier et faire expier”,
dit le tueur de petites filles dans “l’Ennemi”, ce court
roman de Vincent Villedieu remis en vitrine grâce aux feux de l’actualité
(1). “J’ai voulu expier, dit-il, et c’était justement
cela, la Tentation.” Nul ne saurait se réveiller indemne
de ce cauchemar. Aujourd’hui, qui dit cadavre - et qui n’a
pas son cadavre ? - suppose crime et complot. La théorie fait son
chemin. Et il semble bien que l’on puisse enfin établir cette
société idéale où chacun surveille chacun,
à l’instar du rêve de Chestov dans “Les Possédés”.
Enfin bon! En cette ère “post-industrielle”, il faut
en avoir la conscience nette, comme on dit. Et pour cela, il faut bien
TRANCHER! Les élus et les damnés, donc. Dans un tel contexte,
évidemment, voler un timbre - voire même simplement y penser
- c’est déjà participer à une immense organisation
criminelle. Ils sont partout! Mais comment en est-on arrivé là?..."
LES CRIMINELS ET LEURS
ASSOCIATIONS (2) by Serge KATZ
"Le crime organisé régnerait-il sur l’âme
du monde? Il semble bien, à en croire la large utilisation du terme
“mafia”. Lorsque le V.L.D. M. Chevalier, transfuge du S.P.
où il ne put faire carrière, qualifie les institutions gouvernementales
flamandes de “mafia” , nul ne doute qu’il se venge ainsi
de ses anciens amis en usant d’un stratagème qu’emploie
également la mafia : la criminalisation de la concurrence. Cela
paraît moins sûr lorsqu’un entrepreneur dénonce
une collusion bruxelloise pour l’entreprise des grands travaux à
vocation internationale de la capitale(1). Le mafieux, ce sera toujours
l’adversaire : le Boerenbond pour le notable wallon et le P.S. pour
l’édile flamand. L’épicier marocain pour le
commerçant belge, les mutuelles pour l’ordre des médecins,
et vice-versa. Une telle confusion, outre l’ignorance de la définition
historique de la mafia sicilienne, montre un amalgame de trois phénomènes
distincts : le clientélisme, la criminalité et la criminalité
organisée à caractère mafieux..."
Le seigneur est
mon berger (1) Prélude by Frank Furet
"Avant d’être suicidé au capuccino-cyanure, Michele
Sindona, banquier du Vatican et de la Mafia, hypermouillé dans
le scandale de la banque Ambrosiano, déclarait très consensuellement
qu’un des multiples mérites du blanchiment et de la parfaite
complicité du réseau bancaire agissant sous la tutelle de
gouvernements et d’organisations internationales peu enclines à
bousculer la profession de blanchisseur, était de constituer un
pont au dessus de l’abîme qui sépare la pègre
du reste de la société..."
Le seigneur est
mon berger (2) Les organisations Italiennes by Frank Furet
"Avant d'être décrite comme une association de gens
grossiers, lâches, malhonnêtes, hypocrites et brutaux en 1884
dans une pièce de Rizotto en 1884, le mot Mafia aura décrit
les attitudes les plus nobles, les plus courageuses faces aux diverses
sortes d'oppression qui ont pesé sur l'histoire; il aura aussi
permis de synthétiser un ensemble de sentiments, d'attitudes, de
manières d'être dispersés depuis des siècles
dans la conscience populaire et qui seraient à la base du Sicilianisme
qui s'associe parfois à une tendance au séparatisme. L'esprit
de mafia incarne d'abord le courage de s'imposer en cas de besoin à
la loi pour appuyer son destin personnel, son ascension sociale, perception
renforcée par l'image du pauvre chevalier bandit ou du serf-bandit
pouvant devenir un prince, la conscience populaire exprimant ici son besoin
de mobilité sociale. Ce n'est que dans un rapport officiel des
autorités judiciaires de Trapani en 1838, que " mafia "
mot qui désignait jusqu'alors en vieux sicilien " grâce,
allure, chic) sera citée par écrit pour la première
fois en tant que société secrète dangereuse capable
d'employer n'importe quel moyen pour atteindre ses buts..."
Crime organisé, Japon
L'empire philanthropique Sasakawa ou le
nouveau visage du crime organisé japonais à l'heure de la
globalisation
Au Japon personne ne contestera que Ryôichi Sasakawa
ait pu être le parrain des parrains du crime organisé. A
Tokyo comme dans les préfectures du nord, du sud, de l'est comme
de l'ouest, le nom est associé à l'irresistible ascension
d'un "self made man", aventurier fasciste au sein de la société
civile et politique, sans scrupule, patriote populiste violent, meurtrier
en série au nom de l'intérêt privé hors-les-lois,
au nom de "l'empire", ou encore au nom de la lutte anti-communiste
et de la collaboration avec l'ennemi américain.
Sasakawa comme bon nombre de criminels de guerre japonais évoluera
dans le temps stratégique de l'économie liberticide et homicide
des conflits militaires déclenchés en Asie par le Japon
(formé par le maître occidental, E.O. Reischauer) au nom
de la grande prospérité asiatique, une quête du profit
démesurée résolument élitiste.
L'ascension de Sasakawa (1899/1995) est indissociable
également de l'histoire du crime organisé au Japon, de l'histoire
des pouvoirs régionaux et maritimes mais aussi, à un autre
plan, de l'évolution des sciences appliquées à la
guerre, des technologies militaires et bien entendu des techniques de
commerce liées à l'industrie militaire, armement terrestre,
maritime, aérien japonais, américain ou européen.
L'ascension de Sasakawa est également indissociable du passage
accéléré de la société civile-bourgeoise
japonaise au politique moderne comme accès de tous en tant qu'individus
au pouvoir législatif. Ici, notons l'importance que prendront et
joueront les partis politiques au Japon comme médian entre l'individu
singulier des classes sociales défavorisées et le pouvoir
législatif. Sasakawa évolue dans un temps de la condition
ouvrière, dans le temps de la culture ouvrière ou les conflits
entre ouvriers, syndicats ouvriers et patrons japonais sont d'une grande
violence. Un temps où les inégalités sociales sont
grandes et injustifiées, inacceptables alors que d'immenses richesses
sont accumulées. Les ouvriers et leurs familles vivant dans des
conditions misérables sont révoltés, souvent, et
persécutés par les nouveaux pouvoirs politiques et les différentes
polices municipales ou secrètes. Ces dernières évolueront
en lisière du crime organisé comme toutes les polices modernes
recrutant indics et agents dans le "milieu" contre promesses
de collaboration ou opérations clandestines. "Dénoncer
le rouge" ou le "coco", "casser du rouge", le
persécuter jusqu'au meurtre deviendront des activités patriotiques
gratifiantes au nom de l'unité nationale, de l'Etat impérial,
affaire privée de quelques uns. Le pauvre politisé, à
nouveau objet et non plus personne, bête nuisible, est au regard
des luttes sociales : ennemi de la nation... C'était vrai en Chine
dans les années 1920 c'est aussi vrai au Japon à la même
époque et plus encore dans le Japon de l'occupation américaine
après 1946 jusqu'en 1952.
Les conditions de la vie ouvrière au Japon ont
toujours été (et sont toujours) excécrables et ont
conduit les malheureux criminalisés à s'organiser solidairement
et politiquement contre la violence patronale ou policière. La
littérature prolétarienne japonaise foisonne de génie
créatif, de témoignages sociaux réalistes bouleversants.
Certains défenseurs de la "légende Sasakawa" -
il est souvent hissé au rang des 14 déités de classe
A du temple militariste et patriotique shinto Yasukuni - diront à
propos de Sasakawa que le choix du crime organisé en tant que moyen
de survie est parfois justifié dans les conditions sociopolitiques
extrêmes de la guerre. Ces défenseurs intéressés
regarderont l'organisation yakusa comme une organisation bienfaitrice
fournissant au final du travail local aux "petites gens sans qualification",
en ville ou en zone rurale. Chacun regardant le "prince Sasakawa"
comme une déité bénéfique omnipotente distribuant,
par exemple, via la Nippon Foundation (Sasakawa) des automobiles gratuites
à des centres de protection des personnes agées ou infirmes
ou encore des emplois de vendeurs, de femmes de ménage, de coursiers,
de gardiens à des sans ressources dans les hotels de luxe, les
golf clubs, les restaurants, les agences de tourisme, les parcs floraux,
d'attraction ou automobiles, les salles de jeu ou de sports de combat,
les salles de paris, les associations sportives nautiques, les associations
traditionnalistes estivales, la petite presse commerciale, etc...
Nous vivons bien de l'essoufflement du capitalisme. Capitalisme
qui se veut pourtant vitaliste et philanthropique, généreux
et sain, bienveillant, paternaliste et prévoyant, à condition
que la dérégulation libérale manne du siècle
soit préservée. Un temps économique de la dette publique
municipale et nationale, de l'usure, du travail forcé impayé,
de la prostitution infantile, du racket, de la drogue, de la contrebande
d'alcool, de cigarettes, de l'armement clandestin, du jeu, du kidnapping,
du vol et du meurtre, temps des sociétés criminelles "écrans"
parfaitement intégrées à la production légale
et aux besoins de la consomation de masse, favorable à toutes les
activités concurrentielles défiscalisées ou non...
Les nouveaux capitalistes/notables de province font venir leur sel de
Mongolie, leurs crevettes de Thaïlande et tirent leur engrais naturel
du crotin de poney des steppes chinoises pour que leurs courges ou concombres
soient plus tendres.Tout est possible en asie globalisée.
Sasakawa, criminel de guerre bourgeois ou bourgeois mafieux fasciste,
est le symbole même de l'intérêt privé, du passage
du capitalisme industriel au capitalisme financier actionnarial global,
prédateur boursier, spéculateur foncier en quête de
légitimité politique et militaire sur le terrain mondial
du libre-échange, de la dérégulation et du droit.
Reprenant le propos de Marx sur la philosophie hégélienne
du droit (1) nous pouvons dire de Sasakawa qu'il a eu le génie
pervers de faire du crime, à l'instar de l'intérêt
privé, un moyen privilégié de donner à une
forme déterminée de propriété privée
une fixité et même une pérennité qu'elle n'aurait
jamais eue sans lui...
Sasakawa, comme les propriétaires fonciers et leurs députés
nobles propulsés à la diète allemande d'hier, pensera
toujours être de par ses biens (ou de par sa fortune) protégé
"contre son propre arbitraire" et par conséquent "particulièrement
constitué pour occuper une position politique".
Le crime organisé japonais en tant qu'une forme
de l'intérêt privé exerce une puissante influence
sur les institutions locales, régionales, nationales, au point
de dénaturer le droit, trompant sur le terrain même des responsabilités
politiques ou de la représentation, du commerce, les règles
des échanges légaux, la nature juridique du commerce ou
même de l'acte douanier.
Sasakawa et ses héritiers se poseront (et se posent toujours) comme
les portes-paroles universels et authentiques de la nature juridique des
choses, réduisant même les activités, et en particulier
certaines oppositions civiles et citoyennes de gauche, à un support
potentiel du terrorisme international.
Les héritiers de Ryôchi Sasakawa prendront
bien le message philanthropique associatif du "maitre" au pieds
de la lettre puisqu'ils financeront aussi bien la recherche sur la lutte
contre le terrorisme international que celle sur le nationalisme frein
à la globalisation, la complexité des relations sino-américaines,
sino-japonaises ou nippo-coréennes, celle sur l'agriculture vietnamienne
et le déminage des campagnes, le nucléaire militaire et
les énergies civiles nouvelles, en présence des leaders
politiques, économiques et militaires néoconservateurs ou
néolibéraux occidentaux, soutenant directement ou indirectement
des organisations privées transnationales comme l'Asian Forum Japan,
le Council on Foreign Relations, le CSIS (Center for Strategic and International
Studies), New America Foundation ou encore comme Carnegie Endowment for
International Peace.
Ils soutiendront une pluie de travaux/conférences de spécialistes
internationaux ou de professeurs/chercheurs connus du monde conférencier
comme Fujiwara Kiichi, Kojo Yoshiko, Takahara Akio de l'université
de Tokyo, Kurt Campbell, Michael Green du CSIS, Kent Calder (Edwin O.
Reischauer Center for East Asian Studies, SAIS), Taniguchi Tomohiko, Funabashi
Yoichi, Yang Bojiang de Brookings Institution ou John Ikenberry de Princeton,
Charles Kupchan de Georgetown University/Council on Foreign Relations
ou encore comme Eric Heginbotham de RAND Corporation...
Le crime organisé japonais et ses structures d'influence
sont invisibles sous les propos analytiques institutionnels traitant de
fraçon "pragmatique" et "utilitaire" les freins
théoriques au bien-être global (associé aujourd'hui
au rayonnement et au renouveau vitalistes du Japon) mettant en avant think
tanks néoconservateurs transnationaux, centres de recherche bipartisans
et universités privées prestigieuses au dessus de tout soupçon,
prisonniers cependant du régime capitaliste de l'accumulation et
de la spéculation; des entités historiques selon nous déviantes
et délinquantes persuadées d'être protégées
par leurs acquis institutionnalisés de leur propore arbitraire,
conséquence du rapport constant à l'intérêt
privé.
Se targuant de vitalité nouvelle ces "organismes
de recherche pour le progrès global" retranchent pourtant
de l'arbre vert de la vie éthique la réflexion fondamementale
sur les pauvres transnationalisés en situation de détresse
et les inégalités en terme de capabilités de base
à se nourrir, à se vêtir, à trouver un toit,
un travail, à se soigner.
Les Etats et les activités "législatrices" des
Nations-Unies, de l'OMS, de la Banque Mondiale, du FMI, de l'OMC, jumeaux
omnipotents et omniprésents, conduisent bien à la pauvreté,
transmuée en crime, tandis que le crime organisé est en
mesure de se faire passer pour l'idée de droit...Il en a désormais
les moyens.
Les organisations internationales et les institutions publiques en voulant
se prémunir historiquement contre l'intérêt privé
auront finalement garanti sa longévité et offert à
la propriété (et à la propriété criminelle)
toute sa vitalité inégalitaire, assujettissant ainsi son
infinité au maintien inconditionné d'une réalité
finie.
Le Japon et les Etats capitalistes au sens large ne peuvent
être que criminogènes, homicides et liberticides, favorables
donc à l'émergence et à l'entretien du crime organisé
et à sa pénétration institutionnelle et bourgeoise
mais également à son épanouissement collatéral
dans les fractures sociales sans lesquelles ils ne peut se manifester.
"Le juridique en soi et pour soi, écrira la philosophe Mercier-Josa,
a pénétré les institutions (hier) féodales
(entretenues à un certain niveau de l'organisation associative
dans les régions et les zones urbaines traditionnalistes du Japon,
nda), sans abolir les privilèges de la propriété...
Les catégories du droit privé n'auront donc servi qu'à
conférer aux privilèges un caractère de nécessité
en leur donnant "un caractère civil" sans corrélativement
accorder de droits aux individus "sans etat" (aujourd'hui, les
sans terre, les sans toits, les sdf, les sans papiers, les exclus, politisés
ou non, les chômeurs, les invalides et les personnes âgées
sans pension, nda), sans reconnaître qu'il existait également
un droit privé du "non-propriétaire""...La
globalisation favorisera donc l'idée que le droit privé
ne concerne pas le pauvre parce que non-propriétaire.
Par contre, force est de constater que le crime organisé s'il n'est
idéalement combattu par les Etats (toujours affaire privée
de quelques uns) est associé de fait à un privilège,
un régime d'exception, une forme d'irresponsabilité ou d'impunité,
concourrant au Japon et dans le monde, à un authentique droit privé
du criminel alors qu'il devrait être exclu de ce droit; un droit
privé que le monde des sciences, de la politique ou des religions
(jésuites, catholiques, shintoistes, bouddhistes, kamistes, adeptes
de l'empereur ou du tennô) ne parviendra pas à lui contester.
A u temps de la noblesse allemande de la première moitié
du XIXème siècle les catégories du droit privé
étaient au service des princes. Elles sont désormais au
service des princes bipartisans de la globalisation et pour certains d'un
gouvernement mondial, et confèrent au crime organisé sous
couvert de philanthropie managériale, d'écologie planétaire
ou de messages de paix un caractère de nécessité
en lui donnant un "caractère civil"...
Cette observation finale ne pourra guère être
réfutée si l'on se livre à l'examen des différents
programmes/fonds de subvention de la Sasakawa Peace Foundation, près
de 4,6 milliards de yens sur les sept dernières années,
sept échelonnements de 560 millions de yens à 760 millions
de yens (2000/2006). Plus d'une cinquantaine d'organisations, ONG, think
tanks, universités, centres de recherche du monde entier figureront
comme les témoins privilégiés de cette paradoxale
expansion de la globalisation sécurisée, militarisée,
normalisée voulue isonomique (égale devant la loi), du management
environemental et du développement durable sous l'autorité
enmblématique du boddhisatva Sasakawa et de ses disciples héritiers
volant au secours de la "société civile mondiale"
ne pouvant cheminer seule sur la voie obscure du libre-échange,
des nationalismes, des guerres, de l'entropie et du terrorisme international.
Parmi les organisations les plus connues reçevant
les fonds de recherche spécifiques de la Sasakawa Peace Foundation,
citons:
John Hopkins-Center for Civil Studies (USA), The Hauser Center for Nonprofit
Organizations, Harvard University (USA), University of Guam, De La Salle
University (Philippines), Philippine Business for Social Progress (PBSP)
( Philippines), Malaysian Institute of Economic Research (Malaysia), Cambodian
Institute for Cooperation and Peace (Cambodge), Royal Academy of Cambodia
(Cambodge), Myanmar Institute of Strategic and International Studies (Myanmar),
Myanmar Times (Myanmar), National Economic Research Institute (Laos),
Faculty of Agriculture, National University of Laos (Laos), Hanoï
Agricultural University (Vietnam), Chulalongkorn University (Thailande),
Institute of Defence and Strategic Studies Nanyang Technological University
(IDSS/Singapore), University of Hawaï, University of Micronesia,
South pacific University (Fiji), Georgian Foundation for Strategic and
International Studies (GFSIS) (Georgie), Khazar University (Azerbaidjan),
Central Asian Institute for Development (Kazakhstan), National CEDAW Watch
Network (Mongolie), Institute of Egyptology, Waseda University (Japon),
Keio University Shonan Fujisawa Campus (Japon), Tokai university (Japon),
Seijakuin University (Japon), University of Ryukyu (Japon/Okinawa), Obirin
Unversity (Japan), Tokyo Denki University (Japon), Sophia University (Japan,
université jésuite), NPO (Japon), Eubios Ethics Institute
(Japan), The Asia Forurm Japan, Kyung-hee University (Corée), Tsinghua
University (China), China Association for International Friendly Contact
(China), The Chancellor, Masters and Scholars of the University of Cambridge
(UK), Queen Mary Intellectual Property Research Institute, University
of London (UK), Research and Information System for the Non-aligned and
Other Developing Countries (RIS) (India), Confederation of Indian Industries
(Inde), CSIS (USA/Japon/Europe/Indonésie), Council on Foreign Relations
(USA), Royal Scientific Society (Jordanie), Forum 2000 Foundation de Vaclav
Havel (Czech), Charles University (Czech), St.Stephen University (Hongrie),
American Association for the Advancement of Science (USA), East West Institute
(USA) qui consacrera Tony Blair "State man of the decade" en
présence de Bill Clinton, Jose Manuel Durao Barroso, Herman de
Croo, Kofi Annan, G.W.Bush....
Notons enfin que Dentsu Institute for Human Studies,
fer de lance de la recherche stratégique de la Compagnie Dentsu,
leader japonais mondial de la communication, partagera 29 millions de
yens de la Sasakawa Peace Foundation (Regular Projects Fostering Human
Security and Private Nonprofit Activities) pour débattre en 2000
avec Concept Workshop (Japon), Manpower Demonstration Research Corporation
(USA), NGO Future (Suisse) de " l'évaluation et de la promotion
de l'action des organisations non-gouvernementales"...
Dentsu Inc. (qui fournira à Yasukuni Jinja son grand prêtre
shinto, Toshiaki Nambu, 45ème chef du clan aristocratique Nambu)
annoncera très fièrement le 5 juin 2006 : "que Denstu
et ses 49 compagnies sont désormais conformes aux normes du management
environnemental ISO14001". Des normes qui, avec celles du développement
durable, seront le fer de lance de la formation universitaire des jeunes
cadres environementaux de la société civile futuriste voulue
par Sasakawa; des objectifs scientifiques, dynamistes, prioritaires, "verts",
stratégiques et militaires. (C.Pose)
Notes
(1) "Entre Hegel et Marx", points cruciaux de la philosophie
hégélienne du droit, Solange Mercier-Josa, L'harmattan,
1999. Paris.
ISO : L'organisation internationale de normalisation (ISO) est une fédération
mondiale d'organismes nationaux de normalisation de quelque 140 pays,
à raison d'un organisme par pays. L'ISO est une organisation non
gouvernementale, créée en 1947. Elle a pour mission de favoriser
le développement de la normalisation et des activités connexes
dans le monde, en vue de faciliter entre les nations les échanges
de biens et de services et de développer la coopération
dans les domaines intellectuel, scientifique, technique et économique.
Les travaux de l'ISO aboutissent à des accords internationaux qui
sont publiés sous la forme de Normes internationales.
ISO" est un mot dérivé du grec isos, signifiant "égal",
qui est utilisé comme racine du préfixe "iso-"
dans une multitude d'expressions telles que "isométrique"
(dont les dimensions sont égales - Dictionnaire Petit Robert) ou
"isonomie" (égalité devant la loi - ibid.).
Du sens "égal" à la notion de "norme"
le cheminement conceptuel menant au choix d' "ISO" comme nom
de l'organisation est facile à saisir.
The Sasakawa Peace
Foundation dont les programmes/fonds sont répartis dans le
monde par le Regular Projects Toward the Coexistence of Pluralistic Values,
Regular Projects Fostering Human Security and Private Nonprofit Activities,
Regular Projects Japan and Asia in the World, de The Sasakawa Pacific
Island Nations Fund, The Sasakawa Japan-China Friendship Fund, The Sasakawa
Central Europe Fund, The Sasakawa Southeast Asia Cooperation Fund,The
Sasakawa Pan Asia Fund.
Yasukuni
Shrine... Ad Man-Turned-Priest Tackles His Hardest Sales Job by NORIMITSU
ONISHI February 12, 2005
Yasukuni Jinja
(site officiel)
Trois dossiers de Frank Furet pour Banc.Public.be
I-Les
Yakuzas: histoire de la mafia Japonaise de Frank Furet, Banc Public
n°136, Janvier 2005
"Un Yakuza est un membre de la mafia japonaise. Le mot est en fait
formé de trois caractères ya-ku-za, qui signifie, "gars
du milieu", "vaurien". Le terme de Yakuza, quant à
lui, est tiré du vocabulaire d'un jeu de dé, signifiant
"8, 9, 3" et désignant la combinaison perdante. Par extension,
elle désigne, les perdants, les rejetés, les gens en marge
de la société. Hier comme aujourd'hui, un Yakuza est d'abord
un individu rejeté d'une manière ou d'une autre par la société,
parce qu'il est pauvre, qu'il a un passé criminel ou qu'il n'a
tout simplement pas les ressources suffisantes pour s'intégrer.
Devenir Yakuza signifie être accepté au sein d'une communauté,
entouré, défendu. Ils seraient actuellement 90000 au Japon,
repartis en 2.500 gangs. Au début des années 60, il y en
avait près de 180.000, repartis en 5.000 gangs. Acteurs majeurs
de la situation politique et surtout économique, ils ont dans une
certaine mesure contribué à donner au pays son visage actuel...."
II-Récupérations
de Frank Furet, Banc Public n°139, Avril 2005
"Dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, un service
de contre-espionnage américain est chargé de localiser les
agents Nazis, Italiens et Japonais. Plutôt que de les arrêter
et de les fusiller, les autorités US vont décider d'en retourner
le plus grand nombre et de les enrôler en vue de la Guerre mondiale
suivante, celle qui va opposer le "monde libre" au "péril
communiste". C'est de Ryoichi Sasakawa et Yoshio Kodama, dits «
les yakusas de la CIA », qu'il va être question dans
ces lignes."
III-Rédemptions
de Frank Furet, Banc Public n°141, Juin 2005
"La fortune de Sasakawa semble inestimable, en milliards de yens.
On l'a vu, elle provient, avant guerre, des pillages effectués
en Chine par son armée privée. Puis du monopole sur certains
jeux (les courses de hors-bord), sans parler des activités traditionnelles
des mafias : trafics, corruption, pornographie, tourisme sexuel.
Il n'hésita pas à déclarer : je suis le fasciste
le plus riche du monde » Après la mort de Kodama, Ryochi
Sasakawa, continua ses activités diverses.
"L'extrême-droite
japonaise finance-t-elle un labo de Lyon II?" Par Patrick Farrel
(Amnistia)
"Aujourd'hui, ce sont les deux universités Lyon 2 et Lyon
3 qui se trouvent placées sur la sellette en raison de l'acceptation,
par l'une de leurs structures communes, l'Institut d'Asie Orientale, d'une
importante subvention émanant d'une fondation japonaise portant
le nom d'un criminel de guerre, Sasakawa Ryôichi.
Le vote du conseil de laboratoire a donné lieu à d'intenses
discussions, et tous les membres japonais de l'Institut ont refusé
le principe du subventionnement par Sasakawa, connaisant bien son parcours.
Un professeur français a démissionné pour ne pas
cautionner l'opération.
Il faut dire que la fondation Sasakawa traîne un lourd passé
ainsi qu'un présent sulfureux.
Le fondateur de l'empire financier, Sasakawa Ryôichi n'hésitait
pas à se présenter, dans le Time Magazine, en 1974, comme
"le fasciste le plus fortuné au monde". Il ne mentait
pas. En 1930, sur le modèle des Chemises Noires de Mussolini, il
crée le Kokusi Taishûtô, le Parti des Masses Patriotiques,
et est rapidement emprisonné pour une tentative d'assassinat du
Premier ministre de l'époque. Libéré, il rencontre
son modèle, Benito Mussolini en 1939 pour oeuver à la réalisation
de l'Axe de Fer Tokyo-Berlin-Rome et milite pour une attaque directe contre
les Etats-Unis. En 1945, Sasakawa est arrêté et condamné
comme "criminel de classe A" pour la participation de son empire
fiancier au pillage de la Chine. Il sera remis en liberté de manière
anticipée en 1948, et prendra sa place dans la lutte anti-communiste.
En 1960, on le retrouve memebre fondateur de la Ligue Anticommuniste des
Peuples d'Asie et président de la Kokusai Shôkyo Rengô,
la Fédération Internationale pour l'Elimination du Communisme.
Dans le même temps, Sasakawa coopère avec Moon Sun Yung dans
plusieurs pompes à finance de la secte Moon comme la Win Over Communism.
A sa mort en 1995, l'héritage de Sasakawa pèse la somme
de 3,8 milliards de yens (35 millions de dollars) dont une grande partie
provient de bénéfices engrangés sur une activité
très prisée au Japon, les paris sur les courses de bateaux
et de hors-bords qui génèrent un chiffre d'affaires de 2000
milliards de yens par an. Une autre partie des revenus de Sasakawa sont
issus de l'industrie du tourisme et dans leur livre sur les réseaux
mafieux des Yakusa, les journalistes David Kaplan et Alec Dubro pointent
l'empire Sasakawa comme "l'un des promoteurs les plus actifs du tourisme
du sexe...
"Depuis toujours, la fondation Sasakawa dirige ses efforts vers le
monde universitaire, pour gagner encore en légitimité et
de nombreuses universités ont été démarchées.
Princeton et Yale ont accepté la manne. Tout au contraire, nombre
d'universités australiennes ont fait connaître leur refus
d'être subventionnées par "un supporter déclaré
et non repenti de Mussolini" au moyen d'un argent provenant de "recettes
de jeu sous couvert de courses".
En France, le Centre de Recherches sur le Japon contemporain de l'EHESS
et l'univeristé Paris VII ont décliné les offres
de Sasakawa. Son directeur, Augustin Berque a écrit, dans un courrier
du 25 novembre 1991:
"Une fondation portant le nom de Sasakawa équivaut à
ce que serait en France une fondation portant le nom d'un collaborateur
sous l'Occupation qui serait toujours un parrain du Front National plus
un parrain du milieu; ou l'expérience japonaise se rapprochant
davantage de celle de l'Allemagne, à ce que serait dans ce pays
une fondation portant le nom d'un nazi actif sous Hitler, se proclamant
toujours nazi, lié à la pègre et finançant
les néo-nazis....". 
Introduction
to Yakuza Japanese
" If you've ever watched Japanese gangster movies, or had the misfortune
of running into a yakuza in person, you know they speak a seemingly incomprehensible
form of Japanese. As outcasts and deviants from society, gangsters
have their own language with a unique and specialized vocabulary suited
to their organizational culture and occupation. Yakuza Japanese
runs the gamut from honorifics to epithets, with major regional variations.
This webpage is designed as a primer to gangster Japanese, as used in
movies, focusing on the Kansai (Osaka, Kobe, Kyoto) and Tokyo varieties.
Kansai dialect is important to organized crime, as the nation’s
largest syndicate, the Yamaguchi-gumi is headquartered in Kobe..."
Ya-ku-za
"The word yakuza means 8-9-3. Ya means 8, ku 9, za 3. it comes from
Japans counterpart to Black Jack, Oicho- Kabu.
The generally difference between the both cardgames are that in Oicho-
Kabu the cards rate shall be 19 instead of 21. As you see, the sum
of 8, 9 and 3, is 20, which is without any worth in Oicho-Kabu.
It's from there the name, yakuza, comes from, they without worth for the
society. This don´t mean that they are for no use for the society,
it means that the members are people that somehow not fits in to the society,
societies misfits.
Kabuki-mono
Yakuzas origin can be followed far back as to the year 1612,
when men known as kabuki-mono (the crazy ones), got knowed by the
local authorities. Their odd clothingstyle, the distinctive haircuts and
bad behavior, simultaneously carrying longsword did that they fast got
everybody's attention.
Kabuki-mono had a bad habit to hurass and terroize all in their arounding.
They could go as far that they stab down people for pleasure. Kabuki-mono
was distinctive samurais that's gave their bands scary name and spoke
in vigorous slang.
Something that was remarkable were their loyalty against each other. They
protected each other regardless against menace, also if it meant to go
against their own family.
Kabuki-mono was from the beginning shoguns samurais(knight) that during
a longer time in peace had bin forced in to unemployment.
They were known as masterless samurais, ronin, and several of them began
to wander around in Japan as band of robbers, plundering villages and
small cities..."
ILLEGAL
ECONOMY
"...Once in Japan, the girls become `comfort workers', dancing and
plying for customers in the Yakuza-controlled sex bars and brothels in
places like Tokyo's Kabuki-cho.
Gunrunning is another mafia-active area, where the principle customers
are the criminals themselves, and the gangs also specialize in the production
and sale of illegal drugs such as amphetamine and methamphetamine (speed).
Corporate extortion is more complicated and requires some degree of finesse,
but this too the Yakuza has down to an art. They have devised myriad ways
in which members can enter a profitable company in the guise of small
shareholders. Once they are firmly ensconced in the company boardroom,
the players get the dirt on those in high positions and blackmail them
with the threat of revealing the damning secrets at the shareholders meetings.
Posing as magazine publishers is another common scam, whereby the mafia
men encourage their targets to take out ads or buy subscriptions in exchange
for favourable reporting about their company. Since the mafia is more
than capable of following through with their threat of bad press, the
hapless executives channel large sums of money into the mafia accounts
to keep them quiet. Yakuza gangs routinely shake out big corporate honchos
by inviting them to a beauty pageant or a gala evening thrown to back
some non-existence cause. The invitees are expected to arrive at the venue
with fat donations towards the cause, and they are advised by the mafia
to think long and hard before turning down such an invitation.
Over the years, the Yakuza have tried to enter legitimate businesses,
but the going has got much tougher with the law enforcement agencies snapping
harder than ever at their heels. In 1992, the Act for Prevention of Unlawful
Activities was passed by the government which empowered the police - and
even the common people - to rally and come down harder on Yakuza activity.
In this era of more stringent control, speculations are rife that the
300-year-old mafia is at last losing control.
Between April 21 and May 25 this year, police stations in many prefectures
claim to have received nearly 145 calls from gangsters and their families
wanting to end their criminal careers and go legitimate. In response to
this cry for help, over 60 Japanese companies took the unprecedented step
of offering reformed Yakuza members jobs with them...
Yakuza strongmen of yesteryears rue the mafia's fall from grace. The high
Robin Hood-like principles of the samurai, which early Yakuza swore by,
have been thrown by the wayside in pursuit of big money. Infighting and
back-stabbings have made bloody intra-gang war commonplace and ordinary
people, who the Yakuza are not permitted to kill, are regularly caught
in the crossfire. The image of the Japanese mafia, according to them,
has been sullied beyond repair by punks and petty hoodlums who have reduced
grandiose Yakuza activities to the level of common criminality.
The association with other fringe societies have also affected the reputation
of the Yakuza. Bosozokus - gangs of youth on noisy motorcycles who disturb
the peace by engaging in acts of random violence without any fear of the
police - have been linked in public mind to the Yakuza. Also, they regularly
take the rap for many boryokudan activities, as their organization has
been clubbed with these organized crime units... "
Origins
and Traditions
"The origin of the yakuza is a matter of some debate. Some
feel that its members are descendents of the 17th-century kabuki-mono
(crazy ones), outlandish samurai who reveled in outlandish clothing and
hair styles, spoke in elaborate slang, and carried unusually long swords
in their belts. The kabuki-mono were also known as hatamoto-yakko
(servants of the shogun). During the Tokugawa era, an extended period
of peace in Japan, the services of these samurai were no longer needed,
and so they became leaderless ronin (wave men). Without the guidance
of a strong hand, they eventually shifted their focus from community service
to theft and mayhem.
Modern yakuza members refute this theory and instead proclaim themselves
to be the descendents of the machi-yokko (servants of the town) who protected
their villages from the wayward hatamoto-yakko. The official yakuza
history portrays the group's ancestors as underdog folk heroes who stood
up for the poor and the defenseless, just as Robin Hood helped the peasants
of medieval England.
Current yakuza members fall under three general categories: tekiya (street
peddlers), bakuto (gamblers), and gurentai (hoodlums). The peddlers
and gamblers trace their roots back to the 18th century while the hoodlums
came into existence after World War II when the demand for black market
goods created a booming industry. Traditionally the tekiya, medieval
Japan's version of snake-oil salesmen, worked the fairs and markets while
the bakuto worked the towns and highways. The gurentai, by contrast,
modeled themselves on American gangsters of the Al Capone era, using threats
and extortion to achieve their ends. After World War II, in the
governmental power void caused by the Occupation, the gurentai prospered,
and their ranks swelled. They also brought organized crime in Japan
to a new level of violence, replacing the traditional sword with modern
firearms, even though guns were now officially outlawed in the country
as a result of the surrender.
The yakuza are proud to be outcasts, and the word yakuza reflects the
group's self-image as society's rejects. In regional dialect ya
means 8, ku means 9, and sa means 3, numbers that add up to 20, which
is a losing hand in the card game hana-fuda (flower cards). The
yakuza are the "bad hands of society," a characterization they
embrace in the same way that American bikers prominently tattoo the slogan
"Born to Lose" on their biceps..."
Yakuza,
the Japanese Mafia by Miyuki I. Sundara Anthropology 200, Instructor:
Carl Hefner, Ph.D.
"...The yakuza is an all men's society. They do not trust women.
The only visible woman in the group is the boss' wife, called ane-san.
Ane-san means "older sister." All members g ive her the same
respect as the boss because she is his wife. However, she does not get
involved in the business. Her position in the group is the boss' wife,
and not a member of a group.
The yakuza do not trust women because they believe that women ar e weak.
They believe that women cannot fight like men, that women are not born
to fight. To a yakuza member, the most important thing is courage. If
there is a battle, you must be ready to fight to the death, rather than
lose the battle. Yakuza members must be willing to die for their boss.
They feel women are born to be mothers and to take care of their husbands.
This may sound old-fashioned, but all yakuza members believe that women
should stay home and take care of the children and not meddle in men's
business.
Another reason the yakuza do not allow women in their organization is
that no one can talk about the group to outsiders. The yakuza do not believe
that women are strong enough to keep silent if interrogated by the police
or their ene mies. If anyone speak out, that will be the end of the group.
For all of these reasons, the yakuza are a man's society.
The yakuza have their own unique way of apologizing when they make a mistake,
or do something wrong. It is called "Yubizume. " Yubizume is
the act of cutting off their little finger and giving it to the person
they are apologizing to. This happened to one of the informant's younger
members in the group. He fell in love with the daughter of his boss, which
is forbidden withou t the boss' permission. They secretly met each other
without anyone knowing. They wanted to get married, but they knew that
the boss would be against their marriage. Moreover, the boy knew that
the boss might kill him because he had broken one of the ya kuza's rules.
Eventually they decided to run away, but they were found by one of the
members and brought back to the base after two days. The daughter was
just scolded by her father, but the young man was commanded to apologize
to the boss the yakuza way..."
Who
got Yakuza into our banking system?
"Ties with financial institutions through land dealings
Thirdly, as the boom in land speculation came on the back of stockspeculation,
a business practice called jiageya (land turner) rose to the spotlight.
Those involved in jiageya business will, for example, visit small,old-style
mom and pop shops concentrated in the shadows of high-rise buildings in
a downtown area and persuade the owners to sell their premises.This way
the jiageya would clean the area block by block and then sell it to major
real estate companies or developers at a premium price for commercialbuildings.
In another example, when a golf course developer comes across a farmerunwilling
to part with his land that is situated in the middle of the proposed development,
it is time to call in the jiageya. "Persuasion" istoo sweet
a word to use here: they resort to any conceivable means, forinstance
blackmailing, threats, demolition, or arson, and if they succeed in"persuading"
land owners to sell, they are considered skilled jiageya. Not all, but
many are related to yakuza.
As land prices soured, everyone including banks, and their subsidiaries
suchas non-banks and jusen, wanted to purchase any land, therefore spitting
outmoney to anyone, including yakuza-related organizations, without any
ethicalstandards. Once the connections were built with financial institutions,
theyakuza was no longer content with jiageya business; itstarted to run
real estate businesses, develop buildings and golf courses ontheir own.
And financial institutions just kept lending them money. Thatway, a base
was being established for direct and indirect transactions between yakuza
and securities firms and banks by the mid-1980's. However, ifthe problem
had stopped right at that point, we might not have had the huge problem
we are now facing. But the decisive blow came from the Ministryof Finance.
MOF begging Yakuza
A small article titled "Ministry of Finance and Yamaguchi Gumi"
appeared inthe March 15, 1985 issue of the Insider newsletter, which I
publish. The article told the story of how MOF got involved with the gang.
Yamaguchi Gumi is Japan's largest organized crime based in Kansai in the
western part of the country. At the time of Great Hanshin Earthquake about
a year ago, a photograph was carried throughout the world showing the
leader of thegroup handing out aid to neighbors around his mansion on
a hilltop in Kobe city.
At the time of the article, MOF was troubled with a number of scandals
involving mainly Sogo, mutual financing banks, based in Kanto in centralJapan.
Sogo banks are small in terms of assets and have a weak management capacity.
Many of them were encroached by Kanto-based yakuza, incurringmassive losses
in failed stock and land speculation. They tried to have former MOF officials
installed as managers in a bid to turn the tide and wash the Ministry's
hands of the yakuza. But the Ministry was havingdifficulties in doing
so.
The article by Insider said: "MOF at the end of 1984, through theunderground
connections of former officials, requested the then leader ofYamaguchi
Gumi, the late Takenaka Masahisa, to come to Tokyo and help kickout Kanto-based
yakuza from Sogo banks..."
|
War
crimes, private business & State's lies
Draft
Impeachment Resolution Against President George W. Bush by
FRANCIS A. BOYLE professor of law, University of Illinois School of Law
Articles of impeachment exhibited by the House of Representatives of the
United States of America in the name of itself and of all of the people
of the United States of America, against George Walker Bush, President
of the United States of America, in maintenance and support of its impeachment
against him for high crimes and misdemeanors.
ARTICLE I
In the conduct of the office of President of the United States, George
Walker Bush, in violation of his constitutional oath faithfully to execute
the office of President of the United States and, to the best of his ability,
preserve, protect, and defend the Constitution of the United States, and
in violation of his constitutional duty to take care that the laws be
faithfully executed, has attempted to impose a police state and a military
dictatorship upon the people and Republic of the United States of America
by means of "a long Train of Abuses and Usurpations" against
the Constitution since September 11, 2001.
This subversive conduct includes but is not limited to trying to suspend
the constitutional Writ of Habeas Corpus; ramming the totalitarian U.S.A.
Patriot Act through Congress; the mass-round-up and incarceration of foreigners;
kangaroo courts; depriving at least two United States citizens of their
constitutional rights by means of military incarceration; interference
with the constitutional right of defendants in criminal cases to lawyers;
violating and subverting the Posse Comitatus Act; unlawful and unreasonable
searches and seizures; violating the First Amendments rights of the free
exercise of religion, freedom of speech, peaceable assembly, and to petition
the government for redress of grievances; packing the federal judiciary
with hand-picked judges belonging to the totalitarian Federalist Society
and undermining the judicial independence of the Constitution's Article
III federal court system; violating the Third and Fourth Geneva Conventions
and the U.S. War Crimes Act; violating the International Covenant on Civil
and Political Rights and the International Convention on the Elimination
of All Forms of Racial Discrimination; reinstitution of the infamous "Cointelpro"
Program; violating the Vienna Convention on Consular Relations, the Convention
against Torture, and the Universal Declaration of Human Rights; instituting
the totalitarian Total Information Awareness Program; and establishing
a totalitarian Northern Military Command for the United States of America
itself. In all of this George Walker Bush has acted in a manner contrary
to his trust as President and subversive of constitutional government,
to the great prejudice of the cause of law and justice and to the manifest
injury of the people of the United States.
Wherefore George Walker Bush, by such conduct, warrants
impeachment and trial, and removal from office...."
TRIAL WATCH track impunity always
TRIAL WATCH JAPAN
WAR CRIMES (TMIEO) : Kenryo Sato, Shunroku Hata,
Koki Hirota, Seishiro Itagaki, Iwane Matsui, Yosuke Matsuoka,
Jiro Minami, Akira Muto, Hiroshi Oshima, Shigetaro Shimada,
Hideki Tojo...
Cour Pénale Internationale, justice
impartiale, fonds privés et placements à l'époque
de la globalisation financière
Alors que des appels pour une justice pénale impartiale désespérés
proviennent de tous les coins de la planète, un simple examen du
Règlement financier et des règles de gestion financière
de la CPI adoptés par l’Assemblée des Etats Parties
en première session à New York les 3-10 septembre 2002 peut
nous faire douter de la fiabilité éthique de cet outil conçu
pour appréhender et juger des criminels de guerre et des criminels
contre l'humanité... Nous avons affaire, ici, à un réel
processus de privatisation de la justice pénale. L'on est parfaitement
en droit de se demander si les jugements de Charles Taylor, de Saddham
Hussein, de Thomas Lubanga Dyilo ou de Drago Nikolic exerceront une
quelconque influence sur la spéculation des matières premières
ou sur le régime des privatisations au Libéria, en Irak,
au Congo ou dans les Balkans ?.... (C.Pose)
" Article 5 Constitution des fonds 5.1
Les ressources financières de la Cour comprennent :
a) Les contributions mises en recouvrement auprès des États
Parties, conformément aux dispositions de l’article 115,
paragraphe a), du Statut de Rome; b) Les contributions versées
par l’Organisation des Nations Unies conformément aux dispositions
de l’article 115, paragraphe b), du Statut de Rome;
c) Les contributions volontaires versées
par des gouvernements, des organisations internationales, des particuliers,
des entreprises ou d’autres entités, conformément
à l’article 116 du Statut de Rome;
d) Tous autres fonds que la Cour pourrait ultérieurement être
en droit de percevoir ou qui pourraient lui être versés.
Article 6 Fonds divers
6.1 Il est créé un Fonds général où
sont comptabilisées les dépenses de la Cour. Les contributions
des États Parties visées à l’article 5.1, les
recettes accessoires et les sommes prélevées à titre
d’avances sur le Fonds de roulement pour faire face aux dépenses
sont portées au crédit du Fonds général.
6.5 Des fonds d’affectation spéciale
et des comptes spéciaux intégralement financés par
des contributions volontaires peuvent être constitués et
clos par le Greffier, qui en informe la présidence et, par l’intermédiaire
du Comité du budget et des finances, l’Assemblée des
États Parties.
Règle 106.1 Solde inutilisé des contributions volontaires
La Cour dispose du solde inutilisé des contributions volontaires
à des fonds d’affectation spéciale, des comptes de
réserve et des comptes spéciaux lorsque les activités
correspondantes de la Cour sont financièrement achevées
conformément à l’accord en vertu duquel lesdites contributions
ont été versées.
Article 7 Autres recettes
Règle 107.2 Réception des dépôts des contributions
et autres recettes
a) Un reçu officiel est délivré aussi rapidement
que possible à la réception d’espèces ou d’instruments
négociables.
b) Seuls les fonctionnaires désignés par le Greffier sont
habilités à délivrer des reçus officiels (voir
aussi art. 10.1 b) du Règlement financier). Si d’autres fonctionnaires
reçoivent une somme destinée à la Cour, ils doivent
immédiatement la remettre à un fonctionnaire habilité
à délivrer un reçu officiel.
c) Toutes les sommes reçues sont déposées sur un
compte en banque officiel aussitôt que possible.
7.2 Le Greffier peut accepter des contributions
volontaires, dons et donations, qu’ils soient ou non en espèces,
à condition qu’ils soient compatibles avec la nature et les
fonctions de la Cour et les critères qu’adoptera l’Assemblée
des États Parties sur le sujet en vertu de l’article 116
du Statut de Rome. L’assentiment préalable des États
Parties est requis pour l’acceptation de contributions qui entraînent
pour la Cour, directement ou indirectement, des obligations financières
supplémentaires.
7.3 Les contributions volontaires acceptées
à des fins spécifiées par le donateur sont considérées
comme des fonds d’affectation spéciale ou inscrites à
un compte spécial.
7.4 Les contributions volontaires acceptées sans que leur objet
ait été spécifié sont considérées
comme recettes accessoires et sont portées comme « dons »
dans les comptes de l’exercice.
Article 8 Dépôt des fonds 8.1
Le Greffier désigne la banque ou les banques
dans lesquelles les fonds de la Cour sont déposés.
Comptes en banque Règle 108.1 Comptes en banque, pouvoirs et principes
applicables
Le Greffier désigne les banques dans lesquelles
les fonds de la Cour doivent être déposés, ouvre tous
les comptes en banque officiels nécessaires à l’exécution
des activités de la Cour et désigne les fonctionnaires auxquels
le pouvoir de signer tous ordres relatifs auxdits comptes est délégué.
Le Greffier autorise également toutes les fermetures de compte
en banque.
Les comptes en banque de la Cour doivent être ouverts et utilisés
conformément aux principes suivants :
a) Les comptes en banque sont qualifiés « comptes officiels
de la Cour pénale internationale » et
l’autorité compétente est avisée que ces comptes
sont exonérés de tous impôts et qu’ils bénéficient
des immunités prévues à l’article 6 de l’Accord
sur les privilèges et immunités de la Cour;
b) Les banques doivent être tenues de fournir des relevés
mensuels;
c) Deux signatures, ou leur équivalent électronique, doivent
figurer sur tous les chèques et autres ordres de retrait, y compris
les modes de paiement électronique; d) Toutes les banques doivent
reconnaître que le Greffier est habilité à recevoir,
à sa demande, aussi rapidement que possible, tous renseignements
concernant les comptes en banque officiels de la Cour.
Article 9 Placement des fonds
9.1 Le Greffier peut placer à court terme
les fonds qui ne sont pas nécessaires pour faire face à
des besoins immédiats; il fait périodiquement connaître
à la présidence et, par l’intermédiaire du
Comité du budget et des finances, à l’Assemblée
des États Parties les placements ainsi faits.
Règle 109.1 Principes généraux
a) Les investissements à court terme sont
des inv estissements pour une période inférieure à
12mois.
b) Le Greffier veille, notamment en énonçant les directives
voulues et en choisissant des établissements financiers de bonne
réputation contre toute perte résultant des investissements,
à ce que les fonds soient placés sans risques en préservant
la liquidité nécessaire pour répondre aux besoins
de trésorerie de la Cour. Outre ces critères principaux,
et sans que cela y déroge, les investissements doivent être
choisis en vue d’obtenir le taux de rendement raisonnable le plus
élevé et doivent être compatibles, dans toute la mesure
possible avec l’indépendance et l’impartialité
de la Cour et avec les buts et principes de la Charte des Nations Unies..."
(extrait Règlement
financier et règles de gestion financière -CPI)
Quelques matériaux d'histoire (3)
Tribunal pénal international pour l’ancienne Yougoslavie
(TPI-y)
I-Le Tribunal pénal international pour l’ancienne Yougoslavie
(TPI-y) a été mis sur pied par le Conseil de sécurité
des Nations Unies en 1993. Il a pour mandat de poursuivre les personnes
présumées coupables d’avoir commis des atteintes graves
au droit humanitaire international, dont des crimes de guerre, des crimes
contre l’humanité et le génocide, dans l’ancienne
Yougoslavie depuis 1991.
Depuis ses débuts, la charge de travail du Tribunal s’est
considérablement alourdie. Son personnel
est passé à 1 062 personnes provenant de 79 pays, tandis
que son budget a grimpé de 276 000 $ US en 1993 à plus de
270 millions de dollars américains en 2004-2005. Le
budget de 2004-2005 devrait représenter un sommet dans le financement
requis pour le Tribunal, alors que les enquêtes diminuent.
II-Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR)
Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a été
mis sur pied en 1994 par le Conseil de sécurité des Nations
Unies afin de traduire en justice les dirigeants et planificateurs du
génocide de 1994 au Rwanda, qui a fait 800 000 victimes chez les
Tutsis et les Hutus modérés, selon les chiffres estimatifs.
Le TPIR est basé à Arusha, en Tanzanie.
Le budget de 2005 du TPIR dépasse les 100
millions de dollars et son personnel provient de plus de 80 pays.
Le TPIR suit un échéancier semblable à celui du TPI-y.
Ainsi, toutes les enquêtes doivent être closes à la
fin de 2004 (but atteint), tous les procès devront être terminés
en 2008 et tous les appels à la fin de 2010.
III-Tribunal spécial de la Sierra Leone
Le 14 août 2000, le Conseil de sécurité adopte la
résolution 1315 demandant au Secrétaire général
de négocier avec le gouvernement de la Sierra Leone afin d’établir
un tribunal spécial indépendant qui serait saisi des atteintes
graves au droit humanitaire international et au droit de la Sierra Leone.
En janvier 2002, le Secrétaire général et le gouvernement
de la Sierra Leone ont officiellement signé l’entente créant
le Tribunal spécial. Celui-ci a été constitué
en 2002 et est situé à Freetown, en Sierra Leone.
Le Canada a joué, et continue de jouer, un
important rôle de leader dans la création et la gestion du
Tribunal spécial. En juin 2005, le Canada a repris la présidence
du Comité de gestion du Tribunal spécial aux Nations Unies.
Un nombre important d’employés du Tribunal spécial
travaillant au sein de divers secteurs du tribunal sont Canadiens.
Parmi ceux-ci se trouvent un juge de la Chambre d'appel, le procureur
en chef, l’enquêteur en chef et de nombreux avocats et stagiaires.
Alors que les progrès du Tribunal ont été remarquables,
son travail est menacé en raison d’un important manque de
financement. Le tribunal est financé
grâce à des contributions volontaires. Le Canada a versé
un total 3,25 millions de dollars et a généreusement fourni
des experts au Tribunal, dont des enquêteurs de la GRC et des stagiaires
en droit. Lors d’une récente conférence pour
les annonces de contributions aux Nations Unies, le Canada s’est
engagé à fournir 1,7 million de dollars supplémentaires
et à continuer à prêter du personnel afin d’aider
le Tribunal à mener à terme son mandat de première
importance. (source Le
Canada dans le monde : Politique canadienne internationale)
Amir
Peretz, poursuivi pour crime de guerre, publié par France-Palestine.org
le dimanche 6 août 2006
"Trois personnalités marocaines de renom, de confession juive,
l’agronome Abraham Sarfati, le mathématicien Sion Assidon,
ainsi que l’écrivain Edmond Omrane El Maleh, ont décidé
de porter plainte auprès de la justice marocaine contre Amir Peretz,
ministre israélien de la défense et natif du Maroc, pour
"crime de guerre", annonce le site du journal israélien
Haaretz
Sarfati et Assidon ont purgé une longue peine de prison (15 ans),
sous Hassan II, pour leur soutien à la cause palestinienne.
Parallèlement, trois avocats marocains ont décidé
de poursuivre pour le même motif Amir Peretz, né à
Bejaâd ( Maroc).
Maîtres Abderrahim Jamaï, Khalid Sefiani et Abderrahmane Benameur,
trois ténors du barreau, de surcroît militants des droits
de l’Homme, ont saisi le Parquet de la chambre criminelle de la
Cour d’appel de Rabat de cette plainte, lui demandant également
de lancer, en collaboration avec Interpol, un avis de mandat d’arrêt
contre ce dernier.
Selon les avocats marocains, cette plainte est « recevable »
puisque le ministre israélien de la Défense est né
à Bejaâd au Maroc.
Au cours d’une conférence à Rabat, ces avocats ont
insisté sur le fait que "le terroriste criminel sioniste,
Amir Peretz, a conservé sa nationalité marocaine »
et qu’il « est toujours enregistré sur les registres
de l’état civil du Maroc ».
Ils ont également précisé que la "loi marocaine
autorise des poursuites judiciaires contre tout Marocain ayant commis
des délits ou crimes à l’intérieur du pays
ou à l’étranger".
« Du point de vue juridique, nous avons le droit de porter
plainte contre ce criminel de guerre. Ses déclarations politiques
et les instructions qu’il a données à son armée
ont contribué grandement à commettre des tueries collectives
au Liban contre des civils innocents et désarmés »,
a déclaré Me Jamaï en substance.
L’avocat Mohammed Sebar, président du Forum "Justice
et Vérité", s’est, pour sa part, montré
sceptique quant à l’issue de cette plainte. "Sur le
plan légal, (elle) est recevable, mais concrètement, il
y aura sûrement des difficultés", a -t-il déclaré...."
Avocats,
journalistes et intellectuels marocains le réclament
Traduire Amir Peretz devant la justice marocaine, Djilali B., Liberté,
2 août 2006
"...c’est la première fois que “la rue”
marocaine presse la justice de réagir. Quelle réponse réservera
la justice à la plainte ? Sans nul doute, la requête va être
enterrée dans un tiroir pour rester sans lendemain. Mais cela permet
d’ores et déjà de découvrir le jeu trouble
du Palais et ses liens avec Israël. Des liens historiques que le
Maroc a entretenus non sans calcul depuis la première vague de
migrants juifs marocains vers Israël dans les années 50. Les
séfarades, juifs marocains, représentent, selon les estimations,
un tiers de la population israélienne..." (Algeria-Watch)
"Israël
doit être jugé !" Appel de Paris lancé par
Jean-Claude LEFORT, Député français (PCF).
Communiqué de presse diffusé sur Oulala.net mercredi 16
août 2006, posté à linked222 par Jean Paul Boré,
Vice-Président du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon
(Gard) le 21 août 2006,
"Les crimes de guerre commis au Liban doivent être jugés
par la Cour pénale internationale !...Nous considérons
comme un devoir et un droit imprescriptibles de traduire les responsables
de ces crimes, en particulier le Premier ministre israélien, M. Ehud
Olmert, devant la Cour pénale internationale absolument qualifiée
pour en juger..." (Jean-claude
Lefort, Assemblée-Nationale & Une
soixantaine de parlementaires créent une section d'Attac "ATTAC
au Palais-Bourbon")
DEVANT LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME,
LOUISE ARBOUR
APPELLE À UNE ENQUÊTE IMPARTIALE SUR LES VIOLATIONS COMMISES
AU LIBAN ET EN ISRAËL
"« Le bilan des morts et des blessés parmi les civils
au Liban et en Israël, les déplacements massifs de population
et la destruction de l'infrastructure au Liban requièrent l'intervention
de ce Conseil » a dit aujourd'hui Louise Arbour, Haut-Commissaire
aux droits de l'homme, devant le Conseil des droits de l'homme réuni
en session extraordinaire à Genève.
Rappelant que le « droit le plus élémentaire est le
droit à la vie », Louise Arbour a demandé au Conseil
des droits de l'homme de rappeler aux parties leur devoir de respecter
leurs obligations aux termes du droit humanitaire international et des
droits de l'homme. Estimant que les informations signalées sur
le terrain « suggéraient fermement un recours indiscriminé
à la force », la Haut-Commissaire a rappelé la responsabilité
pénale encourue par les auteurs de violations, en particulier ceux
aux postes de commande.
« Des centaines de personnes sont mortes au Liban tandis que les
survivants continuent d'endurer des destructions à grande échelle
des infrastructures. Mais pour l'instant, les attaques israéliennes
continuent sans répit », a-t-elle dit, rappelant notamment
l'attaque israélienne sur Cana, le 30 juillet dernier. Parallèlement,
elle a rappelé que « les bombardements menés par le
Hezbollah se poursuivaient sans interruption contre les centres urbains
densément peuplés du nord d'Israël ». «
Il existe aussi des allégations systématiques du fait que
le Hezbollah se sert des populations civiles comme de boucliers »,
a-t-elle ajouté. « Il faut d'urgence clarifier une situation
au milieu de laquelle les faits et allégations reçoivent
à présent le même crédit mais sans le bénéfice
d'un examen systématique, indépendant et approfondi »,
a dit la responsable de la protection des droits de l'homme à l'ONU.
Louise Arbour a souligné que « l'indépendance, l'impartialité
et l'objectivité » de toute enquête internationale
en Israël et au Liban devrait être garantie non seulement «
par la crédibilité des membres du groupe d'expert mais aussi
par l'étendue de leur mandat et leur méthodologie ».
« Dans le cadre des droits fondamentaux, elle devrait porter en
premier lieu sur les souffrances des victimes. Elle devrait se pencher
sur les violations de toutes les parties, jeter les bases d'éventuelles
réparations et rechercher la responsabilité des auteurs
», a dit la Haut-Commissaire. La réunion d'aujourd'hui était
la seconde session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme
depuis sa création le 15 mars dernier.
Le Conseil des droits de l'homme s'était précédemment
réuni sur la situation en Territoire palestinien occupé,
demandant à Israël de cesser ses opérations militaires
à Gaza, à « toutes les parties » de cesser les
violences à l'égard des civils et envoyant un Rapporteur
spécial en mission d'enquête." (posté par
Jean Paul Boré le 23 août 2006)
Tribunal International de La Haye
Les armes nucléaires
sont illégales, "Des armes nucléaires et la désobéissance
civile" de Bombe-Spotting
"Le 8 juillet 1996, le Tribunal International de La Haye à
prononcé un jugement à la demande de l’Assemblée
Générale des Nations Unies, déclarant illégales
les armes nucléaires en général. Ce jugement ne laisse
aucune espace pour une menace d’utilisation ou utilisation effective
d’armes nucléaires, quoi qu ‘en disent les conseillers
légaux de l’OTAN ou du cabinet des Affaires Etrangères.
Quelle fut la décision du Tribunal de La Haye ? La Cour a jugé
que :
"la menace d’utilisation ou l’utilisation d’armes
nucléaires en général est en contradiction avec les
normes juridiques internationales inclues dans la droit de la guerre,
et en particulier avec les principes du droit humanitaire."
Le Tribunal de La Haye s’est basé sur les faits suivants
:
-La nature spécifique des armes nucléaires interdit de faire
la distinction entre civiles et militaires.
-Les effets des armes nucléaires ne peuvent être limités
ni dans le temps, ni dans l’espace. Ceci implique la négation
du principe de neutralité.
Le Tribunal a complété ce jugement, qui dit que la menace
d’utilisation et l’utilisation d’armes nucléaires
est en règle générale en contradiction avec le droit
international, en disant qu’ « il ne pouvait pas prononcer
de jugement définitif à propos de la légalité
de la menace ou de l’utilisation d’armes nucléaires
dans les cas où l’avenir d’une nation serait en jeu
».
Ce complément est invoqué à tort par l’OTAN
et par le gouvernement belge pour justifier la consolidation de l’arsenal
nucléaire. A tort, car :
La Cour n’a pas dit que dans un cas extrême de légitime
défense il était justifié de menacer d’utiliser
ou d’utiliser des armes nucléaires. Elle a seulement dit
que les armes nucléaires sont illégales en général,
mais qu’elle ne pouvait pas se prononcer avec certitude que des
situations extrêmes, où l’utilisation d’armes
nucléaires pourrait être admise, étaient impensables
– et donc, elle ne pouvait pas se prononcer à propos de ces
cas-là.
Le président du Tribunal a souligné explicitement que ce
paragraphe ne pouvait pas être interprété comme si
la Cour avait laissé entrouverte la possibilité de menacer
d’utiliser ou d’utiliser légalement des armes nucléaires.
La Cour a jugé que l’utilisation d’armes nucléaires,
même dans les cas extrêmes de légitime défense,
doit, dans tous les cas, être en accord avec les normes juridiques
internationales, telles que le droit de la guerre et le droit humanitaire
(c’est-à-dire, faire la distinction entre civils et militaires,
respecter le principe de la neutralité, etc.). La Cour a insisté
sur le fait que les défenseurs des armes nucléaires n’ont
pas été capables d’apporter des exemples concrets
où l’utilisation serait en règle avec les normes juridiques
internationales... "
Histoire
"Truman, criminel de guerre, criminel contre
l'humanité"
Au regard d'une thèse récente le président américain
Harry S. Truman responsable politique de l'atomisation de la population
japonaise en 1945 serait un parfait criminel de guerre et un parfait criminel
contre l'humanité.
La thèse que se partagent plusieurs historiens japonais et américains
est construite sur "l'option russe pour la fin de la guerre",
entendons pour la capitulation définitive du Japon impérial.
Elle se résume à l'entrée en guerre de l'armée
rouge de Staline contre le Japon. Un allié providentiel pour les
Etats-Unis et la Grande Bretagne qui acceptera durant la conférence
de Postdam (juillet 1945) de s'engager dans le conflit.
Si cette thèse de "l'option russe" basée sur des
documents d'archive récents par l'historien américain Gar
Alperovitz, largement partagée par les historiens de la guerre
et des grands procès Suyoshi Hasegawa, Herbert Bix, Ernest R. May
ou encore par Barton Bernstein, cela signifierait que l'atomisation n'était
pas un moyen militaire approprié pour arrêter le Japon et
la guerre proprement dite. L'atomisation, en terme de défense,
n'était pas justifiée...
Si l'on s'en tient aux propos des historiens archivistes les Etats-Majors
des nations belligérantes disposaient des mêmes matériaux
de recherche et d'évaluation de l'évènement. Ils
se résument à "le Japon est acculé à
la rédition".
L'efficacité des blocus aériens ou martitimes, l'effondrement
des alliés de l'empire, l'épuisement militaire et civile
de l'archipel conduiront à cette conclusion partagée par
les stratèges politiques, militaires et du renseignement.
Le journal de Postdam du président Truman, perdu en 1945 puis retrouvé
en 1979, dévoilera : " (Staline) sera engagé dans la
guerre japonaise en août (1945)". Ce nouvel allié providentiel
était censé garantir le dernier acte sans l'atomisation.
Un allié militaire dont l'entrée en guerre contre le Japon
sera estimée en fait en terme de psychologie militaire. Le coup
de grâce...
29 avril 1945: le Joint Intelligence Committee (JIC) informant le Joint
Chiefs of Staff américain partagera déjà ces conclusions
que Truman ne pouvait ignorer (Rossevelt est décédé
le 12 avril). "L'entrée en guerre de Staline conduira le Japon
à la défaite".
11, 12, 14 mai 1945: le Conseil Suprême du Japon pour la Direction
de la Guerre conclura lors d'un Conseil : "Le Japon combat déjà
les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, un conflit avec la Russie conduira
le pays inévitablement à la défaite... "
18 juin 1945 : le général Marshall écrit à
Truman : "l'entrée de la Russie dans la guerre contre le Japon
sera décisif et conduira le Japon à la capitulation..."
8 juillet 1945 : l'US-British Combined Intelligence Committee dans un
bulletin d'évaluation de la situation écrira : "(Nous
avons toutes les raisons) de croire qu'une portion considérable
de japonais considère la défaite militaire du Japon comme
inévitable..." Cette évaluation s'appuira une nouvelle
fois sur la désolation japonaise dûe au blocus maritime,
aux bombardements stratégiques responsables de millions de homeless
et à la destruction de 25% à 50% des constructions civiles
des plus importantes villes. Le Comité spécial ajoutera
:"l'entrée en guerre de la Russie précipitera inévitablement
le Japon dans la défaite".
Mi-Juillet 1945, Postdam, le général britannique Hastings
Ismay, chef du conseil du ministre de la Défense résume
à Winston Chruchill (remplacé par Clement Attlee le 28 juillet)
les évaluations des services de renseignements anglo-américains
:" l'entrée en guerre de la Russie contre le Japon conduira
au renversement de l'empereur"...
Un document top-secret de 1946 du Département américain
de la guerre dévoile il y a quelques années seulement :"
les leaders japonais ont décidé de se rendre et cherchent
les bons arguments pour convaincre ce qui reste de leurs armées
d'accepter la défaite et la capitulation devant les alliés...
L'entrée en guerre de la Russie en août sera sans aucun doute
(le meilleurs) argument..."
Truman, criminel de guerre et contre l'humanité, oui, sans aucun
doute. D'aucuns pensent que l'atomisation concernerait davantage l'effet
de collaboration avec Staline et une mise en garde contre Staline pour
prévenir la communisation de l'Europe...
Autre point, selon le physicien Leo Szilard (1898-1964) collaborateur
d'Albert Einstein et de John von Neumann, la réalisation de la
réaction enchaîne à partir de l'uranium en 1939 sera
un prétexte pour la course au nucléaire militaire entre
les puissances rivales avec tout ce que cela implique en terme d'expansion
...
La logique utilitariste ou instrumentaliste du président Truman
qui prend sa source dans "l'économie du bien-être américain"
lisible tant dans l'histoire des Etats-Unis que dans les accords de Bretton
Woods et les objectifs de la reconstruction mondiale de 1944, refuse de
considérer que le respect et la violation des droits civils des
japonais non-combattants puisse entrer dans l'évaluation de l'hypothèse
nucléaire militaire. Elle refuse toute analyse des conséquences.
L'évaluation morale se fait indépendament des droits et
prend sa source dans l'information relative à l'utilité
"le plaisir de vivre dans un monde libre" (après le nazisme
et l'impérialisme, après le communisme, aujourd'hui, après
l'islam associé au terrorisme). Nous voyons que G.W. Bush en 2006
ne fait pas moins... au nom du "bien-être américain
mondialisé".
Une telle "évaluation morale Truman", instrumentale,
issue de "l'économie du bien-être" post Roosevelt,
présuppose que les pertes subies par les victimes japonaises soient
comparées aux gains enregistrés par les violateurs du droit
(droit civil, droit de la guerre, droit humanitaire) en terme d'utilité
relative.
Il existait, donc, de bonnes raisons morales pour "atomiser les japonais/menacer
la communisation de l'Europe"... leur perte d'utilité étant
jugée inférieure au gain d'utilité américain
:"le plaisir de vivre dans un monde libre".
En terme de droit, de morale et de justice il nous apparaît important
d'insister sur le fait que puisque le monde vit à cheval sur la
conception instrumentale, utilitariste voire déontologique de "l'économie
du bien-être américain", plus que jamais les procès
faits aux armements, aux armements nucléaires et post nucléaires
doivent être gagnés. Si l'on en croit un jugement du Tribunal
International de La Haye du 8 juillet 1996, les armes nucléaires
seraient déclarées illégales.(C.Pose)
Notes: "Hiroshima
after sixty years : the debate continues" by Gar Alperovitz,
CommonDreams, 3 août 2005 et "The
Russian option for ending the war" by Gar Alperovitz
U.S.colonisation of Iraq
by Robinson Rojas (Puro Chile)
U.S.
corporations, Rumsfeld, Reagan et al, the criminals who supplied Saddam
Hussein with biological warfare-related material by Robinson
Rojas (rrojasdatabank)
Thanks
for the memories, Saddham Hussein & CIA by Bushflash.com
Iraq:
declassified documents of U.S.Support for Hussein with
Joyce Battle (Middle East Analyst, The National Security Archive, George
Washington Archive/Washington Post.com)
Iraq
and Weapons of Mass Destruction by Jeffrey Richelson
"IRAK-Salvador Option"
"La "Salvador Option", une stratégie anti-marxiste
au service des intérêts commerciaux américains...
·
"Les géants du tabac, de l'agro-alimentaire, de l'énergie,
de la construction, du transport et de l'armement hors-les-lois, n'hésiteront
pas, au regard de nombreuses enquêtes et rapports, à utiliser,
nous l'avons vu plus haut, les moyens extrêmes de la violence. Des
moyens tout à fait semblables à ceux utilisés par
le Pentagone au Salvador ou au Honduras dans les années 1980.
TotalElfFina (I,2,3), ExxonMobil, Unocal, ChevronTexaco, Halliburton,
Enron,British Petroleum, Amoco, Arco, Royal Dutch Shell, Power Corporation
of Canada, Carlyle Group, etc... auront également dans leurs tiroirs
une " Salvador Option", une stratégie optionnelle anti-guérilla
et anti-marxiste mise en application par des opérateurs
clandestins sur les marchés à risques (souvent "couverts"
en Amérique Latine, en Asie ou en Afrique par l'église catholique
et par les ong des fondations philanthropiques catholiques et chrétiennes).
Ces opérateurs agiront dans un premier temps comme des agents d'infiltration
des syndicats, des universités, des groupes de chômeurs,
des groupes politiques, ethniques ou religieux marxistes, puis contribueront,
à des fins de destabilisation, au développement de réseaux
clandestins de vente d'armes, de réseaux de narco-traffiquants
souvent supports ou partenaires de réseaux politiques "nationalistes"
armés anti-insurrectionnels, de groupes terroristes ou de groupes
miliciens.
Michael
Hirsh et John Barry de Newsweek (9 janvier 2005), Christ Harvey, Judd
Legum, Jonathan Baskin de l'American
Progress Action Found branche du Center for American Progress (2,
3) dirigé par John Podesta (ex secrétaire-général
de la Maison Blanche sous l'administration Clinton), Ghali
Hassan, Max
Fuller sur Globalresearch, dénonceront la réhabilitation
de cette stratégie en Irak et sans doute en Syrie et en Iran.
Donald Rumsfeld, Dick Cheney, John Negroponte, Elliot Abrams... confirmeront
cette orientation à plusieurs reprises entre 2003 et 2005.
"Les escadrons de la mort" en Irak seront composés, essentiellement,
de kurdes peshmergas et de miliciens chiites auxquels s'aggrègeront,
cependant, d'autres groupes armés formés par les forces
spéciales américaines comme les milices du SCIRI d'Ibrahim
al-Jaaferi, les milices d'Ahmed Chalabi, les milices d'Iyad Allaoui, les
brigades iraniennes Badr.
Ces groupes, souvent habillés en civil, viseront très spécifiquement
les groupes religieux sunnites armés, les groupes syndicalistes
indépendants de tendance marxiste, le très puissant syndicat
des chômeurs, les groupes communistes-ouvriers et leurs familles,
acculés de toute évidence par les pouvoirs "légaux"
et les forces d'occupation à une forme de résistance civile.
·
"Une action indispensable
"Il nous paraîtra indispensable de soutenir, ici, les actions
civiles pour la défense du droit au travail, du droit à
l'activité syndicale, pour le respect des droits de l'homme et
la résolution non violente des conflits, engagées auprès
des instances internationales pour la paix et la justice en Irak afin
:
1- de produire une enquête officielle sur les opérateurs
clandestins de la Salvador Option, option militaire et policière
secrète conçue pour la persécution des opposants
civils, de leurs familles, de leurs proches. Lors d'une interview publiée
sur le site web du Département d'Etat du 9 janvier 2005, l'ex-secrétaire
d'Etat Colin L. Powell orientera très clairement les questions
des journalistes George
Stephanopoulos (ABC) et Wolf
Blitzer (CNN) sur la réhabilitation de la "Salvador Option"
en Irak sur l'Etat-Major du Pentagone,
2- de soutenir les tribunaux internationaux d'opinion : BrussellsTribunal,
International Criminal Tribunal for Iraq, World Tribunal on Iraq, Tribunal
Permanent des Peuples, engagés dans un processus historique de
défense des populations civiles non-combattantes mises en danger
de mort en Irak par G.W. Bush, Jun-ichiro Koizumi, Tony Blair mais également
par les
40 autres chefs d'Etat impliqués dans la guerre irakienne,
3- de soutenir l'activité ininterrompue des Tribunaux d'opinion
afin de dégager la part exacte de responsabilité de Donald
Rumsfeld, Dick Cheney, Francis J. Harvey, Colin Powell, John Negroponte,
Paul Wolfowitz, Elliot Abrams, Paul Bremer, Richard B. Myers, ex-commandant
du Joint Chiefs of Staff, Peter Pace, nouveau commandant depuis le 22
avril 2005 du Joint Chiefs of Staff,
John Abizaid, grl. commandant l'US Central Command, George Casey, grl.
cdt. les forces armées en Irak, Thomas Metz, grl. cdt. les forces
terrestres en Irak, John Sattler, grl. cdt. les marines en Irak, dans
le processus de terrorisation des populations civiles non-armées
irakiennes et le processus clandestin d'assassinats politiques,
4- de dégager la part de responsabilité exacte des dirigeants
irakiens, notamment du général Muhammed
Abdallah al-Shahwani, directeur de l'Iraq's National Intelligence
Service, de l'ex-premier ministre Ayad
Allaoui, du président irakien Kurde Djalal
Talabani et du premier ministre chiite irakien Ibrahim
Djaafari, responsables politiques et administratifs des Forces Armées
et des Forces Spéciales irakiennes entrainées par les Unités
des Forces Spéciales américaines...
5- d'obtenir de la Cour Pénale Internationale les jugements des
criminels de guerre et des criminels contre l'humanité irakiens
et américains". (C.Pose, (Extrait
de Citoyenneté globale: vers un nouvel ordre mondial... l'ultime
fourberie du capitalisme, des Etats et de l'instabilité politique
- (II) ) )
(US) National Archives & Records Administration (NARA)
Le
crime bancaire durant la seconde guerre mondiale : 102 titres Holocaust
"Banking bibliography"
Le
crime de collaboration économique durant la seconde guerre mondiale
: 51 titres : Trade With the Third Reich
Nazi
Gold
Searching
for Records Relating to Nazi Gold
Part I By Greg Bradsher, Assistant Chief, Archives II Textual Reference
Branch
The Record, May 1997
Searching
for Records Relating to Nazi Gold
Part II By Greg Bradsher, NARA's Assistant Chief, Modern Military
Records,The Record, May 1998
Art
in the Third Reich
Documenting
Nazi Plunder of European Art
By Greg Bradsher, NARA's Assistant Chief, Archives II Texual Reference
Branch, The Record, November 1997
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Recounts how Kolbe, a mid-level official in the German Foreign Office,
supplied the Allies with some of their most important intelligence of
World War II.
• Spoils of War Returned: U.S. Restitution of Nazi-Looted Cultural
Treasures to the USSR, 1945–1959 (Spring 2002)
The story of how the United States undertook an unprecedented program
of cultural restitution in an effort to restore displaced treasures to
the countries from which the Nazis had confiscated them.
• Nazi Looted Art: The Holocaust Records Preservation Project (Summer
2002)
The Holocaust Records Project is providing greater access to the records
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Art: An Art Historian's Perspective. Paper delivered to the Nazi War Criminal
Records Interagency Working Group at the Simon Wiesenthal Center, Los
Angeles, June 24, 1999.
• Rickman, Gregg. The Truth Shall Set You Free: The Archives and
the Swiss Bank. Paper delivered at the Society of American Archivists,
Pittsburgh, Pennsylvania, August 27, 1999. Rickman later discussed his
new book, Swiss Banks and Jewish Souls, at the National Archives' Author
Lecture and Booksigning event on September 9, 1999.
• Sullivan, Steve. Marta's List: The Pursuit of Holocaust Survivors'
Lost Insurance Claims.
• Truman Library opens papers on Post-World War II Jewish history.
The Harry S. Truman Library has opened three manuscript collections that
relate to different aspects of the history of the Jewish people in the
years following World War II.
Mémoire
juive et éducation
Le procès de Nuremberg : les accusés, le verdict et le lien
avec la Shoah
"Il s'agit d'un procès organisé par "les vainqueurs
de l'Allemagne nazi" (guillemets de C.Pose; je considère en
effet avec certains historiens critiques des Plans Dawes/1924 et Young/1928
que cette guerre a été une sanguinaire mascarade perpétrée
par des commanditaires capitalistes historiques aussi bien américains
qu'Allemands, Français, Anglais ou Japonais; des acteurs connus
y compris juifs qui ne seront jamais jugés), du 20 novembre 1945
au 10 octobre 1946. Le tribunal a été créé
à Londres, le 8 août 1945 (Voir page "La création
du Tribunal de Nuremberg" )
24 personnalités nazies sont jugées. Ces hommes sont accusés
de :
• « crimes contre la paix », c'est-à-dire d'avoir
décidé, préparé, organisé la guerre,
• « crimes de guerre », c'est-à-dire d'avoir
violé les règles de la guerre, en exécutant des prisonniers
de guerre, par exemple, en ne respectant pas les Conventions de Genève,
• « crimes contre l'humanité », c'est-à-dire
d'avoir organisé la déportation et le massacre systématique
de populations désarmées, en particulier dans les camps
de concentration et d'extermination. (Voir la page sur la définition
du crime contre l'humanité )
Les juges sont des Français, des Américains, des Anglais
et des Soviétiques...
L'invention politique du principe d'irresponsabilité
religieuse & Matériaux d'histoire criminelle et judiciaire
La position de linked222
Le droit se retourne contre le droit
Le droit est un moyen de lutter contre la barbarie. Il est clair que cette
protection contre la prédation et la misère ne remplit plus
sa mission.
Aussi, qu'entendre, puisque c'est d'actualité, par responsabilité
pénale ou politique ?
On entendra par responsabilité pénale celle qui sanctionne
des infractions qualifiées de crime ou de délit par le code
pénal.
On entendra par responsabilité politique celle qui sanctionne des
différends sur la conception d'une politique ou des échecs
et des erreurs dans sa mise en oeuvre.
Il est clair que le concept/principe politique et juridique d'inviolabilité
du monarque, du religieux (bonze, lama, évêque, prètre,
moine) ou de l'élu, y compris du chef de l'Etat, ne peut plus avoir
cours dans nos républiques.
Nous pensons que le personnel politique, civil, économique (y compris
la personne morale), religieux, doit également répondre
de ses actes, de tous les actes relevant de l'exercice de sa charge, son
mandat, son ministère, sa tradition, incluant sa doctrine et son
application, son gouvernement...
Dans un tel contexte nul ne peut dissimuler ses fautes à l'abri
d'un quelconque principe politique ou juridique d'irresponsabilité.
La force du principe d'irresponsabilité conduira en Inde à
la réhabilitation de la discrimination, de l'apartheid et de l'intouchabilité,
pourtant déclarés inconstitutionnels en 1950, tout en protégeant
une armée d'élus, de fonctionnaires, de religieux, visiblement
corrompus dans leurs fonctions.
Citons, pour corollaire, l'inefficace du Civil Rights Acts (Anti-intouchability)
de 1955, renforcé en 1973, sensé sanctionner les délits
de discrimination, tels que l'interdiction de rentrer dans un temple ou
le fait de lancer des insultes à quelqu'un sur la base de son appartenance
à une caste donnée...
Citons l'inefficace du Bonded Labour (Abolition) Act (loi de 1976 concernant
l'abolition du régime de travail servile ou karmayoga, concept
religieux bouddho-hindouiste) qui vise théoriquement et pratiquement
à libérer les personnes (en général les dalits)
travaillant dans des conditions d'esclavage pour s'acquiter de dettes
contractées vis-à-vis de leurs employeurs de caste supérieure
annulant ainsi les montants qui restent dus et interdisant la conclusion
de nouveaux accords d'asservissement...
Citons encore l'inefficace du Scheduled Castes and Scheduled Tribes (Prevention
of Atrocities) (loi de 1989 sur les tribus)
Cette importante loi était devenue indispensable, vu les nombreux
actes de violence commis dans tout le pays contre des dalit sans défense.
Dix-huits délits sont spécifiés, notamment les actes
de violence contre des femmes, l'éviction d'un dalit de sa terre,
l'incendie volontaire de sa maison et la destruction de ses biens...
L'adage dit :"là où la loi ne
va pas ou plus, le crime règne en roi."
Cette source de morale négative a bien souvent la force paradoxale
d'une loi. Au point que la banalisation du fait criminel non jugé,
liant au plus haut niveau de la représentation l'instance des Etats,
le juge, les affaires économiques et religieuses, semble garantir
une culture de l'immunité pénale.
Peut-on dire qu'un système judiciaire est dépendant de la
volonté d'une organisation transcontinentale politique, économique,
religieuse ? Dans quelle mesure la culture politique et juridique de l'irresponsabilité
nourrit une forme de dépendance au fait criminel non jugé
voire nourrit une certaine forme de décriminalisation du fait criminel
?
Peut on dire que le droit est une source d'organisation sociale
garantie dans les sociétés riches et qu'il ne l'est pas
dans les sociétés pauvres ? Peut on admettre en conscience
qu'il faut être riche pour organiser une société et
pauvre pour organiser le crime ?
Dans qu'elle mesure l'extrêmisation de la politique criminelle (comme
la pénalisation systématique de la misère) n'est-elle
pas une tentation du politique qui triche ? Une tentation que le droit
ne peut reconnaître et donc combattre ?
La fonction axiomatique de la morale du droit n'a t-elle pas tendance
à infléchir le droit - du fait de la force de la conservation
politique inscrite dans le droit de la propriété (que l'on
retrouve du reste dans les constitutions des Etats)- du côté
de la richesse et fort peu du côté des pauvres ?
L'organisation sociale bourgeoise n'aurait-elle donc pas tendance à
engendrer, dans un tel contexte, un axiomatique effort de socialisation
dépourvu de morale et de justice pour les plus faibles ?
Le droit ne finit-il pas par se retourner contre lui-même quand
la compétence du juge relève de l'efficace de la concurrence
sauvage qui lie les acteurs religieux, commerciaux, financiers, militaires
et politiques ?
Charles
Murray sociologue et idéologue néocon de l'American
Enterprise Institute, défenseur de la doctrine politique de police
dite "tolérance zéro", écrira que la justice
ne peut remplir son office que par la pénalisation sociale de la
misère et par la pénalisation extrême du crime issu
de la misère. Cette sociologie dit autrement : "l'organisation
sociale et son droit (y compris religieux) sont deux atouts pour le marché
mondial et les classes moyennes que si la pénalisation des plus
basses sphères sociales est garantie ..." d'après "L'invention
politique du principe d'irresponsabilité, de la pénalisation
intensive de la misère et les régimes de responsabilité
spécifiques ou "le droit se retourne contre le droit"
" We will support democracy everywhere, but
we will commit blood and treasure only in places where there is strategic
necessity (Irving Kristol Lecture-American Enterprise Institute
(2004), par le pulitzer Charles
Krauthammer (auteur/concepteur du "réalisme
démocratique"...)
Le monde clos de la globalisation
"2/4
- Les think tanks (AEI, Manhattan Institute, Center for National Policy,
The John Birch Society, Cato Institute...) conservateurs et néo-conservateurs
de la côte Est des Etats-Unis sont les émanations de
très vieux supports capitalistes industriels et financiers américains
opposés à la lutte ouvrière, au syndicalisme, au
socialisme international, aujourd'hui à l'altermondialisme, à
la démocratie, à la paix mondiale et à la liberté
individuelle.
General Electric, Amoco, Ford Motor Co., General Motors, Eastman Kodack,
Shell, AT&T, Morgan Garantee Trust, Chrysler Corps. Procter &
Gamble, American Express, Dupont, IBM, American Cynamid, Dow Chemical,
Chase Manhattan Bank (supports financiers de l'AEI et de la politique
d'apartheid en Afrique du Sud) sont au coeur de l'appareil d'Etat répressif
américain et israélien, au coeur du développement
économique autoritaire dans le monde. Un phénomène
"géologique" dont la plupart des composantes (les multinationales)
sont coupables de crime de collaboration avec le nazisme et l'apartheid.
Un big Business hors normes, résolument hors Etat, grossier, violent
et imprévisible (qui soutiendra l’usage de la torture à
Facility 1391-prison secrète israélienne des opposants palestiniens
et l’usage d’armes chimiques contre des civils dans le West-Bank
et à Gaza), habillé, lavé, légitimé
culturellement (The Future of Culture in a Globalized World) par les "célèbres"
Bradley Lectures de l'AEI (1988-2004), de Dana Gioia, Tamar Jacoby, Terry
Teachout ou encore, pour un budget annuel de 25 millions de dollars (budget
AEI), de Gertrude "Gertie" Himmelfarb, historienne
de la vertu victorienne et "agent" de la morale puritaine appliquée
à la politique sociale républicaine, un univers réputé
apolitique et pragmatique.
Professeur émérite à la City University (NYC), ex-étudiante
du Jewish Theological Seminary (JTS) pour la préservation du judaisme
historique (fondé par les rabins Pereira Mendes et Sabato Morais
inspirateurs d'un mouvement missionnaire sépharade de stricte observance
qui prêche aujourd'hui auprès de la jeune intelligentsia
des Etats-Unis -Schechts schools et Ramah camps - de Russie -Project Judaica
- d'Israel et d' Europe de l'Est - "missions pour l'alternative"
du Schechter Institute de Jérusalem) béni par G.W.Bush I&II
et la fondation Rockefeller, Gertrude Himmelfarb, prétresse incontestée
de la "re-moralisation de la nation", est par ailleurs l'épouse
d'Irving Kristol, père du mouvement néo-conservateur américain
et défenseur du rôle stratégique des think tanks-
de leur dimension culturelle, civilisatrice et réformatrice pour
l'acquisition et le contrôle de nouveaux marchés- auprès
de sociétés internationales historiquement impliquées
dans la plupart des projets (militaro-industriels) de zones de libre-échange.
Autre aspect, sans doute, de l'"intégrité" des
alliés américains dans leur croisade contre le régime
nazi (économie, science, philosophie) durant la période
1943-1944 et qui donnera naissance en moins de cinquante ans à
une nuée de groupes de pression transatlantiques et à leurs
multiples réseaux et sous réseaux d'espionnage commercial,
militaire, politique, religieux, artistique et intellectuel, dont la New
Atlantique Initiative, idéologiquement conduite par George Shultz,
ex-secrétaire d'Etat de Ronald Reagan (1982-1989), membre du conseil
international de JP Morgan Chase et du bureau des directeurs de Bechtel,
par Vaclav Havel, Margaret Thatcher, Helmut Schmidt, Henry Kissinger...Zbigniew
Brzezinski, Samuel Huntington, Colin Powell, Donald Rumsfeld.
"Les zones de libre-échange", un projet global, méthodique,
en appui sur des sociétés transnationales "victorieuses"
(39-45), des Etats politiques "garants du bon fonctionnnement de
l'économie de marché", des médias "sécurisés",
des universités américaines et européennes également
"sécurisées", qui influencera durablement l'anti-communisme,
accentuera la criminalisation des mouvements sociaux et ouvriers européens,
des oppositions civiles et politiques, les législations anti-terroristes..."
(C.Pose)
Dans quelles conditions le religieux politique
et l'intérêt économique religieux (public ou privé)
ne peuvent relever de la "catégorie universelle" du "patrimoine
commun de l'humanité" ?
Reprenant et paraphrasant le propos sur la contradiction contenue dans
"l'universalité de l'Etat de droit" (ce qui est bornable
ne peut être universel) de la publiciste Monique Chemillier Gendreau
dans "Droit
International et Démocratie mondiale" il paraît
sensé de dire en introduction au livre de Lenni Brenner "Zionism
in the age of the dictators" que "le religieux politique ou
économique", ici, le judaisme politique lié à
la question de la propriété privée, plus encore à
celle de l'appartenance, ici, à un "Etat de droit", ne
peut relever de la notion d'universel et de patrimoine commun de l'humanité.
L'universel ne peut relever "d'aucun bornage dans le temps comme
dans l'espace, ne relève ni du cadastre, ni de l'acte notarié,
bien que des choses matérielles et immatérielles, des choses
du passé, du présent et du futur y soient incluses. On ne
sait quels rapports sociaux seront juridiquement déterminés
à partir de cette notion. Enfin l'identité subjective qui
préside à cette appartenance-là (son titulaire) est
indéterminée. Le patrimoine commun de l'humanité
trace juridiquement une piste qui ouvre la voie vers une pensée
de l"universel/universel". Ce faisant il renvoie l'universel
de l'Etat, et universel borné, à sa petitesse pour ne pas
dire à son mensonge, puisqu'il y avait, qu'il y a toujours un dehors
de l'Etat fait d'autres universels..." (C.Pose)
"Le
Jour de l’indépendance d’Israël est un jour de
deuil pour les juifs fidèles à la Torah"
"La fondation de l’État sioniste est en contradiction
flagrante avec l’enseignement de la Torah qui interdit toute proclamation
d’un État juif. La Torah nous contraint à rester en
exil jusqu’à la délivrance divine qui annoncera la
paix éternelle parmi toutes les nations du monde. Le Talmud babylonien
(Traité Ketoubot 111a) rapporte qu’il y a deux mille ans,
lorsque le Temple de Jérusalem fut détruit, les juifs prêtèrent
serment à Dieu:
de ne jamais immigrer en masse en Terre d’Israël, de ne jamais
(se) rebeller contre les autres nations et de ne jamais tenter de terminer
l’exil...
L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël
constitue une révolte contre la volonté divine, contre la
Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable
de violence et de souffrance. " (Neturei Karta International,
Jews united again zionism)
Zionism
in the Age of the Dictators by Lenni Brenner, REDS,
1983
Ch 5. German
Zionism offers to collaborate with Nazism
"Werner Senator, a leading German Zionist, once remarked that Zionism,
for all its world Jewish nationalism, always politically assimilates to
the countries within which it operates. No better proof of his remark
exists than the political adaptation of the ZVfD to the theories and policies
of the new Nazi regime. Believing that the ideological similarities between
the two movements – their contempt for liberalism, their common
volkish racism and, of course, their mutual conviction that Germany could
never be the homeland of its Jews – could induce the Nazis to support
them, the ZVfD solicited the patronage of Adolf Hitler, not once but repeatedly,
after 1933.
The goal of the ZVfD became an “orderly retreat”, that is,
Nazi backing for emigration of at least the younger generation of Jews
to Palestine, and they immediately sought contact with elements in the
Nazi apparatus whom they thought would be interested in such an arrangement
on the basis of a volkish appreciation of Zionism. Kurt Tuchler, a member
of the ZVfD Executive, persuaded Baron Leopold Itz Edler von Mildenstein
of the SS to write a pro-Zionist piece for the Nazi press. The Baron agreed
on the condition that he visited Palestine first, and two months after
Hitler came to power the two men and their wives went to Palestine; von
Mildenstein stayed there for six months before he returned to write his
articles.
Contact with a central figure in the new government came in March 1933,
when Hermann Goering summoned the leaders of the major Jewish organisations.
In early March, Julius Streicher, the editor of Der Stürmer, had
declared that, as of 1 April, all Jewish stores and professionals would
be boycotted; however, this campaign ran into an immediate snag. Hitler’s
capitalist backers were extremely worried by the announcement by rabbi
Wise of a planned counter-demonstration to be held in New York on 27 March,
if the Nazis went ahead with their boycott. Jews were prominent throughout
the retail trade both in American and Europe and, fearing retaliation
against their own companies, Hitler’s wealthy patrons urged him
to call off the action. But the Nazis could hardly do that without losing
face, and they decided to use German Jewry to head off Wise; thus Hermann
Goering called in the Jewish leaders.
German Zionism’s influence in Weimar did not merit its leaders’
participation, but because they conceived themselves as the only natural
negotiating partner with the Nazis, they secured a late invitation. Martin
Rosenbluth, a leading Zionist, later told of the incident in his post-war
autobiography, Go Forth and Serve. Four Jews saw Goering: Julius Brodnitz
for the CV, Heinrich Stahl for the Berlin Jewish community, Max Naumann,
a pro-Nazi fanatic from the Verband nationaldeutscher Juden (VnJ), and
Blumenfeld for the Zionists. Goering launched into a tirade: the foreign
press was lying about atrocities against Jews; unless the lies stopped,
he could not vouch for the safety of German Jewry. Most important, the
New York rally had to be called off: “Dr Wise is one of our most
dangerous and unscrupulous enemies.” [2] A delegation was to go
to London to contact world Jewry..."
Ch 6. The
Jewish Anti-Nazi Boycott and the Zionist-Nazi Trade Agreement
"It was only the incompetence of his foes that allowed Hitler to
come to power, and the new Chancellor still had to prove to his capitalist
patrons that he could handle the responsibilities of running Germany.
His position was by no means completely secure: the workers were still
against him, and the industrialists still had to be shown that he could
get the economy moving. Abroad the capitalists wavered between relief
that he had crushed the Communists and fear that he would eventually start
another war. Foreign opinion was now crucial: Germany was dependent on
the world market, and Hitler’s anti-Semitism became a problem. The
Jews were powerful in the emporiums of the world, particularly in two
of Germany’s biggest markets – Eastern Europe and America.
German business interests were by no means certain about their loyalty
to the new Chancellor; together with their friends in the army they might
have to curb him or even replace him, if they were themselves to suffer
losses because the Jews and his other foreign foes united in a boycott
of German exports. The regime’s own economic experts frankly discussed
their grave weakness and were extremely concerned that the New Order might
not survive resolute opposition abroad....
Boycotts are almost never successful. Most people think they have done
enough if they stop buying the goods, but a boycott can only work if there
is a solid organisation prepared to disrupt trade seriously. The blame
for the failure to build that movement lay with many: both Jewish and
non-Jewish. Certainly the trade union leaders who pledged their opposition
to Hitler, but did nothing to mobilise their ranks were to a large measure
responsible for the lack of a serious boycott campaign. Certainly those
Jewish groups like the JWV, the Anti-Nazi League and the AJC were ineffectual,
but there were those in the Jewish community in America and Britain who
specifically opposed the very notion of a boycott. The American Jewish
Committee, the B’nai B’rith (Sons of the Covenant) fraternal
order and the Board of Deputies of British Jews refused to back the boycott.
They feared that if the Jewish workers, and others as well, took it into
their heads to fight Hitler, perhaps they would stay in motion and come
after their own rich closer to home. These worthies confined themselves
to charity efforts for German Jewry and its refugees and prayed that Hitlerism
would not spread. The Agudas Yisrael (Union of Israel), the political
arm of the most extreme wing of traditional Orthodoxy, opposed the boycott
on religious grounds as well as their social conservativism. They claimed
that ever since the ancient Jewish kingdom was destroyed by the Romans,
the Talmud had forbidden Jews to revolt against Gentile authority in the
Diaspora; they interpreted the boycott as rebellion and therefore forbidden.
However, of all of the active Jewish opponents of the boycott idea, the
most important was the World Zionist Organisation (WZO). It not only bought
German wares; it sold them, and even sought out new customers for Hitler
and his industrialist backers...
First Dealings with the Nazis
Certainly the WZO was quite prepared to try and use the Nazis for their
own purposes. The first overtures to the Nazis were made independently
in 1933 by one Sam Cohen, the owner of Ha Note’a Ltd, a Tel Aviv
citrus export firm. Even under Chancellor Brüning the German government
had put a flight tax on capital leaving the country and Cohen had proposed
that Zionist emigres be allowed to avoid the tax by purchasing goods in
Germany which would later be turned back into cash after sale in Palestine.
Brüning had no interest in the idea, but in 1933 Cohen, on his own,
presented the plan again. The Nazis were already worried about the effect
even the spontaneous and lamentably organised boycott was having on their
balance of trade, and Heinrich Wolff, the German Consul in Jerusalem,
quickly grasped just how useful Cohen’s proposition could be. He
wrote to his ministry: “In this way it might be possible to wage
a successful campaign against the Jewish boycott of Germany. It might
be possible to make a breach in the wall...
The WZO Justifies the Pact with the Nazis... "
The Iron
Wall: Zionist Revisionism from Jabotinsky to Shamir by Lenni Brenner,
REDS, 1984
Proposition d'une définition du principe
politique d'irresponsabilité religieuse
Cette brêve introduction à la critique de la collaboration
politique au nazisme et à l'impérialisme Japonais des élites
bouddhistes consiste en une accusation du consensus voulant que le bouddhisme
présenté comme universel et patrimoine mondial - reposant
essentiellement sur une doctrine de libération individuelle, de
la vacuité, du vide, de la paix, de la compassion, de l'harmonie,
du renoncement à la guerre ou à la violence - justifie le
goût et les orientations de l'Etat religieux et de ses fonctionnaires
pour le gouvernement militaire à différents moments de l'histoire.
Un grave gauchissement que l'on devra en parti à l'invention du
principe politique d'irresponsabilité religieuse.... On
entendra par irresponsabilité
religieuse celle qui conduit à l'absence de sanctions de la
délinquance, des crimes, des échecs et des erreurs dans
la mise en oeuvre d'une "religion nationale" (par son personnel)
- au delà des différends sur les concepts et les doctrines
- désormais mode de gouvernement du politique, du militaire...du
religieux. (C.Pose, 27/06/06) Les
théories politiques du pouvoir de la parole et du comportement
et les infractions au devoir de probité (une critique des dérives
totalitaires bouddhistes) & chapitre
I-2.
photo : en.wikipedia.org 
"The Nazi Connection with Shambhala and Tibet" du
tibétologue américain Alexander
Berzin.
Alexander Berzin, historien, traducteur, secrétaire d'une personnalité
bouddhiste tibétaine confirme sans ambiguité la collaboration
politique au régime nazi et à la S.S. - peu avant la Shoah
- des hiérarques de l'orthodoxie bouddhiste à la tête
du gouvernement tibétain.
"The Ahnenerbe
Under the influence of Haushofer, Hitler authorized Frederick Hielscher,
in 1935, to establish the Ahnenerbe (Bureau for the Study of Ancestral
Heritage), with Colonel Wolfram von Sievers as its head. Among other functions,
Hitler charged it with researching Germanic runes and the origins of the
swastika, and locating the source of the Aryan race. Tibet was the most
promising candidate...
The Hungarian Turanian Society soon followed in 1910 and the Turanian
Alliance of Hungary in 1920. Some scholars believe that the Japanese and
Korean languages also belong to the Turanian family. Thus, the Turanian
National Alliance was founded in Japan in 1921 and the Japanese Turanian
Society in the early 1930s. Haushofer was undoubtedly aware of these movements,
which sought the origins of the Turanian race in Central Asia. It fit
in well with the Thule Society’s search for the origins of the Aryan
race there as well. His interest in Tibetan culture added weight to the
candidacy of Tibet as the key to finding a common origin for the Aryan
and Turanian races and for gaining the power of vril that its spiritual
leaders possessed.
Haushofer was not the only influence on the Ahnenerbe’s interest
in Tibet. Hielscher was a friend of Sven Hedin, the Swedish explorer who
had led expeditions to Tibet in 1893, 1899-1902, and 1905-1908, and an
expedition to Mongolia in 1927-1930. A favorite of the Nazis, Hitler invited
him to give the opening address at the Berlin Olympics in 1936. Hedin
engaged in pro-Nazi publishing activities in Sweden and made numerous
diplomatic missions to Germany between 1939 and 1943.
In 1937, Himmler made the Ahnenerbe an official organization attached
to the SS (Germ. Schutzstaffel, Protection Squad) and appointed Professor
Walther Wüst, chairman of the Sanskrit Department at Ludwig-Maximilians
University in Munich, as its new director. The Ahnenerbe had a Tibet Institut
(Tibet Institute), which was renamed the Sven Hedin Institut für
Innerasien und Expeditione (Sven Hedin Institute for Inner Asia and Expeditions)
in 1943. ...
The Germans were highly interested in establishing friendly relations
with Tibet. Their agenda, however, was slightly different from that of
the Tibetans. One of the members of the Schäffer expedition was the
anthropologist Bruno Beger, who was responsible for racial research. Having
worked with H. F. K. Günther on Die nordische Rasse bei den Indogermanen
Asiens (The Northern Race among the Indo-Germans of Asia), Beger subscribed
to Günther’s theory of a “northern race” in Central
Asia and Tibet. In 1937, he had proposed a research project for Eastern
Tibet and, with the Schäffer expedition, planned to investigate scientifically
the racial characteristics of the Tibetan people. While in Tibet and Sikkim
on the way, Beger measured the skulls of three hundred Tibetans and Sikkimese
and examined some of their other physical features and bodily marks. He
concluded that the Tibetans occupied an intermediary position between
the Mongol and European races, with the European racial element showing
itself most pronouncedly among the aristocracy.
According to Richard Greve, “Tibetforschung in SS-Ahnenerbe (Tibetan
Research in the SS- Ahnenerbe)” published in T. Hauschild (ed.)
“Lebenslust und Fremdenfurcht” – Ethnologie im Dritten
Reich (“Passion for Life and Xenophobia” – Ethnology
in the Third Reich) (1995), Beger recommended that the Tibetans could
play an important role after the final victory of the Third Reich. They
could serve as an allied race in a pan-Mongol confederation under the
aegis of Germany and Japan. Although Beger also recommended further studies
to measure all the Tibetans, no further expeditions to Tibet were undertaken...
Several postwar studies on Nazism and the Occult, such as Trevor Ravenscroft
in The Spear of Destiny (1973), have asserted that under the influence
of Haushofer and the Thule Society, Germany sent annual expeditions to
Tibet from 1926 to 1943. Their mission was first to find and then to maintain
contact with the Aryan forefathers in Shambhala and Agharti, hidden subterranean
cities beneath the Himalayas. Adepts there were the guardians of secret
occult powers, especially vril, and the missions sought their aid in harnessing
those powers for creating an Aryan master race. According to these accounts,
Shambhala refused any assistance, but Agharti agreed. Subsequently, from
1929, groups of Tibetans purportedly came to Germany and started lodges
known as the Society of Green Men. In connection with the Green Dragon
Society in Japan, through the intermediary of Haushofer, they supposedly
helped the Nazi cause with their occult powers. Himmler was attracted
to these groups of Tibetan-Agharti adepts and, purportedly from their
influence, established the Ahnenerbe in 1935...
Aside from the fact that Himmler did not establish the Ahnenerbe, but
rather incorporated it into the SS in 1937, Ravenscroft’s account
contains other dubious assertions. The main one is the purported Agharti
support of the Nazi cause.... "
Russian
and Japanese Involvement with
Pre-Communist Tibet:The Role of the Shambhala Legend by Alexander
Berzin, avril 2003, une évidente confirmation de la collaboration
du gouvernement Tibétain à la politique militaire impériale
Japonaise... en opposition avec l'idée répandue d'un Tibet
"royaume religieux non politique, non violent, pacifié, coupé
du monde". Alexander Berzin, bien au contraire, nous montre un Tibet
au coeur d'une centrale de renseignements politiques et militaires, d'intrigues
internes; un Tibet très au fait par exemple de la Révolution
d'octobre 1917. Berzin nous montrera Lénine favorable au Bouddhisme
tantrique, proximité politique que ne pardonnera pas Staline.
Une histoire politique et une ethnographie juridique, même brèves
et incomplètes, nous apprendront encore que le Tibet agit comme
une puissance politique dès l'instauration du bouddhisme: "religion
nationale" aux IXème et Xème siècles.
"Tibet Receives Japanese Military Guidance
The Japanese victory in the Russo-Japanese War had impressed the Dalai
Lama. He now became interested in the Meiji Restoration and modernization
of Japan as a model for the modernization of Tibet within a Buddhist framework.
Therefore, in the face of a continuing Chinese military threat and lack
of Russian or British support, Tibet turned to Japan to update the Tibetan
army. Especially keen on establishing a close connection with Japan was
Tsarong, the head of the Tibetan mint and armory and the Dalai Lama’s
favorite.
Yajima Yasujiro, a veteran of the Russo-Japanese War, came to Lhasa and,
from 1913 to 1919, trained troops and advised on defense against the Chinese.
Aoki Bunkyo, a Japanese Buddhist priest, translated Japanese army manuals
into Tibetan. He also helped design the Tibetan National Flag by adding
to traditional Tibetan symbols a rising sun surrounded by rays. This motif
comprised the Japanese cavalry and infantry flags of the day and later
became the design for the Japanese Navy and Army Flag during World War
II...
The Dalai Lama was unsuccessful, however, in securing further Japanese
military support. In 1919, the Japanese army became deeply engaged in
suppressing an independence movement in Korea, which Japan had annexed
in 1910. Then, in the 1920s, Japan turned its attention more toward Manchuria
and Mongolia and remained interested in Tibet only for Buddhist scholarly
studies. The last Japanese left Tibet in 1923, when the Great Kanto Earthquake
destroyed Tokyo and Yokohama...
In December 1933, the Dalai Lama passed away. Tibet did not resume contact
with Japan until 1938, when Tsarong reemerged to play a role in dealing
with an official expedition from Japan’s allies against the spread
of international Communism, the Germans...
In 1937, Japan took the western half of Inner Mongolia and northern China.
Germany annexed Austria and part of Czechoslovakia in the same year...
Many Tibetans admired Japan as a Buddhist nation that had become a world
power and new patron of Buddhism, especially in Inner Mongolia. Moreover,
the Japanese had helped to train the Tibetan army twenty years earlier;
the Tibetan army manuals were translations from the Japanese. Japan, in
turn, had a strategic interest in Tibet. As it expanded its Greater East
Asian Coprosperity Sphere, it saw Tibet as a useful and necessary buffer
against British India. This fit well with the Tibetan wish to remain independent
from China...
Because of the Japanese-German Anti-Commintern Pact, Tibet also thought
to make official contact with the German Government. The decision had
nothing to do with support for Nazi ideology or policy, but was due to
practical necessity and the vicissitudes of the times. The conservative
Tibetan government, however, proceeded cautiously. It invited an exploratory
delegation from the Nazi Government to visit Tibet for the Losar (New
Year) celebration, which led to the Third Tibet Expedition of Ernst Schäffer
in 1938-1939. The British objected, but the Tibetans ignored the protest...
This third expedition, however, was sent by the Ahnenerbe (Bureau for
the Study of Ancestral Heritage). The Germans were not interested in offering
military assistance or protection to Tibet. This is obvious from the choice
of the members of the delegation. In addition to Schäffer, the team
included an anthropologist, a geophysicist, a filmmaker, and a technical
leader. Its primary mission seems to have been measuring the skulls of
Tibetans in order to establish them as ancestors of the Aryans and therefore
acceptable as an intermediary race between the Germans and the Japanese...
In September 1940, Germany, Japan, and Italy signed a military and economic
alliance. In September 1941, Hitler broke his pact with Stalin and attacked
the Soviet Union...
Japan’s interest in Tibet, however, continued and grew even stronger
after its invasion of Burma at the start of 1942. Planning to enter Tibet
through Upper Burma, the Japanese Imperial Government organized a Greater
Asian Bureau. As its advisor for Tibetan affairs, the Government appointed
Aoki Bunkyo, who twenty years earlier had translated Japanese army manuals
into Tibetan. Under his guidance, the Japanese prepared maps and Tibetan-Japanese
dictionaries. They even printed Tibetan money in anticipation of including
Tibet in its Coprosperity Sphere... "
Rappel : Ahnenherbe;
expeditions
SS au Tibet (“SS Schäfer Expedition”), film en 10 parties
de Ernst Schäfer, staff de Himmler 1938/1939 (Sven Hedin Institut
für Innerasienforschung; Sven Hedin Institute for Central Asian Research,
1942)

v.l.n.r.: Wienert, Schäfer, Beger, Geer, Krause - zu Besuch beim
tibetischen Ministerrat. Les membres du Ahnenerbe-SS en 1938 aux côtés
du gouvernement Tibétain à Lhassa (Matthias Claus) 
Les
"Aventuriers SS" au Tibet de 1927 à 1949.
Si le site de Matthias Claus a une valeur documentaire iconographique
il n'est absolument pas critique vis à vis du nazisme, de la Waffen
SS allemande et non allemande (corps des volontaires SS arabo-musulmans,
albanais, bosniaques), du crime religieux d'Etat ou de l'Ahnenerbe. Il
présente les "aventuriers SS" au Tibet, en Himalaya ou
en Chine comme de simples "découvreurs de mystères"
dont regorge le bouddhisme politique tibétain (le XIIIème
Dalaï Lama aura pourtant sa traduction de Mein Kampf réjouit
"que le peuple allemand fasse entière confiance à
ses dieux") et les services anthropo-archéologiques d'Hilmmler.
Toutefois, le lecteur averti peut mettre un visage à bien des collaborateurs
allemands ou tibétains à la propagande militaire, politique,
mystique, scientifique SS. Le site est chronologique et en allemand. Il
est divisé en deux parties, documents écrits, récits,
monographies, cartes photographies, dessins de voyageurs en Chine, en
Mongolie et au Tibet du XII ème siècle au XIXème
siècle, puis de 1900 à 1949. La partie qui nous intéresse
débute durant les années 1927-1930 avec Sven Hedin et se
poursuit jusqu'en 1938-1939 avec Ernst Schafer, Edmund Geer, Karl Wienert,
Bruno Beger, Ernst Krause jusqu'en 1944 -1950 avec Heinrich Harrer.
Sven-Hedin-Institut
für Innerasienforschung - Tibet-Expedition 1938/39 by Bundesarchiv
(Bestandsbezeichnung & Katalog)
Sven-Hedin-Institut
für Innerasienforschung
1934-1945
Nationalsozialistische
Expeditionspolitik Deutsche Asien Expeditionen 1933- 1945 by Peter
Mierau (pdf)
Geheimnis
Tibet (1939)
"Die Dokumentation der SS-Tibet-Expedition Ernst Schäfer 1938/39-
Der Naturwissenschaftler Ernst Schäfer [1910 - 1992], Sohn eines
einflussreichen Hamburger Industriellen, hatte in den 30er Jahren des
vorigen Jahrhunderts schon an zwei Tibetexpeditionen unter der amerikanischen
Leitung von Brook-Dolan teilgenommen. 1936 erregte er die Aufmerksamkeit
Heinrich Himmlers, der ihn sogleich zum "SS-Untersturmführer
im Persönlichen Stab" ernannte. 1938 wurde die "SS-Expedition
Schäfer" ins Leben gerufen. Im SS-Ahnenerbe, in dem sich die
Intellektuellen und Akademiker des Schwarzen Ordens sammelten, diskutierte
man über die Existenz einer verschütteten rassistischen, indo-arischen
Kriegerreligion, aus denen sich unter anderem östliche „Weisheitslehren“,
wie zum Beispiel der Buddhismus, entwickelt haben sollten..."
La connexion Nazis-Tibet
LE FILM
SS « LE SECRET DU TIBET »
Un exposé de Victor et Victoria Trimondi
"Ainsi, l’expédition SS au Tibet eut des objectifs non
seulement scientifiques et militaro-politiques, mais aussi religieux et
occultes. Ses chercheurs nazis allèrent dans l’Himalaya avec
les missions suivantes :
1. Pour prouver que là, dans les
« temps d’origine », une race blanche aryenne
avait régné. Dans cette intention, des recherches archéologiques
et des dénommés « examens de science raciale »
furent pratiquées sur des habitants du pays.
2. Pour rechercher dans les monastères
tibétains les écrits, dans lesquels le savoir de cette religion
indo-aryenne d’origine était contenu.
3. Pour conduire des recherches météorologiques,
zoologiques et géologiques.
4. Pour recueillir des informations militaro-stratégiques,
en particulier sur l’influence de l’Angleterre dans cette
région.
En août 1939, l’« Expédition SS Schäfer »
revint en Allemagne et fut reçue en grande pompe par Himmler à
l’aéroport de Munich. Pour ses résultats extraordinaires,
l’explorateur du Tibet reçut la bague SS à tête
de mort et le poignard SS d’honneur. Au printemps 1942, alors que
l’armée allemande avait déjà profondément
pénétré à l’Est, le Reichsführer
SS ordonna de développer la « Recherche au Tibet et
en Asie ». Celle-ci devenait maintenant une « recherche
pour des buts d’importance de guerre » et tombait dans
la catégorie de « mission scientifique de guerre ».
Durant ces années, Schäfer développa avec un
succès remarquable le Sven Hedin Institut für Innerasienforschung
[Institut Sven Hedin pour la recherche en Asie centrale] comme subdivision
de l’Ahnenerbe SS. La véritable inauguration de l’Institut
eut lieu le samedi le 16 janvier 1943 à l’Université
Ludwig Maximilian de Munich. Dans la matinée le titre de docteur
honoris causa fut décerné à l’explorateur suédois
de l’Asie Sven Hedin par le recteur de la faculté des sciences
naturelles, Walther Wüst. L’après-midi on projeta pour
la première fois le film de Schäfer Geheimnis Tibet [Le secret
du Tibet] au Palais de l’UFA, au 8 Sonnenstrasse. Sven Hedin fut
complètement enthousiasmé. « Grandiose,
merveilleux, ce que nous avons vu ici ! » – s’écria-t-il
et il serra à nouveau la main au jeune SS-Untersturmführer
Ernst Schäfer : « Vous êtes l’homme qui devait
continuer mes recherches et qui doit les continuer ! » –
lui dit-il. Schäfer fit de l’Institut Sven Hedin le plus grand
département de l’Ahnenerbe SS.
Les succès à l’Est de l’armée allemande
et de l’axe Berlin-Tokyo conduisirent à un intérêt
général pour l’Asie. Ainsi, les médias allemands
étaient remplis de reportages sur le Japon, la Chine, l’Inde,
la Mongolie et le Tibet, et le film Le secret du Tibet convenait parfaitement
aux buts de la propagande. Les objectifs suivants étaient ainsi
poursuivis :
1. Un réchauffement de l’enthousiasme
guerrier général.
2. La glorification des guerriers d’élite
allemands dans l’espace asiatique
3. Un autoportrait de la SS comme un institut
de recherche, qui s’occupait de relier la science et l’aventure.
4. La présentation des Tibétains
comme des alliés possibles contre l’Angleterre, en particulier
contre l’Inde en tant que colonie anglaise.
5. Une documentation de la recherche raciale indo-aryenne,
qui devait prouver l’existence d’une culture blanche avancée,
ensevelie dans l’Himalaya.
6. Un intérêt pour les rituels magiques
du lamaïsme.
Bien qu’il présente un autre pays et une autre culture, le
film Le secret du Tibet est imprégné du même esprit
qui était alors l’ambiance de l’Allemagne nazie : l’évocation
de la guerre et des champs de cadavres. Himmler, qui aurait d’abord
préféré montrer le film sur le Tibet après
une guerre gagnée, hésita jusqu’en 1942 à autoriser
sa diffusion publique. Mais ensuite il y vit un moyen puissant d’accroître
et de réchauffer l’enthousiasme guerrier des Allemands. Des
« directives pour la propagande » accompagnèrent
les représentations de l’œuvre d’art, qui reçut
les trois distinctions les plus élevées que l’Etat
national-socialiste devait décerner pour des films : « précieux
pour la politique de l’Etat, précieux artistiquement et précieux
culturellement ».
Les premières eurent lieu dans les « différentes
capitales de région [....] en étroite relation avec les
services SS ». Schäfer lui-même fut présent
à Berlin, Hambourg, Dresde, Halle, Weimar, Francfort sur le Main,
Düsseldorf, Cologne, Heidelberg, Strasbourg, Stuttgart, Augsbourg,
Salzbourg, Linz, Vienne, Klagenfurt, Innsbruck..."
Paula
J. Dobriansky was nominated by President Bush on March 12,
2001, unanimously confirmed by the Senate on April 26, and on May 1, sworn
in as Under Secretary of State for Global Affairs. On July 29, 2005, she
became Under Secretary of State for Democracy and Global Affairs. In this
capacity, she is responsible for a broad range of foreign policy issues,
including democracy, human rights, labor, refugee and humanitarian relief
matters, and environmental/science issues. She has also been designated
as the Special Coordinator for Tibetan Issues.
Paula Dobriansky,
the undersecretary of state for global affairs,is a vociferous administration
proponent of the crusade to spread democracy and human rights—often,
it seems, in direct contradiction to actual U.S. actions. For example,
at the release of the State Department’s annual human rights report
in early March 2005, Dobriansky said that “promoting human rights
is not just an element of our foreign policy, it is the bedrock of our
policy and our foremost concern.” But although the report condemns
the use of a number of “torture techniques” in places like
Egypt, Libya, and Iran, many of the same methods have been described by
Donald Rumsfeld and others—in the context of Abu Ghraib—as
merely “abuses.” Likewise, despite acknowledging the use of
torture by governments like Egypt, the United States has continued its
practice of “rendition,” the covert sending of prisoners in
U.S. custody to countries where torture during interrogation is widespread,
in contravention of U.S. obligations under the Torture Treaty...
Institutional Affiliations, Paula J. Dobriansky
Council on Foreign Relations: Vice President and Director of the Washington
Office; Council’s first George F. Kennan Senior Fellow for Russian
and Eurasian Studies)
Bob Dole’s 1996 Presidential Campaign: Foreign Policy Coordinator
National Endowment for Democracy: Vice-Chairman
Freedom House: Board Member
American Council of Young Political Leaders: Board Member
American Bar Association Central and Eastern European Law Initiative:
Board Member
U.S. Advisory Commission on Public Diplomacy: Board Member
Project
for the New American Century (PNAC): Signed several PNAC letters
Das
' Ahnenerbe' der SS 1935 - 1945. Ein Beitrag zur Kulturpolitik des Dritten
Reiches
von Michael H.
Kater
The
Nazi Expedition By Robin Cross
"In 1938, the Tibetans were putting out feelers to Germany, and to
Germany's allies, the Japanese, as counterbalances to the influence in
the region of Britain and China. In that year, the Ahnenerbe mounted an
expedition to Tibet led by Ernst Schäfer, a German hunter and biologist
who had made two previous expeditions to that part of the world. He would
later publish his report of the expedition as Festival of the White Gauze
Scarves: A research expedition through Tibet to Lhasa, the holy city of
the god realm (1950).
One of the members of the Nazi expedition was the anthropologist Bruno
Beger, a supporter of the theory that Tibet was home to the descendants
of a 'northern race'. Beger's role was to undertake a scientific investigation
of the Tibetan people. During the expedition, he examined the skulls of
more than 300 inhabitants of Tibet and Sikkim, and logged their other
physical features in minute detail.
He concluded that, in anthropological terms, the Tibetans represented
a staging post between the Mongol and European races, with the European
racial element manifesting itself most strongly among the Tibetan aristocracy.
He believed that, after the final victory of the Third Reich, the Tibetans
could play an important role in the region, serving as an allied race
in a world dominated by Germany and Japan..."
The
policy of blood and mysticism: Ahnenerbe was the most secret service of
the Third Reich
"Ahnenerbe maintained contacts with Tibet. When Soviet troops entered
Berlin in 1945, they were very surprised to find thousands of Tibetan
corpses in SS uniforms.
Ahnenerbe's members were all tall, muscular, blond men, like in all other
Nazi services. They were supposed to be married in their twenties. Marriages
could only be racially pure. Ahnenerbe was preoccupied with the same issues
as the Soviet Institute of Human Brain. They tried to invent a psychotropic
weapon there in order to obtain control over the human mind. Experiments
and tests were performed on people. Ahnenerbe also dealt with the study
of occultism, vivisection on people, espionage, invention of the arms
of retaliation, and so on and so forth..." (Translated by Dmitry
Sudakov, Pravda, d'après The Guardian (UK), Washington Post, Christian
Science Monitor, 12/09/02)
The
Struggle for Modern Tibet: The Autobiography of Tashi Tsering
by Melvyn C. Goldstein, William Siebenschuh, Tashi Tsering
"The captivating autobiography by a Tibetan educator and former political
prisoner is full of twists and turns. Born in 1929 Tibetan village Tsering
developed a strong dislike of his country's theocratic ruling elite. As
a 13 years old member of the Dalai Lama's personal dance troupe, he was
frequently whipped or beaten by teachers for minors infractions. A heterosexual,
he escape by becoming a "drombo", or homosexual passive partner
and sex-toy, for a well connected monk..."
A
Tibetan Revolutionary: The Political Life and Times of Bapa Phüntso
Wangye by Melvyn Goldstein (Author), Dawei Sherap (Author), William
R. Siebenschuh (Author)
The
Ahnenerbe-SS by Gil Trevizo and Dirk R. Festus Festerling
"The SS-Tibet expedition lead by Schäfer visited Tibet between
April 1938 and August 1939. The purpose of the expedition was to acquire
flora and fauna specimens, to perform an ethnological survey of the populace,
and to gather cultural information on the Tibetans that included everything
from their religious practices to the sexual positions used by older monks
during homosexual relations with young adepts. There were rumors of secret
tasks that included the SS making overtures to the Reting Regent to lay
the groundwork for a German invasion of India through Tibet (if such a
scheme had been formulated, Stalingrad stopped it cold)..."
Structure, organigramme
de l'Ahnenerbe
The
Nazi Ahnenerbe Forschungs und Lehrgemeinschaft organization
"Departing in April 1938, biologist Ernst Schäfer led an expedition
which arrived in Tibet the following January. There was initially conflict
when Schäfer tried to distance himself from what he viewed condescendingly
as Himmler's obsession with the occult, and sought corporate sponsorship
of his expedition instead - but eventually conceded and allowed the Ahnenerbe
to sponsor him.[6]
The team included Bruno Beger who collected and studied 300 skulls in
the region attempting to prove that Tibet was the birthplace of a "Northern
Race". Eventually he concluded that the Tibetans were somewhere between
the Mongol and European races. Other team members included Edmont Geer
and Karl Vinert.
There is speculation that Schäfer personally sought to prove that
the Yeti was a species of bear, and though he did not find a specimen,
he did send more than 50 animals back to Germany for further study, as
well as 5000 different grains. The team also acquired the 108-page sacred
text Kangschur. The expedition formally ended in May 1939.
Upon returning from the expedition in August of 1939, Schäfer was
presented a Totenkopfring by Himmler. He would not publish his findings
until 1950, under the title Festival of the White Gauze Scarves: A research
expedition through Tibet to Lhasa, the holy city of the god realm...."
Nazism
and the myth of the "master-race"
Britain's Channel Four Secret History documentary on "Hitler's search
for the Holy Grail" By Peter Reydt, 23 September 1999
"On 10 March 1937, SS officers gathered in Munich to listen to a
lecture by Professor Wust, with the title " Mein Kampf as the mirror
of the Aryan worldview”. In it, Wust claims a “similarity
between the words of the Führer and those of that other great Aryan
personality, the Buddha ... the basic idea of racial identity and the
sacred concept of ancestral heritage..." (World Socialist World Web)
Bouddhisme d'Etat Japonais, impérialisme,
guerre
ZEN
AT WAR, 1868-1945 by Brian Victoria
"Je dédie ce livre à tous ceux, quels que soient la
religion, l'endroit ou l'époque auxquels ils appartenaient, qui
ont été privés de la vie au nom de la "guerre
sainte" " (Brian Victoria)
Le
processus d'influence nationaliste
"C'est dans ces circonstances d'agressions politiques et militaristes
que le professeur Ichikawa Hakugen écrira dans son essai intitulé
"La guerre, la science, le zen" (il reviendra vigoureusement
sur cette position plus tard):"l'humanisme pacifiste, qui considère
que tous les conflits sont des crimes inhumains, est un sentiment de moralistes
qui ignorent la vraie nature de la vie . Nous connaissons, quant à
nous, dit Hakugen, nombre de cas où la paix est bien plus malsaine
et néfaste qu'un conflit. A cet égard, Nietzsche, qui a
enseigné la logique non pas de la paix mais de la guerre, était
beaucoup plus en prise avec la vérité vivante que les abstractions
pacifistes (septembre 1942, Daihô-rin)".
"Plus loin, Hakugen trace un lien entre ces idées et le zen
:
"Les mots (du maître zen Dôgen,1200-1253) parlant du
"rejet" du corps-esprit, le sien comme celui des autres, font
référence à une bataille véritablement solennelle
qu'il s'agit de livrer, une bataille où l'on triomphe non seulement
du mal qu'il y a chez l'ennemi, mais aussi de celui qu'il y a dans son
propre camp. Un conflit qui intègre complètement la défense,
la pénitence et la libération, mérite le nom de "guerre
sainte". En se protégeant soi-même, on peut vraiment
sauver autrui, et en sauvant autrui on peut indubitablement être
sauvé soi-même. C'est dans semblable guerre que le "sabre
qui tue" peut en même temps être le "sabre qui donne
vie".
"C'est la créativité
jaillissant de la tragédie qui donne à l'expression "guerre
sainte" son bien fondé" (septembre 1942,
Daihôrin)".
"Ichikawa Hakugen, dit Brian Victoria, sera cependant, quelques années
plus tard dans un puissant contexte d'auto-critique, le premier spécialiste
du zen et du bouddhisme à remonter avant la restauration de Meiji
(1868-1912) dans sa recherche des facteurs historiques qui pouvaient avoir
encouragé ou incité les bouddhistes à collaborer
à la guerre :
"A l'époque d'Edo (1600-1867), des moines zen comme Bunnan
(1603-1676), Hakuin (1685-1768) et Tôrei (1721-1792) se sont efforcés
de promouvoir l'unité du zen et du shintô en insistant sur
les caractéristiques du second qui le rapprochait du premier. Ce
faisant, ils facilitèrent certes l'assimilation du zen dans le
Japon de l'époque, mais ils donnèrent dans le même
temps toute sa puissance au régime impérial. Ce qui en a
résulté en fin de compte, c'est que le zen a presque totalement
perdu son indépendance, l'impact de l'incident du crime de lèse-majesté
sur le monde du zen constituant le stade ultime de ce processus de transformation....
"Hakugen, écrit Brian Victoria,observait aussi que dans son
désir d'apporter un soutien sans réserve à la politique
militaire de l'Etat, la secte Soto (du zen) n'avait pas hésité
à modifier ses principes fondamentaux. L'extrait suivant de la
version révisée de la déclaration de principes de
la secte, publiée en 1940, est révélateur à
cet égard :
"L'objectif de cette secte est (...) d'exalter le grand principe
de protection de l'Etat et de promotion de l'empereur, afin de bénir
la nature éternelle du trône impérial tout en priant
pour la tranquilité du monde sous le règne de Sa Majesté.
"Dans la nouvelle version qu'elle mit en circulation après
la défaite du Japon, la secte Soto fit intégralement disparaître
le passage ci-dessus, qui véhiculait des idées politiques
désormais inacceptables".
Brian Victoria précise également, à propos de son
inspirateur et du fond historique critique de l'oeuvre de Hakugen, qu'"aiguillonné
par le souvenir de son soutien à la guerre, il (Hakugen) mit toute
sa ténacité à exhumer, couche après couche,
les facteurs qui ont facilité ou provoqué, l'union du bouddhisme,
et notamment du zen, avec le militarisme...
"En 1938 l'école monastique bouddhique Nichiren créera,
sous l'impulsion du bonze Takasa Nichikô "l'association pour
la pratique du bouddhisme de la voie impériale" (Kôdo
bukkyô gyôdô kai, Victoria).
Brian Victoria mettra en valeur la position doctrinale de l'association
"pour la pratique du bouddhisme de la voie impériale"
dans "seniji ka no bukkyo" ou "le bouddhisme pendant la
guerre" de Nakano Kyotoku, 1977 :
"Le bouddhisme de la voie impériale utilise la vérité
sublime du sutra du lotus pour révéler l'essence majestueuse
de l'Etat national. L'exaltation du bouddhisme mahayana est un enseignement
qui apporte un soutien empreint de révérence à la
tâche de l'empereur. C'est ce que voulait dire le très saint
Nichiren fondateur de notre secte, lorsqu'il parlait de l'unité
du souverain et du Bouddha (...) C'est à dire que le bouddhisme
de la voie impériale est l'expression condensée de l'unité
divine du souverain et du Bouddha (...) formulée dans le langage
contemporain. C'est pourquoi l'image principale d'adoration dans le bouddhisme
de la voie impériale n'est pas Bouddha Shakyamuni, qui est apparu
en Inde, mais sa majesté l'Empereur, dont la lignée s'étend
sur plus de dix mille générations...
"Harada Daiun Sôgaku
(1870-1961), écrit Victoria, restera comme l'un des plus ardents
défenseurs des agissements du Japon pendant la guerre. Si comme
le proclame (Philip) Kapleau (dans "Les Trois Pilliers du Zen"),
il a régénéré le zen, c'est en créant
le "zen de guerre" (senzô zen), et ce dès 1915,
année où le Japon est entré dans la première
guerre mondiale et où il a lui même publié Sanzen
no kaitei (Initiation à la pratique du zen), dont le onzième
chapitre s'intitulait justement "le zen de guerre".
"La première section de ce chapitre avait pour titre "L'univers
entier est en guerre".
"Daiun ne voyait rien d'étonnant à ce que le Japon
soit en guerre, car "il suffit d'observer tous les phénomènes
de l'univers pour s'apercevoir qu'il n'existe rien qui ne soit pas en
guerre. Dans le monde de la nature, par exemple, la graine de prunier
essaie de conquérir le monde pour les pruniers, et le grain de
riz pour le riz. Le monde des hommes n'est pas différent : les
politiciens y luttent les uns contre les autres pour conquérir
le monde politique et les marchands celui des affaires.
"Le bouddhisme n'échappe pas à cette règle puisque,
nous rappelle Daiun, le Bouddha Shakyamuni lui même a dû vaincre
les démons pour atteindre à l'illumination. "Faute
de plonger dans l'arène de la guerre, en conclut Daiun, il est
totalement impossible de connaître le Dharma du Bouddha. (...) Il
n'est pas possible d'oublier la guerre ne serait-ce qu'un instant."
"En mars 1934, Daiun écrit dans la revue Chûô
bukkyô :
"L'esprit du Japon est la Grande Voie des dieux (Shintô). C'est
la substance de l'univers, l'essence de la vérité. Le
peuple Japonais est un peuple élu dont la mission est de contrôler
le monde. Le sabre qui tue est aussi celui qui donne vie. Les propos hostiles
à la guerre ne font que refléter l'opinion idiote de ceux
qui ne voient qu'un aspect des choses et non l'ensemble.
"Il serait pématuré de fonder la politique
sur une constitution; c'est pourquoi il faut appliquer
pendant les dix années à venir une politique fasciste (...)
De même, l'école produit des individus à l'esprit
superficiel et cosmopolites. Tout le monde, dans ce pays doit pratiquer
le zen. Ce qui veut dire que tout le monde doit s'éveiller à
la Grande Voie des dieux. Ainsi est le zen mahayana (in "Nihon fashizumu
ka no shûkyô ou "Religion et fascisme au Japon",
1975 )".
"A partir du début de l'année 1943, la fortune des
armes avait à l'évidence tourné au désavantage
du japon. Les autorités demandèrent aux dirigeants bouddhistes
de faire tout leur possible pour mobiliser la population civile toute
entière en vue de l'effort de guerre. C'est dans ces circonstances
que Daiun écrivit pour le numéro 1943 du mensuel Zen no
seikatsu :
"Il n'a jamais été aussi nécessaire qu'aujourd'hui
pour les cent millions d'habitants que compte ce pays de se convaincre
que leur propre destin est lié à la vie et à la mort
de l'Etat (...) Nous devons nous consacrer à la pratique du zen
et à la recherche de la voie. Nous devons persévérer
dans notre dévouement au "zazen de combat", qui est la
plus haute méditation (in "Religion et fascisme au japon",
1975)".
"A la fin de l'année 1944, l'avenir se présentait sous
un très mauvais jour pour le Japon.L'impensable était en
train de devenir pensable : l'Archipel risquait d'être envahi. Tous
les japonais valides, jeunes et vieux, n'ayant souvent pour arme qu'une
lance en bambou, devaient aller à l'exercice, pour préparer
à repousser les envahisseurs. C'est alors que Daiun écrivit
pour le numéro de juillet de Daijô zen un article, intitulé
" Soyez prêts, cent millions (de sujets), à mourir dans
l'honneur !"
"(...) Si vous voyez l'ennemi vous devez le tuer; vous devez
détruire le faux et établir le vrai - ce sont les points
cardinaux du zen. Il est dit que, si vous tuez quelqu'un, il convient
que vous voyiez son sang.... (In" Religion et fascisme au
Japon, Hakugen, 1975)"
Général
Hayashi Senjûrô, 1937
"...Le bouddhisme et la politique d'Etat doivent être unifiés...Faute
de quoi on arriverait à la même situation qu'en Angleterre,
où la religion et l'Etat suivaient chacun une direction différente.
Ce serait gênant. C'est pourquoi je demande aux adeptes du bouddhisme
comme à ceux du shinto de prêter une grande attention à
cette question et de s'efforcer de faire bloc avec l'Etat"
Revue bouddhiste Daihôrin, 1937. Le général Hayashi
Senjûrô (1876-1943) commandera des troupes en Corée
et contribuera en 1931 à la prise de la Mandchourie. Il sera ministre
de la guerre en 1934, promu 1er ministre en février/juin 1937 à
la veille de la seconde guerre avec la Chine (07/37); dans "Le militarisme
japonais et le bouddhisme"..."Les bouddhistes qui ont résisté"
Ch.6. de Zen at War.
"(Le Pr. zen) Hakugen dira :" (le Dr. zen) Suzuki considérait
que la guerre du Japon contre la Chine était une activité
religieuse visant à punir la Chine pour faire progresser l'humanité...Suzuki
était incapable de regarder la guerre du point de vue du peuple
Chinois, dont la vie et l'environnement naturel étaient dévastés.C'est
parce que cette perspective lui faisait défaut qu'il consiédrait
la guerre d'agression menée sur le continent comme une activité
religieuse, justifiable au nom de la religion. Cette "conduite religieuse"
reposait, selon Suzuki, sur l'idée que "le sabre qui tue est
identique au sabre qui donne la vie" et "qu'il faut tuer une
personne pour en sauver un grand nombre". C'est à travers
la "guerre sainte" que ce raisonnement s'est étendu à
l'échelle de l'Asie tout entière. Ce sont les bouddhistes
et leurs organisations qui ont intégré cette conception
de la guerre dans le système impérial" Ch.10 "Le
regard des Japonais d'après-guerre sur le bouddhisme de la voie
impériale, le zen de l'Etat impérial et le zen martial",
Zen at War.
Zen at
War Reviewed by David Loy
Zen Holy War? A book review
by Josh Baran
Meditating
on War and Guilt, Zen Says It's Sorry by ALLAN M. JALON
Zen
at war reviewed by Vladimir K.
The
Reactionary Use of Karma in Twentieth Century Japan by Brian Victoria...
(composer le titre et le nom de l'auteur sur google.fr afin d'obtenir
le document pdf, merci)
.....
Délinquance financière et blanchiment
des capitaux
Les
confessions d'un assassin financier, révélations sur la
manipulation des économies du monde par les Etats-Unis
by John Perkins, Al Terre, Alternatives pour une société
équitable, accès direct au prologue de l'ouvrage (pdf) août
2005
« Les assassins financiers, écrit John Perkins, sont des
professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de
dollars à divers pays du globe. Leurs armes principales : les rapports
financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin,
l’extorsion, le sexe et le meurtre. »
John Perkins sait très bien de quoi il parle… car il a été
lui-même un assassin financier. Son travail consistait à
convaincre certains pays stratégiquement importants pour les États-Unis,
comme le Panamá ou l’Indonésie, d’accepter d’énormes
prêts pour le développement de leurs infrastructures, et
à s’assurer que tous les projets lucratifs étaient
confiés à des entreprises américaines. Ainsi affligés
de lourdes dettes, ces pays se retrouvaient alors sous le contrôle
du gouvernement américain, de la Banque mondiale et d’autres
organisations humanitaires dominées par les États-Unis,
qui se comportaient envers eux comme des usuriers, leur dictant les conditions
de remboursement et forçant leurs gouvernements à la soumission.
Cet extraordinaire récit véridique dévoile la corruption
et les intrigues internationales, ainsi que des activités gouvernementales
ou entrepreneuriales peu connues, qui ont de graves conséquences
pour la démocratie américaine et le monde entier..."
Les obstacles
à la mort d'une dynastie:la résistible chute de Jacques
Médecin by Robert Charvin (Cahiers de la Méditerranée,
Vol.62)
"Malgré le constat de l’existence du phénomène
de corruption régnant sur de nombreux espaces et dépassant
les frontières politiques, la science politique française
est demeurée discrète.
C’est pourtant, dans certains cas, ce qui est qualifié “politique
de la France” qui est profondément affecté. Les relations
complexes du Ministère de la Coopération, aussi longtemps
qu’il a existé, par exemple, avec la cellule élyséenne
chargée de la politique africaine, avec certains organismes financiers
chargés du développement, avec certaines grandes entreprises
comme Elf et différents groupes d’individus politico-affairistes,
ont fait en réalité de la politique africaine de la France,
une politique ambiguë, parfois contradictoire, et en tout état
de cause pervertie, de “réseaux”, très éloignée
de ce que peut-être l’intérêt national ou l’intérêt
de l’Afrique. Presque rien sur le sujet, à l’exception
de quelques incertaines et souvent anecdotiques études journalistiques !
La corruption au plan local qui facilite en principe une approche directe
n’a pas suscité beaucoup plus d’intérêt.
Les systèmes Noir, Boucheron, Carrignon ou Médecin, pour
ne citer que quatre exemples, n’ont fait l’objet que d’approches
prudentes et superficielles, alors que la concentration des fonctions
par le cumul des mandats, dans un cadre décentralisé, transforme
la République en une mosaïque de monarchies électives
dont le coût financier et social est très élevé
pour tous ceux qui n’en bénéficient pas.
C’est un politiste italien, Giovanni Sartori qui en conclut que :
“la démocratie est le nom pompeux de quelque chose qui n’existe
pas”
L’explication du silence relatif de ceux dont la fonction
est d’analyser le système politique est parfois liée
au profit que l’on peut en tirer : à Nice, certains
intellectuels, intégrés au milieu niçois, ont, sans
doute, bénéficié de quelques avantages du système
Médecin..."
De l'antiterrorisme à la guerre, l'insaisissable argent d'Al-Qaida"
by John K.Cooley (11.2002)
"A la mi-octobre, le Council on Foreign Relations, un influent think-tank
à New York, a publié un rapport intitulé « Le
financement du terrorisme ». Ce texte met gravement en cause
Riyad. « Il est temps, affirment les rédacteurs, de
dire clairement ce que les officiels américains ont refusé
jusqu’ici de dire : depuis des années, des personnes
et des organisations charitables installées en Arabie saoudite
ont été une source importante de financement pour Al-Qaida,
et depuis des années les officiels saoudiens ont ignoré
le problème. » Ce rapport confirme la détérioration
des relations entre Washington et Riyad depuis le 11 septembre 2001. Mais
il omet d’aborder une dimension majeure du problème, l’aide
apportée durant de longues années par les Etats-Unis aux
« combattants de la liberté » afghans, à
leur lutte contre l’Union soviétique et la compromission
de la CIA et de plusieurs dirigeants américains dans le financement
d’activités clandestines douteuses...
· Sur les obstacles au contrôle
et à la répression de la délinquance financière
et du blanchiment des capitaux en Europe, rapports d'information n°2311
de l'Assemblée Nationale
La principauté
du Liechtenstein by V.Peillon/A.Montebourg V.1 T.1 (03.2000)
"Cette Mission parlementaire est née d'une rencontre. Au mois
de septembre 1998, quelques mois après les débuts de cette
législature, plusieurs parlementaires, parmi lesquels votre Président
et votre Rapporteur, ont pris l'initiative d'inviter à l'Assemblée
nationale, pour la première fois, les magistrats signataires en
1996 de l'Appel de Genève, Messieurs Bernard Bertossa, Procureur
général de Genève, Edmundo Bruti Liberati, Substitut
général à Milan, Gherardo Colombo, Substitut du procureur
à Milan, Benoît Dejemeppe, Procureur du roi à Bruxelles,
Carlos Jimenez Villarejo, Chef du parquet anticorruption de Madrid et
Renaud van Ruymbeke, Conseiller à la cour d'appel de Rennes.
Ces juges européens, soutenus par les opinions publiques nationales,
ne pouvaient plus longtemps porter seuls sur leurs épaules, une
revendication aussi légitime sans être soutenus et relayés
par les responsables politiques de leurs pays respectifs.
Lorsque ces magistrats écrivent dans leur Appel : « A
l'heure des réseaux informatiques d'Internet, du modem et du fax,
l'argent d'origine frauduleuse peut circuler à grande vitesse d'un
compte à l'autre, d'un paradis fiscal à l'autre, sous couvert
de sociétés offshore, anonymes, contrôlées
par de respectables fiduciaires généreusement appointées.
Cet argent est ensuite placé ou investi hors de tout contrôle.
L'impunité est aujourd'hui quasi assurée aux fraudeurs.
Des années seront en effet nécessaires à la justice
de chacun des pays européens pour retrouver la trace de cet argent,
quand cela ne s'avérera pas impossible dans le cadre légal
actuel hérité d'une époque où les frontières
avaient encore un sens pour les personnes, les biens et les capitaux. »,
ces juges ne peuvent qu'être entendus dans leur diagnostic amer
et leur recherche de solutions urgentes...."
La principauté de Monaco by V.Peillon/A.Montebourg V.2 T.1
(06.2000)
"" M. Arnaud MONTEBOURG, rapporteur : Puisque
vous vous efforcez d'avoir une connaissance absolue des véritables
bénéficiaires... Voyez-vous un inconvénient à
ce que Monaco, qui bénéficie du contrôle prudentiel
de la Commission bancaire, adhère au fichier centralisé
des comptes bancaires de la Banque de France, ce qui améliorerait,
d'une façon extraordinaire, la coopération administrative
et judiciaire entre tous les pays européens qui ont besoin de savoir
qui se cache derrière un compte à Monaco ?
" Quand un juge étranger donne le nom d'un ressortissant
qui dispose d'un compte en France, le fichier centralisé de la
Banque de France permet de ressortir immédiatement les références
de tous les comptes dont il dispose, dans des conditions contrôlées
par un juge judiciaire. Etes-vous prêts, vous banquiers, dans le
cadre de l'accès à l'Union européenne et à
l'euro, dans la mesure où vous disposez des informations sur les
véritables bénéficiaires du compte, à adhérer
à ce mécanisme de transparence et de coopération ?..."
La Suisse by V.Peillon /A.Montebourg V.3 T.1 (02.2001)
"Le deuxième rapport d'évaluation mutuelle de la Suisse
par les experts du GAFI établissait en mai 1998 le constat suivant :
La Suisse s'expose indéniablement au blanchiment des capitaux
« La situation géographique centrale de la Suisse, sa
relative stabilité politique, sociale et monétaire, le contexte
de libéralisation et de secret professionnel qui caractérise
le système financier du pays, constituent autant d'attraits pour
tout investisseur de capitaux d'origine légale ou illégale.
Le haut niveau du développement des techniques et la grande diversité
des établissements de la place financière facilitent également
et indéniablement l'utilisation de la Suisse dans les circuits
internationaux de blanchiment. »
Point 5 du deuxième rapport d'évaluation mutuelle de la
Suisse par le GAFI en mai 1998.
Il lui faut donc témoigner de ses intentions de lutter contre le
fléau du blanchiment qui met à mal sa réputation
de place financière..
La Suisse associée à la délinquance financière
internationale
Sous l'effet conjugué du secret bancaire, d'une fiscalité
préférentielle accordée aux non-résidents,
de la multiplicité des structures et des services financiers échappant
à toute forme de contrôle ou de surveillance, la Suisse,
inévitablement, attire sur son sol non seulement ceux qui cherchent
à fuir une imposition nationale mais aussi tous les criminels désireux
de placer leurs avoirs et de les respectabiliser.
La lecture de l'actualité de ces quinze dernières années
montre que la Suisse reste pour les délinquants des différents
pays de la planète une destination de choix..."
La Grande Bretagne, Gibraltar et les dépendances de la Couronne
by V.Peillon/A.Montebourg V.4 T.1 (10.2001)
"La Mission anti-blanchiment poursuit son travail d'investigation
à travers l'Europe conformément au mandat qui lui a été
confié lors de sa création en juin 1999. Après la
principauté du Liechtenstein et la principauté de Monaco,
après la Suisse, les députés ont travaillé
sur la Cité de Londres, première place financière
au monde où sont accumulés près de 25 000 milliards
de francs d'avoirs bancaires, ainsi que Gibraltar, et les dépendances
de la Couronne que sont les îles anglo-normandes et l'île
de Man.
La place financière de Londres et les centres offshore britanniques
européens se devaient de faire l'objet d'une attention particulière
en raison de leur vulnérabilité au risque de blanchiment
des capitaux - ce que les autorités britanniques reconnaissent
elles-mêmes -, de l'existence d'une législation de common
law admettant l'instrument juridique des trusts ou favorisant la constitution
de sociétés écran, de l'absence de régulation
de certains métiers de la finance comme les bureaux de change,
les agences de transferts électroniques de fonds ou les agents
spécialisés dans la création de sociétés.
A ces éléments objectifs viennent s'ajouter des graves difficultés
rencontrées dans la coopération judiciaire avec les autorités
britanniques, faisant de ces territoires un paradis non seulement fiscal,
bancaire et financier, mais malheureusement judiciaire à bien des
égards. Le Royaume-Uni fait en effet l'objet de critiques de l'ensemble
des magistrats de toute l'Europe engagés dans la lutte contre la
délinquance financière...
La Grande-Bretagne, qui accueille sur son territoire la première
place financière au monde est ainsi particulièrement exposée.
Ses dépendances offshore, instrument du capitalisme financier constituent
autant de refuges pour l'argent criminel...
Nulle surprise dès lors à constater l'importance, pour les
organisations criminelles à visée terroriste, de la place
de Londres et des territoires offshore de la Couronne. La Mission anti-blanchiment
a pris la responsabilité de publier un document qui sera d'une
grande utilité pour la prise de conscience des opinions publiques
européennes sur l'infiltration du monde de la finance par de telles
organisations.
Ce document a été authentifié par votre rapporteur
qui a pris soin d'en rencontrer ses auteurs. Ce document intitulé
« Environnement économique d'Ossama BIN LADEN »
fait apparaître la place particulière du groupe saoudien
BIN LADEN et ses filiales dans la Cité de Londres et ses dépendances
offshore... "
Le Grand
Duché du Luxembourg by V.Peillon/A.Montebourg V.5 T.1 (01.2002)
"En 1963, on comptait 6 banques au Grand Duché. Actuellement,
environ 200 banques, dont la majorité ont une activité internationale,
sont présentes au Luxembourg. Elles emploient 23 700 personnes
sur les 27 000 qui travaillent dans le secteur financier.
En l'an 2000, l'Association des banques et banquiers Luxembourg (ABBL)
s'est plue à souligner que, pour la première fois dans l'histoire
de la place financière du Grand Duché, le résultat
net des banques a dépassé les 100 milliards de francs
luxembourgeois, en progression de 30 % par rapport à
l'année 1999.
Au 30 septembre 2001, la répartition du nombre de banques par pays
d'origine faisait apparaître la prédominance des banques
allemandes et italiennes au Luxembourg avec, respectivement, 62 et 21
établissements. La Belgique et le Luxembourg comptent au total
22 banques, la France 17, la Suisse 13 et le Royaume-Uni 6.
Les banques au Luxembourg ont donc une origine essentiellement européenne
et les établissements de crédit à capitaux majoritairement
luxembourgeois sont rares.
La place est totalement internationalisée...
Les holdings, emblème du paradis fiscal luxembourgeois
L'attractivité fiscale des « holdings 1929 »
ou « H. 29 » pour les initiés n'est plus
à démontrer.
Fin 1998, il y avait au Luxembourg un peu plus de 14 000 « holdings
1929 » représentant un capital d'environ 2 274 milliards
d'euros (15 000 milliards de francs). Toutefois, depuis cette date,
le nombre des « H. 29 » n'a guère varié
et se situe actuellement autour de 15 000. Les holdings 1929 sont
aujourd'hui moins utilisées comme instrument de contrôle
d'un groupe de sociétés, les acteurs financiers préférant
recourir aux « sociétés de contrôle de
participations », nom poli pour désigner des SOPARFI.
En revanche, les « H. 29 » restent toujours très
prisées par les particuliers qui choisissent volontiers cette structure
pour gérer leur patrimoine privé. Leur fortune est apportée
au « holding 1929 » et les revenus générés
ne sont pas imposables au niveau de l'actionnaire, en l'absence de distribution
de dividendes...
Il est certain que les banquiers et financiers du Grand Duché sont
très attachés à ce dispositif et qu'ils se sont montrés
fort inquiets du risque de sa disparition. Sans doute est-ce là
une raison suffisante pour maintenir sur la place financière du
Luxembourg les holdings 1929 épinglées par le rapport Primarolo,
dont les autorités luxembourgeoises se refusent à dire combien
pèse ce secteur dans l'ensemble de l'économie du Grand Duché
car il s'agit là d'une information « sensible ».
Les sociétés holdings au Luxembourg peuvent se développer
sans risque d'être inquiétées. En 1997, le Président
socialiste de la Commission des finances de la Chambre des députés,
M. Krecké, dénonçait le fait qu'un seul fonctionnaire
était chargé du contrôle des 12 700 holdings
répertoriées au Luxembourg, ce qui signifiait une probabilité
d'un contrôle approfondi tous les 60 ans 7 ; Depuis lors, la
situation n'a guère changé...
Comme toutes les places financières largement internationalisées,
le Luxembourg a ouvert ses portes à des fonds issus d'activités
douteuses.
Au classement des grands scandales financiers, la faillite de la Bank
of Credit and Commerce International, la fameuse BCCI, fait partie des
grandes références.
Cette affaire de grande fraude financière planétaire -
les places de Londres, New-York, Paris, etc., ont été touchées -
a concerné tout particulièrement le Luxembourg où
se trouvait le siège de la société holding de la
BCCI.
L'affaire BCCI commence en 1986 aux Etats-Unis, en Floride, où
la filiale de la banque à Tampa est accusée d'avoir servi
au blanchiment de l'argent du trafic de drogue organisé par les
cartels colombiens.
Une vaste enquête est lancée par les autorités américaines
qui obtiennent la collaboration des Britanniques et des Français.
Le Luxembourg, où se trouve la société holding de
la banque BCCI, qui n'exerce pas d'activité bancaire, ainsi que
le siège de l'une des banques du groupe, estime ne pas être
touché par cette affaire. Le gouvernement luxembourgeois blanchit
la BCCI luxembourgeoise... "
· La lutte contre le blanchiment des
capitaux en France T.II V.1
La
mobilisation progressive des professions financières...un bilan
répressif en demie-teinte (1ère partie)
La
situation dans le sud est de la France (2ème partie)
· La lutte contre le blanchiment des
capitaux en France T.II V.2
Sommaire
des auditions
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